Olsen, Hans Sejr, DK-2840 Holte, DK; Gicquiaux, Yvon George Adrien Joseph Marie, F-95470 Saint-Witz, FR; Baret, Jean-Luc Alain Guy, F-77250 Moret/Loing, FR; Brouard, Francois Emmanuel Marie Etienne, F-45000 Orleans, FR; de Baynast de Septfontaines, Regis Jacques Marie P, F-78000 Versailles, FR
Vertreter
derzeit kein Vertreter bestellt
DE-Aktenzeichen
3782884
Vertragsstaaten
AT, BE, CH, DE, ES, FR, GB, GR, IT, LI, LU, NL, SE
L'invention concerne un procédé de liquéfaction de betteraves et
de racines de chicorée par voie enzymatique et l'hydrolysat liquide obtenu.
Le mode habituel de traitement des betteraves à sucre consiste à
les découper en fines lanières (cossettes et à extraire le saccharose de celles-ci
par diffusion. On obtient ainsi un jus sucré qui peut servir à la production de
sucre pour l'alimentation. On peut aussi faire subir à ce jus sucré une fermentation
alcoolique pour produire de l'alcool éthylique. Après l'extraction par diffusion,
il reste une pulpe qui peut servir, après séchage, à l'alimentation du bétail.
La présente invention a pour objet un nouveau procédé visant à convertir
directement les betteraves par voie enzymatique en un hydrolysat liquide, sans
avoir recours à une extraction par diffusion, et sans nécessité d'un ajout d'eau
avant ou pendant le traitement.
Par ailleurs, il a été trouvé que le procédé de l'invention pouvait
être apliqué également aux racines de chicorée.
Plus précisément, l'invention concerne un procédé de liquéfaction
de betteraves ou de racines de chicorée comprenant les étapes suivantes :
a) broyer grossièrement des betteraves ou des racines de chicorée préalablement
lavées de façon à les réduire en petits morceaux ;
b) ajouter et mélanger aux betteraves ou aux racines de chicorée, pendant ou
après leur broyage, une proportion efficace d'un mélange d'enzymes comprenant au
moins une SPS-ase, une cellulase et une cellobiase, et un acide de façon à régler
le pH du produit broyé dans la gamme de 3 à 5,5 environ ;
c) laisser le mélange d'enzymes effectuer une préhydrolyse du produit broyé
pendant 1 à 6 heures environ,
d) pendant ou après l'étape c), broyer finement le produit à l'état de bouillie
;
e) poursuivre l'hydrolyse du produit broyé à l'état de bouillie par le mélange
d'enzymes pendant 20 à 120 heures environ ; et
f) récupérer le produit hydrolysé liquide résultant.
Le procédé de l'invention est applicable tant aux betteraves à sucre
qu'aux betteraves fourragères et aux hydrides de ces types de betteraves.
Le broyage grossier a) des betteraves ou des racines de chicorée peut
s'effectuer sans addition d'eau dans tout type de broyeur-malaxeur approprié, par
exemple du type à hélice rotative. Dans cette étape les betteraves ou les racines
de chicorée sont broyées en petits morceaux d'une grosseur de l'ordre de 1cm environ.
L'acide ajouté dans l'étape b) peut être un acide minéral ou organique.
L'acide sulfurique convient particulièrement bien. On ajoute l'acide de façon que
le pH soit dans la gamme de 3-5,5, de préférence 3,5-5. Le mélange d'enzymes utilisé
tant pour effectuer la préhydrolyse c) que l'hydrolyse e) doit comprendre au moins
une SPS-ase, une cellulase et une cellobiase.
Il est souvent nécessaire d'ajouter un agent bactériostatique n'affectant
pas l'action des enzymes dans l'étape b). Un exemple d'agent bactériostatique utilisable
est le formol à raison d'environ 0,5 à 2 litres par tonne de betteraves ou de
racines de chicorée (0,05 à 0,2%), de préférence à raison d'environ 1 litre par
tonne (0,1%). Cet agent sert à éviter les proliférations microbiennes. Des agents
bactériostatiques autres que le formol pourraient bien sûr être utilisés, mais le
formol présente l'avantage d'être bon marché et facilement disponible.
La SPS-ase et sa préparation sont décrites en détail dans FR-A-2
518 570 au nom de NOVO INDUSTRI A/S. Cette enzyme est ordinairement obtenue à partir
de microorganismes du genre Aspergillus.
Une composition d'enzymes contenant de la SPS-ase, de la cellulase
et de la cellobiase, est commercialisée par la Société danoise NOVO INDUSTRI A/S
sous la désignation "SP 249" et présente les activités enzymatiques suivantes, décrites
selon la nomenclature internationale.
Le "SP 249" est un liquide brun dont les spécifications principales
sont les suivantes :
polygalacturonase (EC 3.2.1.15) 9640 PGU/g
pectinase 2152 KPU/g
SPS-ase 29 SPSU/g
cellulase (EC 3.2.1.4.) 673 A-NCU/g
β-glucanase fongique (EC 3.2.1.4)84 FBGUg
hemicellulase (EC 3.2.1.78) 225 KVHCU/g
Comme les activités de cellulase et de cellobiase de la SP 249 sont
assez faibles, on peut les renforcer par addition d'enzymes cellulase et cellobiase
supplémentaires. Une telle addition est nécessaire dans le cas du traitement des
betteraves et seulement optionnelle dans le cas du traitement de racines de chicorée.
Comme cellulase, on peut, par exemple, utiliser celle produite par
fermentation submergée d'une souche de Trichoderma reesei. Un exemple de
cellulase de ce type est le produit Celluclast ® vendu par la Société danoise
NOVO INDUSTRI A/S. Le Celluclast ® présente une activité cellulase de 1500
ANCU/g et possède également des exo-activités cellobiohydrolase (EC 3.2.1.91) et
exo-bêta-1,4D-glucosidase (EC 3.2.1.74) et l'endo-activité endo-bêta-1,4D-glucanase
(EC 3.2.1.4). Une autre cellulase du commerce utile est la "SP-300" également de
NOVO INDUSTRI A/S.
Comme cellobiase, on peut, par exemple, utiliser celle produite par
fermentation submergée d'une souche d'Aspergillus niger. Un exemple de cellobiase
de ce type est le produit "Novozym 188" vendu par la Société danoise NOVA INDUSTRI
A/S, qui présente une activité cellobiase de 250 CBU/g.
Ces enzymes peuvent être utilisées en proportions relatives variées.
A titre indicatif, on peut utiliser 50-75% de SP 249, 5-50% de Celluclast et 5-50%
de Novozym 188, ces proportions étant en poids par rapport au poids total d'enzymes.
D'autres enzymes telles que des pectinases, des glucanases, des galactomannases,
des protéases, etc... peuvent être présentes dans le mélange d'enzymes précité,
si désiré.
La proportion d'enzymes par rapport aux betteraves ou aux racines
de chicorée peut elle aussi varier largement. En termes d'unités d'activité par
kg de matières sèches contenues dans les betteraves ou racines de chicorée, les
enzymes pourront être utilisées dans les gammes suivantes :
Les enzymes optionnelles pourront, de leur côté, être présentes dans
les gammes d'activité suivantes :
Lorsqu'on utilise les mélanges des produits du commerce SP 249, Celluclast
et Novozym 188, ces gammes correspondent sensiblement à 0,5 à 5 kg de mélange par
tonne de betteraves ou racines de chicorée.
Il y a lieu de noter que les unités d'activité des enzymes indiquées
correspondent aux unités déterminées par les méthodes mises au point par la Société
NOVO INDUSTRI A/S, lesquelles sont disponsibles auprès de cette Société sur demande.
Pour une activité optimale des enzymes, la température au cours des
étapes de préhydrolyse et d'hydrolyse sera comprise entre 35 et 60°C. De préférence,
la température sera comprise entre 35 et 55°C pendant la préhydrolyse c) et entre
45 et 55°C pendant l'hydrolyse e).
La durée de l'étape de préhydrolyse c) peut aller de 1 à 6 heures,
de préférence 1 à 3 heures, et celle de l'hydrolyse e) peut aller de 20 à 120 heures
de préférence de 24 à 72 heures.
L'étape d) de broyage fin à l'état de bouillie, peut se mettre en
oeuvre dans tous appareils exerçant un effet de cisaillement important. Un exemple
d'appareil qui s'est révélé particulièrement bien convenir est un dépastilleur
du genre de ceux utilisés par l'industrie de la pâte à papier. Dans cette étape
les morceaux de betteraves sont réduits à une grosseur de l'ordre de 0,1 mm environ
ou moins.
Le procédé qui vient d'être décrit constitue le procédé de base de
l'invention.
Ce procédé peut être amélioré en le combinant avec un ou plusieurs
des perfectionnements à caractère facultatif suivants :
Un premier perfectionnement consiste à effectuer avant ou pendant
l'étape de broyage grossier (a), un traitement thermique des betteraves ou des racines
de chicorée consistant à les chauffer à une température de 70 à 90°C pendant quelques
minutes à l'heure environ, par exemple à l'aide de vapeur d'eau. Ce traitement
thermique a plusieurs effets avantageux :
- il facilite la mise en morceaux des betteraves ou des racines de chicorée dans
l'étape (a), - il permet de réduire la quantité d'agent bactériostatique à utiliser,
voire de le supprimer.
- il permet d'éliminer ou réduire fortement le moussage qui peut se produire dans
l'étape (a),
- il permet de limiter considérablement le brunissement des morceaux de betteraves
et d'obtenir des sirops d'hydrolysat de betteraves très peu colorés, alors que
les produits obtenus sans traitement thermique sont brun foncé à noir,
- pour une dose d'enzymes donnée, il améliore les caractéristiques de l'hydrolysat
(viscosité plus faible et taux de conversion plus élevé) ou bien permet d'employer
une dose d'enzymes plus faible pour obtenir une viscosité et un taux de conversion
donnés pour l'hydrolysat.
Un deuxième perfectionnement consiste à opérer après l'étape d'hydrolyse
(e) une post-hydrolyse effectuée à une température égale plus élevée que l'étape
d'hydrolyse proprement dite, de préférence dans la gamme de 55 et 75°C. Cette
post-hydrolyse sera également conduite habituellement à un pH plus bas que l'hydrolyse,
dans le cas où on n'ajoute pas d'enzymes additionnels comme défini ci-après à propos
du troisième perfectionnement, tout en ne descendant pas au dessous d'un pH de
3. Par exemple, si l'hydrolyse (e) est conduite à pH 4, la post-hydrolyse pourra
être conduite à pH 3. Dans le cas où on ajoute des enzymes additionnels, le pH
sera ajusté en fonction du pH optimal pour l'activité enzymatique. La durée de
cette post-hydrolyse peut aller de quelques minutes à 10 heures environ.
L'utilisation d'une étape de post-hydrolyse permet d'améliorer la
conversion en glucose et fructose au détriment des polyosides d'un degré de polymérisation
de 2 (saccharose) et plus.
Un troisième perfectionnement consiste à utiliser, en plus du mélange
d'enzymes défini, une invertase ou une inulinase ou, de préférence, un mélange
de ces deux enzymes. L'addition de l'enzyme ou mélange d'enzymes peut se faire
à raison de 100 à 10000 INU/kg de matières sèches. Cette addition peut se faire
simultanément à celle des autres enzymes ou postérieurement, par exemple pendant
l'étape d'hydrolyse ou de post-hydrolyse. Un mélange d'enzymes invertase/inulinase
fongique qui convient particulièrement bien est celui commercialisé sous la désignation
commerciale "Novozym 230" par la Société NOVO INDUSTRI A/S, ou une invertase de
levure.
L'utilisation de cet ou ces enzymes additionnels permet, comme le
deuxième perfectionnement ci-dessus, d'améliorer la conversion en glucose et fructose
au détriment des polyosides d'un degré de polymérisation de 2 (saccharose) et plus.
L'invention concerne également, à titre de produit nouveau, un produit
aqueux liquide obtenu directement par hydrolyse enzymatique de betteraves ou de
racines de chicorée, caractérisé en ce qu'il contient, comme principaux ingrédients,
du glucose, du fructose, des polyosides ayant des degrés de polymérisation de 2
et 3, et des composés azotés, ce produit ayant un pH acide, une viscosité non supérieure
à 300 mPa.s, et une teneur en matières solides en suspension n'excédant pas 2%
en poids.
Elle concerne, en particulier un tel produit aqueux liquide ayant
un pH de 4 à 5 et une viscosité non supérieure à 150 mPa.s.
Elle concerne également les produits aqueux obtenus par concentration
et éventuellement clarification dudit produit aqueux liquide.
Par exemple, en partant de betteraves sucrières ayant la composition
typique suivante :
CONSTITUANTS KG/T
SACCHAROSE 160
NON SUCRE SOLUBLES (1) 20
INSOLUBLES (2) 50
dont CELLULOSE 10
MATIERES MINERALES 8
EAU 770
(1) matière organique et minérale soluble autre que le saccharose
(2) matière organique et minérale insoluble
On peut obtenir un produit hydrolysé liquide ayant typiquement les
caractéristiques suivantes :
pH 4-4,5
DENSITE 1,09
VISCOSITE (mPa.s) 50-150
MATIERE EN SUSPENSION 0,8-1,5
(% p/p)
MATIERES SECHES
REFRACTOMETRIQUES 20-22g/100g de solution
MATIERE SECHE TOTALE (%) 24-25
SUCRES TOTAUX (exprimés en équivalent glucose) : 160-200g/l
Ce produit peut être clarifié pour éliminer les matières insolubles
en suspension, par exemple par filtration ou même par centrifugation, et/ou concentré,
par exemple à l'aide d'un évaporateur rotatif. On donne ci-après, à titre indicatif,
les caractéristiques d'hydrolysats clarifiés, clarifiés concentrés, et concentrés,
obtenus à partir de l'hydrolysat de betteraves sucrières ci- dessus.
* HYDROLYSAT CLARIFIE
DENSITE 1,09
VISCOSITE (mPa.s) 5-10
MATIERES SECHES REFRACTOMETRIQUES 20-22g/100g de solution
COMPOSITION EN SUCRES IDENTIQUE A CELLE DE L'HYDROLYSAT BRUT
* HYDROLYSAT CLARIFIE CONCENTRE
DENSITE 1,3
VISCOSITE (mPa.s à 20°C) 90
MATIERES SECHES REFRACTOMETRIQUES 63-67g/100g de solution
COMPOSITION RELATIVE EN SUCRES IDENTIQUE A CELLE DE L'HYDROLYSAT CLARIFIE
*HYDROLYSAT BRUT CONCENTRE
DENSITE 1,35
VISCOSITE (Pa.s à 20°C) 18-20
MATIERES SECHES REFRACTOMETRIQUES 50-60g/100g de solution
ACTIVITE DE L'EAU 0,78-0,82
COMPOSITION EN SUCRES IDENTIQUE A CELLE DE L'HYDROLYSAT BRUT
Les hydrolysats de l'invention qu'ils soient bruts et/ou clarifiés
et/ou concentrés, sont des produits utiles, notamment pour la production d'alcool
éthylique par fermentation alcoolique classique à l'aide de levures. On peut obtenir
de l'alcool avec des rendements améliorés (3 à 12 points de pourcentage en plus)
par rapport à la technique classique. Il faut veiller, toutefois, à ce que l'activité
rémanente de l'agent bactériostatique ne gêne pas le développement des levures
ou leur activité fermentaire.
Les exemples non limitatifs suivants sont donnés afin d'illustrer
l'invention.
Exemples 1 à 8
Ces exemples ont été conduits en utilisant l'appareillage-pilote représenté
schématiquement sur la figure unique.
Cet appareillage comprend un broyeur-malaxeur 1 du type à hélice
rotative ouvert à sa partie supérieure pour l'introduction des betteraves et des
divers ingrédients à incorporer (acide, bactériostatique, enzymes), et relié à
sa partie inférieure, par un conduit 2 muni d'une vanne 3, à une pompe 4. Cette
pompe 4 est elle-même reliée à un dépastilleur 5 par un conduit 6 muni d'une vanne
7. Le conduit 6 est connecté à sa partie médiane à un conduit 8 retournant au sommet
du broyeur 1. A la sortie du dépastilleur 5 est prévu un conduit 9 raccordé au
conduit 8. Entre le point de raccordement des conduits 8 et 9 et le conduit 6 est
prévue, sur le conduit 8, une vanne 10, tandis qu'une vanne 11 est disposée sur
le conduit 8 juste avant le sommet du broyeur 1. En amont de la vanne 11, le conduit
8 se raccorde à un conduit 12 aboutissant au réacteur 13 à pales agitatrices 14,
une vanne 15 étant prévue sur le conduit 12. Une conduite de sortie 16 est prévue
à la base du réacteur 13 et commandée par une vanne 17. Une chemise 18 à circulation
d'eau est prévue autour du réacteur pour régler la température du réacteur, de
l'eau froide ou de l'eau chaude pouvant y être admise, selon que l'on désire refroidir
ou réchauffer le réacteur.
Le fonctionnement de cet appareillage est le suivant :
Le broyeur 1 étant en marche, on y introduit les betteraves, l'acide,
l'agent bactériostatique et le mélange d'enzymes.
Lorsque la réduction de la grosseur des morceaux de betteraves et
le degré d'avancement de la préhydrolyse sont suffisamment avancés pour rendre
le mélange pompable, on ouvre la vanne 3 et on met en marche la pompe 4 et le
dépastilleur 5, les vannes 7 et 11 étant ouvertes et les vannes 10 et 15 fermées,
de façon à faire passer les morceaux de betteraves dans le dépastilleur 5 et à
les recycler au broyeur 1. Dans cette opération les morceaux de betteraves voient
leur grosseur fortement réduite, par exemple à une grosseur de l'ordre de 0,1 mm
environ ou moins. A la fin de cette opération, on ferme les vannes 7 et 11 et
on ouvre les vannes 10 et 15, de façon à envoyer les betteraves broyées à l'état
de pulpe ou suspension et préhydrolysées, au réacteur 14 où on les laisse le temps
nécessaire pour achever l'hydrolyse. Enfin, les betteraves liquéfiées et hydrolysées
sont évacuées du réacteur par la sortie 16, après ouverture de la vanne 17.
L'efficacité de l'hydrolyse est mesurée dans ces essais par le taux
de conversion (ou taux de liquéfaction) X des matières normalement insolubles des
betteraves :
où So est la concentration initiale des betteraves en matières insolubles et St
est la concentration en matières insolubles au temps t.
Dans tous les essais, des betteraves à sucre ont été broyées dans
un broyeur-malaxeur à hélice de marque LAMORT, d'un type utilisé dans l'industrie
de la pâte à papier (pulpeur) en présence des additifs acide sulfurique (agent
de réglage du pH), formol (agent bactériostatique) et mélange d'enzymes. Les betteraves
ont été traitées dans le broyeur-malaxeur pendant environ 1 heure en faisant fonctionner
ce dernier de façon intermittente de façon à ne pas dépasser environ 50°C, et soumises
à trois passes successives dans le dépastilleur, également de marque LAMORT et
d'un type utilisé dans l'industrie de la pâte à papier (affineur) avec recyclage
au broyeur de façon que la durée de préhydrolyse dans le broyeur, soit d'environ
2-3 heures. Ensuite, le produit broyé préhydrolisé a été transféré au réacteur
pour compléter l'hydrolyse. La proportion de formol était de 0,1% en poids par
rapport au poids de betteraves. Le Ph et la proportion d'enzymes étaient tels
qu'indiqués dans le Tableau récapitulatif suivant qui résume les conditions opératoires
du traitement et le résultat des essais.
EXEMPLE 9
Cet exemple illustre l'emploi facultatif d'un traitement thermique.
20 kg de betteraves sucrières entières sont placées dans un récipient
muni d'un dispositif d'alimentation en vapeur. On laisse pénétrer la vapeur dans
le récipient ; la température, à coeur, de la betterave croît de 3°C (initialement)
à 75°C en 1h 30 environ.
Les betteraves ainsi traitées sont ensuite chargées dans un pulpeur
LAMORT 201 et refroidies en cours de pulpage jusqu'à 45°C, le pH est ajusté à 5
avec de l'acide sulfurique et on ajoute du formol (1 litre/t) et un mélange d'enzymes
constitué, en poids, de 50% de SP 311, 20% de Celluclast et 30% de Novozym 188
à la dose de 11/t. La SP 311 est une préparation brute de SPS-ase commercialisée
par NOVO INDUSTRI A/S. On effectue la préhydrolyse pendant 3h 30 environ, temps
au bout duquel la viscosité a décru jusqu'à 1100 mPa.s. Le produit est ensuite
raffiné par deux passages consécutifs dans un raffineur de laboratoire (Megatron
MT) 48/2). L'hydrolyse est poursuivie ensuite dans un réacteur agité à pH = 4 et
T = 55°C.
Après 24 heures d'hydrolyse la viscosité n'est plus que de 28 mPa.s
et le taux de conversion des insolubles est de 78%. Après 48 heures la viscosité
est très largement inférieure à 30 mPa.s (limite de mesure de l'instrument) et
le taux de conversion atteint 89%.
EXEMPLES 10 et 11 et EXEMPLE-TEMOIN A
Ces exemples illustrent respectivement l'emploi d'une étape de post-hydrolyse
et l'addition d'un mélange d'enzymes invertase/inulinase (Novozym 230) au mélange
d'enzymes de base.
Le tableau suivant récapitule les conditions opératoires et les résultats
obtenus :
On voit d'après ces résultats que la mise en oeuvre d'un traitement
de post-hydrolyse ou l'addition d'invertase/inulinase améliore fortement les taux
de conversion en glucose et fructose.
EXEMPLES 12 et 13
Ces exemples illustrent le traitement de racines de chicorée par le
procédé de l'invention. Dans chacun de ces exemples on a traité 10 kg environ de
racines de chicorée préalablement lavées.
Les conditions opératoires utilisées et les résultats obtenus sont
résumés ci-dessous :
Anspruch[fr]
1. Un procédé de liquéfaction de betteraves ou de racines de chicorée comprenant
les étapes suivantes :
a) broyer grossièrement des betteraves ou des racines de chicorée préalablement
lavées de façon à les réduire en petits morceaux ;
b) ajouter et mélanger aux betteraves ou aux racines de chicorée, pendant ou
après leur broyage, une proportion efficace d'un mélange d'enzymes comprenant au
moins une SPS-ase, une cellulase et une cellobiase, et un acide de façon à régler
le pH du produit broyé dans la gamme de 3 à 5,5 environ :
c) laisser le mélange d'enzymes effectuer une préhydrolyse du produit broyé
pendant 1 à 6 heures environ,
d) pendant ou après l'étape c) broyer finement le produit à l'état de bouillie
;
e) poursuivre l'hydrolyse du produit broyé à l'état de bouillie par le mélange
d'enzymes pendant 20 à 120 heures environ ; et
f) récupérer le produit hydrolysé liquide résultant.
2. Un procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que, dans l'étape
b), le pH est ajusté dans la gamme de 3,5 à 5.
3. Un procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que l'étape de
préhydrolyse a une durée de 1-3 heures.
4. Un procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en
ce que, dans l'étape d), les matières solides sont broyées à une grosseur de particules
de 0,1 mm ou moins.
5. Un procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en
ce que l'étape d'hydrolyse e) a une durée de 24 à 72 heures.
6. Un procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en
ce que la température dans les étapes c) et e) est maintenue dans la gamme de 35
à 60°C.
7. Un procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que la température
est maintenue entre 35 et 55°C dans l'étape c) et entre 45 et 55°C dans l'étape
e).
8. Un procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en
ce que les enzymes sont utilisées dans les proportions suivantes, exprimées en
termes d'unités d'activité par kg de matières sèches contenues dans les betteraves
ou les racines de chicorée :
SPS-ase 15 à 800
Cellulase 380 à 42000
Cellobiase 10 à 4500.
9. Un procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que les enzymes sont
utilisées dans les proportions suivantes :
SPS-ase 20 à 190 U/kg de matières sèches
Cellulase 700 à 7000 U/kg de matières sèches
Cellobiase 20 à 400 U/kg de matières sèches.
10. Un procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que le mélange d'enzymes
contient, en outre, les enzymes suivantes dans les proportions indiquées, exprimées
en terme d'unités d'activité par kg de matières sèches contenues dans les betteraves
ou les racines de chicorée :
polygalacturonase 5000 à 250000
pectinase 1000 à 55000
β-glucanase fongique 40 à 2500
hémicellulase 120 à 6000.
11. Un procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que les enzymes
indiquées sont utilisées dans les proportions suivantes exprimées en terme d'unités
d'activité par kg de matières sèches contenues dans les betteraves ou les racines
de chicorée :
polygalacturonase 9000 à 60000
pectinase 2000 à 14000
β-glucanase fongique 80 à 550
hémicellulase 200 à 1500.
12. Un procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé
en ce que le mélange d'enzymes comprend, en poids, 50-75% de SPS-ase, 5-50% de
cellulase et 5-50% de cellobiase.
13. Un procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisé
en ce que, en outre, on effectue avant ou pendant l'étape (a), un traitement thermique
des betteraves ou des racines de chicorée consistant à les chauffer à une température
de 70 à 90°C pendant quelques minutes à 1 heure environ.
14. Un procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 13, caractérisé
en ce que, en outre, on effectue, après l'étape d'hydrolyse (e), une post-hydrolyse
à une température comprise entre 55 et 75°C et pendant quelques minutes à 10 heures
environ.
15. Un procédé selon la revendication 14, caractérisé en ce que la post-hydrolyse
est effectuée à un pH inférieur au pH utilisé pour l'hydrolyse (e).
16. Un procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 13, caractérisé
en ce que, en outre, on utilise en plus du mélange d'enzymes défini, une enzyme
invertase ou une enzyme inulinase ou un mélange des deux.
17. Un procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 16, caractérisé
en ce que, en outre, on ajoute un agent bactériostatique dans l'étape (b).
18. A titre de produit nouveau, un produit aqueux liquide obtenu directement
par hydrolyse enzymatique de betteraves ou de racines de chicorée, caractérisé
en ce qu'il contient, comme principaux ingrédients, du glucose, du fructose, des
polyosides ayant des degrés de polymérisation de 2 et 3, des pentoses, de l'acide
galacturonique et des composés azotés, ce produit ayant un pH acide, une viscosité
non supérieure à 300 mPa.s, et une teneur en matières solides en suspension n'excédant
pas 2% en poids.
19. Un produit selon la revendication 18, caractérisé en ce qu'il a un pH de
4 à 5 et une viscosité non supérieure à 150 mPa.s.
20. Produit aqueux liquide obtenu par concentration et éventuellement, clarification
d'un produit selon la revendication 18 ou 19.