| Dokumentenidentifikation |
EP0457659 11.11.1993 |
| EP-Veröffentlichungsnummer |
0457659 |
| Titel |
Vorrichtung und Verfahren zum Spatten von Holz zur Herstellung von Fassdauben. |
| Anmelder |
Jeantelot, Maurice, Landreville, FR |
| Erfinder |
Jeantelot, Maurice, Landreville, FR |
| Vertreter |
derzeit kein Vertreter bestellt |
| DE-Aktenzeichen |
69100462 |
| Vertragsstaaten |
AT, BE, CH, DE, DK, ES, GB, GR, IT, LI, LU, NL, SE |
| Sprache des Dokument |
Fr |
| EP-Anmeldetag |
13.05.1991 |
| EP-Aktenzeichen |
914012265 |
| EP-Offenlegungsdatum |
21.11.1991 |
| EP date of grant |
06.10.1993 |
| Veröffentlichungstag im Patentblatt |
11.11.1993 |
| IPC-Hauptklasse |
B27H 3/02
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| IPC-Nebenklasse |
B27L 7/00
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| Beschreibung[fr] |
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La présente invention se rapporte à un procédé de fendage de quartiers
de bois pour l'obtention de merrains ou planches fendues dans le sens des rayons
médullaires de ces quartiers et servant à la fabrication de douves ou douelles
pour la réalisation de tonneaux, fûts ou futailles. Plus particulièrement, elle
concerne un tel procédé de fendage qui permet d'obtenir, en une seule passe d'outil
à fendre et à écarter soumis à une poussée continue par pression et sans frappe
ou percusion, des merrains de même épaisseur déterminée ou choisie en respectant
le fil du bois utilisé, c'est-à-dire, la direction de ses fibres.
De plus, la présente invention concerne une machine de fendage de
quartiers de bois, mettant en oeuvre ce procédé, et conçue pour réaliser l'opération
de fendage à l'épaisseur de merrain voulue alors que chaque quartier de bois à
débiter est supporté et maintenu en ayant sa face supérieure longitudinale en
position horizontale.
Dans la technique actuelle utilisée pour l'obtention de merrains devant
servir à la fabrication de douves ou douelles, chaque bille de bois est d'abord
fendue en quatre ou six quartiers, au moyen d'un outil à fendre agissant à la manière
d'une hache, alors qu'elle est maintenue en position verticale. Chaque quartier
obtenu est ensuite repris pour être fendu par une de ses extrémités, au moyen d'un
fendoir sous forme d'un coin soumis à la poussée brusque d'un vérin développant
une force de compression de douze à quinze tonnes, pour réaliser des planches fendues
ayant une épaisseur sensiblement plus forte que le double de celle choisies pour
chaque merrain. A noter que, dans la plupart des cas, le coin n'agit pas comme
un écarteur entre les couches de fibres du bois mais que son action provoque plutôt
l'éclatement du bois sans tenir compte du fil de celui-ci. En conséquence, les
planches obtenues en double épaisseur irrégulières doivent être passées dans une
raboteuse pour égaliser cette dernière et, ensuite, le dédoublement se fait à la
scie à ruban, si bien que le fil du bois risque de se trouver coupé par endroits.
En conséqence, le procédé de fendage de quartiers de bois selon la
présente invention a pour but d'éliminer la majeure partie des inconvénients présentés
par la technique connue actuellement et, en particulier de permettre l'obtention
de merrains en une seule passe de fendage, ces merrains étant débités d'un quartier
de bois suivant l'épaisseur choisie en respectant le fil du bois et ne nécessitant
aucun rabotage de surépaisseur ni de dédoublement à la scie à ruban si bien que
tous les merrains obtenus sont utilisables sans perte de bois et présentent une
amélioration de la qualité requise pour la fabrication de douves ou douelles.
Conformément à la présente invention, le procédé de fendage de quartiers
de bois pour l'obtention de merrains d'épaisseurs égales choisies et régulières,
et suivant lequel chaque merrain est débité, en une seule passe d'outil à fendre,
dans le sens des rayons médulaires d'un quartier de bois et en respectant la direction
des fibres de celui-ci, est remarquable en ce qu'il consiste tout d'abord à immobiliser
en position couchée horizontalement un quartier de bois entre deux mâchoires agissant
sur les extrémités longitudinales de ce dernier et montées de manière à pouvoir
osciller transversalement par rapport à leur axe de translation, ce quartier de
bois ayant sa face supérieure amenée dans le même plan que celui du dessus des
mâchoires avant le serrage de celles-ci et, ensuite, à débuter l'opération de
fendage en attaquant simultanément les deux extrémités du quartier de bois, chacune
au moyen d'un outil à fendre monté de manière à pouvoir osciller librement et transversalement
par rapport à son axe de déplacement, chaque outil à fendre étant soumis à la poussée
d'un vérin, agissant de manière continue et sans heurts, et étant orienté initialement
avant le début du fendage dans un plan parallèle à celui de la face longitudinale
supérieure du quartier et de manière que son arête avant soit située à un niveau
inférieur à celui de cette face longitudinale supérieure, afin que la différence
entre ces niveaux soit équivalente à l'épaisseur demandée pour le merrain au cours
du fendage, l'oscillation libre et transversale de chaque outil à fendre permettant
à l'arête avant de fente ou d'attaque de ces deux outils de suivre le fil du bois,
c'est-à-dire la même direction que les fibres de celui-ci, sans les couper, en
partant respectivement de chacune des extrémités du quartier vers sa partie médiane
et de provoquer l'écartement progressif et sans éclatement du bois du premier merrain
fendu par rapport à la partie restante du quartier de laquelle sera débité, dans
sa face longitudinale inférieure, un second merrain de même épaisseur après retournement
sens dessus-dessous de cette partie restante afin que, cette face inférieure devienne
la face supérieure et ainsi de suite pour l'obtention successive de merrains jusqu'à
épuisement du quartier de bois.
A noter que, selon la présente invention, ce procédé de fendage utilise
deux outils à fendre se déplaçant l'un vers l'autre en cours de fendage, chacun
de ces outils étant constitué par une pièce en forme de coin dépassant en largeur
celle de la face longitudinale du quartier d'où sera débité chaque merrain, la
partie avant en coin de cette pièce présentant, sur chaque face supérieure et
inférieure, une pente continue de l'arête avant jusqu'à une partie médiane qui
est bombée et, ensuite, une partie arrière plane et sensiblement horizontale qui
constitue la partie de talon de l'outil, laquelle est de largeur rétrécie par rapport
à la partie avant qui agit comme un fendoir de pénétration progressive dans le
bois sans couper les arbres de celui-ci mais en écartant les couches de ces arbres
dans le sens des rayons médulaires, alors que la partie arrière ayant ses deux
faces supérieure et inférieure parallèles conservera l'écartement obtenu par la
partie médiane dont l'épaisseur est inférieure au double de celle du merrain, cette
partie médiane bombée tendant à provoquer la séparation en continu et sans éclatement
du bois du merrain débité du quartier de bois, puis la séparation définitive de
ce merrain. A noter que cet outil à fendre est conçu pour que cette séparation
définitive se produise avant que l'arête de pénatration n'atteigne la partie médiane
du quartier de bois.
Ce procédé de fendage est mis en oeuvre au moyen d'une machine qui
est remarquable par le fait qu'elle comprend: un chevalet ou berceau de repos du
quartier de bois à fendre, situé dans la partie médiane de son bâti de support
et adapté pour soulever ce quartier et le soutenir en position couchée sensiblement
horizontale en le centrant dans l'axe longitudinale de ce bâti de support; deux
mâchoires mobiles suivant cet axe longitudinal, diposées transversalement à ce
dernier pour emprisonner le quartier de bois par ses extrémités longitudinales
et montées de manière à pouvoir osciller dans le sens transversal à leur axe de
translation en position de serrage du quartier de bois par ses extrémités; un guide
d'épaisseur de chacun des merrains à débiter par fendage monté de manière réglable
et mobile au-dessus de chacune des machoires et en porte-à-faux avant par rapport
au bord avant ou mors respectif de celles-ci, afin de constituer une butée pour
la face longitudinale supérieure du quartier de bois et de calibrer l'épaisseur
choisie du merrain à débiter tout en forçant la mâchoire qui porte cette butée
à s'orienter par oscillation transversale dans un plan parallèle à celui de la
face longitudinale supérieure du quartier de bois, avant de commander le déplacement
de serrage de ces machoires; un outil à fendre monté sur la tige d'un vérin de
manière oscillante transversalement au dessus de chacune des mâchoires, guidé à
plat sur le dessus de celles-ci pour sa mise en position de fendage et pendant
le dégagement en recul du guide d'épaisseur correspondant, puis laissé libre d'osciller
transversalement lorsque sa partie médiane a franchi le bord avant de la mâchoire.
Chaque outil à fendre est adapté par ailleurs pour servir de came de guidage à
l'une des extrémités de chacun de deux leviers latéraux reliés, par leur autre
extrémité, au guide d'épaisseur correspondant et afin de commander le recul de
celui-ci lorsque l'outil est avancé pour débuter l'opération de fendage et ainsi
dégager la butée de son contact avec la face longitudinale du quartier de bois
en deçà de l'extrémité correspondante de celui-ci, l'agencement étant tel que,
lors du retour arrière de l'outil à fendre après débit d'un merrain, la butée est
entraînée à sa position initiale pour servir d'appui à la nouvelle face de la
partie restante du quartier de bois à débiter.
Il est sous-entendu en fait que, selon l'invention, chaque guide d'épaisseur,
et en particulier sa butée transversale à l'axe de déplacement des mâchoires,
est conçue pour être réglée en hauteur par rapport à l'arête avant de l'outil à
fendre dans sa position initiale, située dans un plan parallèle au-dessus de la
mâchoire correspondante, afin de définir l'épaisseur du merrain à obtenir.
De manière plus spécifique, le chevalet de repos et de soulèvement
du quartier de bois à débiter en merrains comporte deux jambages transversaux
perpendiculaires à l'axe longitudinal du bâti de la machine et écartés l'un de
l'autre de manière réglable pour supporter, par ses extrémités, un quartier de
bois, chaque jambage étant constitué par deux pièces, sous forme de berceaux en
"V", qui sont commandées pour se déplacer en sens contraire l'une de l'autre et
dans un sens ou dans l'autre respectivement afin de constituer une forme en "W"
dont les branches médianes par leur croisement constituent un "X" dans lequel le
point de croisement peut varier à la demande en hauteur et en verticale par rapport
à l'axe longitudinal central du bâti pour régler à la position voulue de fendage
le quartier de bois couché dans la forme de "V" supérieure de chaque jambage. A
noter que les déplacements en sens contraires l'un de l'autre des deux berceaux
de chacun des jambages sont commandés par la rotation, dans un sens ou dans l'autre,
d'un pignon denté monté en prise avec deux crémaillères opposées qui l'encadrent,
chacune de celles-ci étant solidaire de la base respective de chacun des berceaux.
En outre, ces deux pièces en forme de "V" constituant chaque jambage
transversal du chevalet ont leurs bras prévus montés de manière articulée afin
de pouvoir faire varier à la demande leur angle d'ouverture en fonction de la
valeur angulaire du quartier de bois à débiter en merrains, soit 90° pour un quartier
de un huitième, soit 120° pour un quartier de un douzième.
D'autres caractéristiques de la présente invention apparaîtront de
la description suivante d'un mode de réalisation d'une machine mettant en oeuvre
le procédé de fendage en merrains de quartiers de bois, ce mode de réalisation
étant représenté schématiquement dans les dessins ci-joints dans lesquels:
- la figure 1 est une vue schématique en élévation de l'ensemble de la machine;
- la figure 2 est une vue schématique transversale de l'un des jambages du chevalet
de support d'un quartier de bois à fendre en merrains;
- la figure 3 est une vue schématique en élévation d'une des deux mâchoires de
serrage d'un quartier de bois, supportant un des deux outils à fendre et un guide
d'épaisseur escamotable par recul dès le début du fendage;
- la figure 4 est une vue schématique en plan de la mâchoire de serrage représentée
dans la figure 3 et montrant les leviers de commande d'avancement et de recul du
guide d'épaisseur.
Comme représenté schématiquement dans la figure 1, la machine de
fendage, conforme à la présente invention, est constituée d'un bâti (1) dans la
partie médiane duquel est monté un chevalet (2) de soulèvement et de soutien d'un
quartier de bois (non représenté) dans l'axe longitudinal du bâti. A noter que
le chevalet sera décrit ultérieurement plus en détails en relation avec la figure
2. De part et d'autre de ce chevalet (2), sont montées, symétriquement, deux mâchoires
mobiles (3) adaptées pour serrer un quartier de bois à débiter par ses extrémités
et pour pouvoir osciller transversalement sur elles-mêmes dans l'axe longitudinal
du bâti. Pour ce faire, chaque mâchoire (3) est montée de manière oscillante sur
un support (4) déplaçable longitudinalement au bâti (1) au moyen d'un vérin de
commande (5) qui sert également, de ce fait, à amener la mâchoire correspondante
en position de serrage ou de déserrage. Chaque mâchoire (3) supporte, de manière
mobile, un guide d'épaisseur (6) de merrain à débiter, guide qui sera décrit ultérieurement
en relation avec les figures 3 et 4. Chaque mâchoire (3) est également surmontée
par un outil à fendre (7), monté de manière oscillante sur l'extrémité de la tige
d'un vérin de commande (8) et guidé à plat, en position de recul ou de repos et
jusqu'à ce qu'il débute l'opération de fendage, par des nervures (9) saillant du
dessus de la mâchoire (3). A noter que le vérin (5) est supporté par un montant
(5A) du bâti (1 ) dans lequel coulisse, en partie haute, la tige (8A) du vérin
(8), lequel a son extrémité arrière supportée par un autre montant (8A) du bâti.
De plus, la partie arrière (3A) de la mâchoire (3), située en avant de son support
(4), est montée de manière coulissante sur cette tige (8A) du vérin et sa partie
avant est supportée de manière oscillante au moyen d'un pivot (4b) situé à l'extrémité
supérieure du bras avant (4A) du support 4.
Comme on le voit au mieux dans la figure 2, en vue transversale, chacun
des deux jambages du chevalet (2), qui sont situés perpendiculairement à l'axe
longitudinal du bâti (1), est constitué par deux pièces (10, 11), sous forme de
berceaux en "V", qui sont commandées pour se déplacer en sens contraires l'une
de l'autre et dans un sens ou dans l'autre respectivement, au moyen d'un pignon
denté (P) en prise avec deux crémaillères opposées (C1, C2) qui l'encadrent, chacune
de celles-ci étant solidaire de la base respective de chacun des berceaux (10,
11). On comprend facilement, si l'on regarde la figure 2, que suite à la rotation,
dans le sens des aiguilles d'une montre du pigon (P), le berceau (10) sera déplacé
vers la gauche, le berceau (11 ) sera déplacé vers la droite et les extrémités
respectives (10D et 11G) de leurs bras soutiendront le quartier de bois pour le
mettre en position de fendage avec sa face inférieure en appui sur l'extrémité
(10D) et son secteur d'aubier en appui contre l'extrémité (11G). Inversement, si
le quartier de bois (12) doit être retourné sur lui-même avec sa face initialement
inférieure devant se présenter en position supérieure sous les guides d'épaisseur
(6), le pigon (P) sera mis en rotation dans le sens inverse des aiguilles d'une
montre, si bien que le berceau (10) sera déplacé vers la droite et le berceau (11)
vers la gauche, le secteur d'aubier étant en appui sur l'extrémité (11D) et la
face inférieure sur l'extrémité (10G). On notera en outre, que les berceaux (10
et 11) ont leurs bras prévus montés de manière articulée afin de pouvoir faire
varier leur angle d'ouverture respectif en fonction de la valeur angulaire du quartier
de bois. En effet, comme représenté dans cette figure 2 à titre d'exemple, le berceau
(10) est ouvert à 90° et le berceau (11) à 120°, afin de faciliter la mise en position
sensiblement horizontale de la face supérieure du quartier de bois à débiter en
merrains qui représente initialement environ un huitième ou un douzième de bille
de bois.
Comme on le voit au mieux dans les figures 3 et 4, l'outil à fendre
(7), représenté de manière très schématique, est constitué par une pièce en forme
de coin dont la partie avant (7A) présente une arête (13) de fendage dont les
faces supérieure et inférieure sont en pente continue de cette arête à la partie
médiane (7M) qui est de forme légèrement bombée et dont l'épaisseur est moindre
que le double de celle du merrain à débiter. Cette partie médiane est suivie par
une partie de prolongement arrière (7R) dont les faces supérieure et inférieure
sont sensiblement horizontales et qui est de largeur rétrécie par rapport à celle
de l'arête (13) pour constituer la partie de talon de l'outil engagée de manière
pivotante sur l'extrémité libre de la tige (8B) du vérin de commande (8). A noter
que cette tige (8B) sert également d'axe d'oscillation pour la mâchoire correspondante
(3) et que la partie de talon de l'outil sert de guide pour des leviers (14), latéraux
et symétriques, de commande d'avancement ou de recul du guide d'épaisseur (6) comme
on le voit au mieux dans la figure 4.
Comme représenté dans cette figure 4 et dans la figure 3, le guide
d'épaisseur (6) est constitué par une barre transversale (15) qui est supportée
par deux tiges latérales (16) réglables en hauteur. L'extrémité inférieure de chaque
tige (16) est engagée dans une chape d'extrémité d'une tige latérale (17) montée
de manière coulissante dans des consoles latérales (18, 19) de la mâchoire (3)
correspondante. Par ailleurs, chacun des leviers (14) est monté de manière pivotante
sur un pivot (20) et comporte, à son extrémité côté tige (8B) du vérin (8), un
galet (21) de commande adapté pour rouler sur l'extrémité (22) de talon de l'outil
et le côté latéral (23) correspondant de ce talon. L'autre extrémité (24) de chaque
levier comporte une fente allongée (25) dans laquelle est engagé un téton (26)
porté par une bague (27) fixée de manière réglable sur la tige coulissante (17)
et contrainte par un ressort de compression (28) prenant appui sur la console (18).
On peut maintenant comprendre plus aisément le fonctionnement de cette
machine mettant en oeuvre le procédé de fendage conforme à la présente invention.
En effet, lorsque qu'un quartier de bois est soulevé par le chevalet (2), sa face
supérieure vient buter sous la barre transversale (15), préalablement réglée à
l'épaisseur d'un merrain, des guides d'épaisseur (6) qui font osciller respectivement
chacune des mâchoires (3) et l'outil à fendre (7) correspondant par l'intermédiaire
des nervures (9) supérieures à ces mâchoires. Les mâchoires (3) sont alors commandées
par les vérins (5) pour enserrer les extrémités du quartier de bois (12). Sitôt
après ce serrage, les vérins (8) entrent simultanément en action et poussent les
outils à fendre dont l'arête avant (13) vient en appui sur l'extrémité respective
correspondante du quartier de bois afin de commencer l'opération de fendage en
une seule passe pour l'obtention d'un merrain d'épaisseur déterminée par le guide
d'épaisseur dont le dessous de la barre (15) avait été réglé à un écartement,
par rapport à l'arête de l'outil à fendre, correspondant à cette épaisseur choisie.
En outre, dès le tout début de l'avancement simultané des outils à fendre, les
galets (21) des leviers latéraux (14) ont roulé sur les côtés (23) de la partie
de talon des outils, puis sur les extrémités arrières (22) de ceux-ci, en laissant
ainsi basculer ces leviers sous la poussée des ressorts (28) qui ont repoussé les
bagues fixes (27) des tiges latérales coulissantes (17) de support des guides d'épaisseur
entraînant le recul de ceux-ci à une position en-deçà du bord avant des mâchoires
(3) et, par suite, des extrémités du quartier de bois.
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| Anspruch[fr] |
- 1.- Procédé de fendage de quartiers de bois pour l'obtention de merrains
d'épaisseurs égales choisies et régulières suivant lequel chaque merrain est débité
dans le sens des rayons médulaires d'un quartier de bois en respectant la direction
des fibres de celui-ci en une seule passe d'outil à fendre (7) monté de manière
à pouvoir osciller librement et transversalement par rapport à son axe de déplacement
et soumis à la poussée d'un vérin (8) agissant de manière continue et sans heurts,
procédé caractérisé par le fait qu'il consiste tout d'abord à immobiliser en position
couchée horizontalement un quartier de bois entre deux mâchoires (3) agissant sur
les extrémités longitudinales de ce dernier et montées de manière à pouvoir osciller
transversalement par rapport à leur axe de translation, ce quartier de bois ayant
sa face supérieure amenée dans le même plan que celui du dessus des mâchoires avant
le serrage de celles-ci et, ensuite, à débuter l'opération de fendage en attaquant
simultanément les deux extrémités du quartier de bois, chacune au moyen d'un outil
à fendre orienté initialement avant le début du fendage dans un plan parallèle
à celui de la face longitudinale supérieure du quartier et de manière que son arête
avant soit située à un niveau inférieur à celui de cette face longitudinale supérieure,
afin que la différence entre ces niveaux soit équivalente à l'épaisseur demandée
pour le merrain au cours du fendage.
- 2.- Procédé de fendage selon la revendication 1, caractérisé par le fait
qu'il utilise l'oscillation libre et transversale de chaque outil, seulement lorsque
l'opération de fendage vient de débuter afin de permettre à l'arête avant de fente
de chacun des deux outils de suivre le fil du bois, c'est-à-dire la même direction
que les fibres de celui-ci, sans les couper, en partant respectivement de chacune
des extrémités du quartier vers sa partie médiane et de provoquer l'écartement
progressif et sans éclatement du bois du premier merrain fendu par rapport à la
partie restante du quartier de laquelle sera débité, dans sa face longitudinale
inférieure, un second merrain de même épaisseur après retournement sens dessus-dessous
de cette partie restante afin que, cette face inférieure devienne la face supérieure
et ainsi de suite pour l'obtention successive de merrains jusqu'à épuisement du
quartier de bois.
- 3.- Machine de fendage de quartiers de bois en merrains d'épaisseur
déterminée mettant en oeuvre le procédé selon l'une ou l'autre des revendications
1 ou 2 et utilisant des outils à fendre commandés chacun en poussée pour l'opération
de fendage et en recul après la fin de celle-ci par un vérin (8) respectif, caractérisée
par le fait qu'elle comprend: un chevalet (2) ou berceau de repos du quartier de
bois à fendre, situé dans la partie médiane de son bâti (1) de support et adapté
pour soulever ce quartier et le soutenir en position couchée sensiblement horizontale
en le centrant dans l'axe longitudinale de ce bâti de support (1 ); deux mâchoires
mobiles (3) suivant cet axe longitudinal, diposées transversalement à ce dernier
pour emprisonner le quartier de bois par ses extrémités longitudinales et montées
chacune sur un support (4) déplaçable longitudinalement au bâti (1) et de manière
à pouvoir osciller dans le sens transversal à leur axe de translation en position
de serrage du quartier de bois par ses extrémités; un guide d'épaisseur (6) de
chacun des merrains à débiter par fendage monté de manière réglable et mobile
au-dessus de chacune des mâchoires (3) et en porte-à-faux avant par rapport au
bord avant ou mors respéctif de celles-ci, afin de constituer une butée (15) pour
la face longitudinale supérieure du quartier de bois et de calibrer l'épaisseur
choisie du merrain à débiter tout en forçant la mâchoire (3) qui porte cette butée
(15) à s'orienter par oscillation transversale dans un plan parallèle à celui de
la face longitudinale supérieure du quartier de bois, avant de commander le déplacement
de serrage de ces mâchoires; un outil à fendre (7) situé au dessus de chacune des
mâchoires, guidé à plat sur le dessus de la mâchoire correspondante pour sa mise
en position de fendage et pendant le dégagement en recul du guide d'épaisseur (6)
correspondant, puis laissé libre d'osciller transversalement sur la tige de son
vérin (8) de poussée lorsque sa partie médiane a franchi le bord avant de la mâchoire.
- 4.- Machine de fendage selon la revendication 3, caractérisée par le
fait que chaque outil à fendre est constitué par une pièce en forme de coin dépassant
en largeur celle de la face longitudinale du quartier d'où sera débité chaque
merrain, la partie avant (7A) en coin de cette pièce présentant, sur chaque face
supérieure et inférieure, une pente continue de l'arête avant (13) jusqu'à une
partie médiane (7M) qui est bombée et, ensuite, une partie arrière (7R) plane et
sensiblement horizontale qui constitue la partie de talon de l'outil, laquelle
est de largeur rétrécie par rapport à la partie avant qui agit comme un fendoir
de pénétration progressive dans le bois sans couper les fibres de celui-ci mais
en écartant les couches de ces fibres dans le sens des rayons médulaires, alors
que la partie arrière ayant ses deux faces supérieure et inférieure parallèles
conservera l'écartement obtenu par la partie médiane dont l'épaisseur est inférieure
au double de celle du merrain, cette partie médiane bombée tendant à provoquer
la séparation en continu et sans éclatement du bois du merrain débité du quartier
de bois, puis la séparation définitive de ce merrain.
- 5.- Machine de fendage selon l'une ou l'autre des revendications 3 ou
4, caractérisée par le fait que chaque outil à fendre est adapté pour servir de
came de guidage à l'une des extrémités de chacun de deux leviers latéraux (14)
reliés, par leur autre extrémité, au guide d'épaisseur correspondant et afin de
commander le recul de celui-ci lorsque l'outil (7) est avancé pour débuter l'opération
de fendage et ainsi dégager la butée (15) de son contact avec la face longitudinale
du quartier de bois en deçà de l'extrémité correspondante de celui-ci, l'agencement
étant tel que, lors du retour arrière de l'outil à fendre (7) après débit d'un
merrain, la butée (15) est entraînée à sa position initiale pour servir d'appui
à la nouvelle face de la partie restante du quartier de bois à débiter.
- 6.- Machine de fendage selon l'une quelconque des revendications 3 à
5, caractérisée par le fait que chaque guide d'épaisseur (6) comporte une butée
(15) transversale à l'axe de déplacement des mâchoires (3) qui est adaptée pour
être réglée en hauteur par rapport à l'arête avant de l'outil à fendre (7) dans
sa position initiale, située dans un plan parallèle au-dessus de la mâchoire (3)
correspondante, afin de définir l'épaisseur du merrain à obtenir.
- 7.- Machine de fendage selon la revendication 3, caractérisée par le
fait que le chevalet (2) de repos et de soulèvement du quartier de bois à débiter
en merrains comporte deux jambages transversaux perpendiculaires à l'axe longitudinal
du bâti de la machine et écartés l'un de l'autre de manière réglable pour supporter,
par ses extrémités, un quartier de bois, chaque jambage étant constitué par deux
pièces (10, 11), sous forme de berceaux en "V", qui sont commandées pour se déplacer
en sens contraire l'une de l'autre et dans un sens ou dans l'autre respectivement
afin de constituer une forme en "W" dont les branches médianes (1OD, 11G) par leur
croisement constituent un "X" dans lequel le point de croisement peut varier à
la demande en hauteur et en verticale par rapport à l'axe longitudinal central
du bâti (1) pour régler à la position voulue de fendage le quartier de bois couché
dans la forme de "V" supérieure de chaque jambage.
- 8.- Machine de fendage selon la revendication 7, caractérisée par le
fait que les déplacements, en sens contraires l'un de l'autre, des deux berceaux
de chacun des jambages sont commandés par la rotation, dans un sens ou dans l'autre,
d'un pignon denté (P) monté en prise avec deux crémaillères opposées (C1, C2) qui
l'encadrent, chacune de celles-ci étant solidaire de la base respective de chacun
des berceaux (10, 11).
- 9.- Machine de fendage selon la revendication 7, caractérisée par le
fait que les deux pièces en forme de "V" constituant chaque jambage transversal
du chevalet (2) ont leurs bras prévus montés de manière articulée afin de pouvoir
faire varier à la demande leur angle d'ouverture en fonction de la valeur angulaire
du quartier de bois à débiter en merrains, soit 90° pour un quartier de un huitième,
soit 120° pour un quartier de un douzième.
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