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Dokumentenidentifikation EP0897661 16.12.1999
EP-Veröffentlichungsnummer 0897661
Titel Verfahren und Vorrichtung zum Heften von Spalierdrähten
Anmelder Collard, Michel, Bouzy, FR
Erfinder Collard, Michel, Bouzy, FR
Vertreter derzeit kein Vertreter bestellt
DE-Aktenzeichen 69700786
Vertragsstaaten AT, CH, DE, ES, FR, GR, IT, LI, PT
Sprache des Dokument Fr
EP-Anmeldetag 11.08.1997
EP-Aktenzeichen 974019200
EP-Offenlegungsdatum 24.02.1999
EP date of grant 10.11.1999
Veröffentlichungstag im Patentblatt 16.12.1999
IPC-Hauptklasse A01G 17/08

Beschreibung[fr]

La présente invention concerne un procédé d'agrafage automatique de fils releveurs utilisés pour le palissage de végétaux plantés en ligne, notamment de la vigne, et la machine permettant la réalisation et la mise en place des crochets d'agrafage selon ledit procédé.

Dans la plupart des vignobles existants actuellement dans le monde, les rameaux de vigne sont, à un certain stade de leur cycle végétatif annuel, relevés puis resserrés vers les fils de soutien et de charpente reliant les piquets par l'intermédiaire de fils dits releveurs et disposés sur le sol, de chaque côté de la ligne de plant, qui sont alors relevés, manuellement ou mécaniquement, en soulevant les rameaux, pour être progressivement retenus par des crochets, dont les piquets de vigne sont équipés à cet effet en vue de palissage.

On comprend que, si des liens intermédiaires ne sont pas disposés, les fils releveurs d'un même rang seront trop écartés entre les piquets. Beaucoup de travaux de viticulture étant de plus en plus mécanisés, ils exigent des tolérances d'alignement, tant de la végétation que des grappes. Ces tolérances ne seront obtenues et respectées qu'en recourant à des moyens permettant d'ajouter des liens entre les fils releveurs suffisamment solides et pouvant se défaire facilement à l'issue du cycle végétatif, soit pour des opérations de prétaille et de taille manuelles ou à des opérations mécaniques. Ces liens supplémentaires ne doivent pas contrarier l'action des machines intervenant sitôt après leur pose : rogneuses, appareils de traitement, récolteuses, prétailleuses.

Or, la pose de liens intermédiaires amovibles constitue une contrainte très lourde qui, lors de leur mise en place manuelle, grève lourdement le coût d'exploitation.

En effet, le volume et le poids de la végétation à manipuler sont souvent très importants : il faut en effet ramasser les fils à terre, relever la végétation, mettre les fils en place dans les crochets des piquets , puis assurer "l'accolage" des deux fils releveurs par l'intermédiaire de petits crochets ou d'agrafes en resserrant la végétation pour éliminer les ventres.

Aussi, une mécanisation partielle puis totale de ces tâches de relevage et d'agrafage intermédiaire s'est-elle progressivement développée en passant du simple relevage mécanique de la végétation (Brevets français 2.170.946 et 2.569.525) et des fils de palissage au relevage et à l'agrafage mécanique entièrement automatique (brevets français 2.302.025 et 2.621.449).

Toutefois, jusqu'alors, on a recouru à des agrafes préfabriquées, regroupées dans un chargeur, mises en place en cavalier sur les deux fils releveurs accrochés aux piquets, préalablement rapprochées mécaniquement.

Ce système d'agrafage présente comme inconvénients d'être coûteux, car les agrafes doivent être achetées à une entreprise spécialisée qui les a conçues uniquement pour cet usage dans une dimension standard, et de ne permettre aucune adaptation de l'écartement des crochets de celles-ci.

La présente invention a pour but de remédier à ces inconvénients. Cette invention, telle qu'elle est caractérisée dans les revendications, résout le problème consistant à définir un procédé et à créer une machine d'agrafage automatique des fils releveurs utilisés pour le palissage de végétaux cultivés en ligne, telle que la vigne, machine avec laquelle, d'une part, la végétation soit parfaitement maintenue serrée entre les fils tel que son port soit érigé de manière à ce que l'ensemble de cette végétation se présente sous la forme d'une haie facile à traiter, à tailler, à rogner et à récolter , et facilitant ainsi le passage, entre les rangs, des hommes et des machines et permettant l'exposition solaire nécessaire et, d'autre part, les agrafes puissent être réalisées in-situ, selon des dimensions correspondant strictement au besoin, à partir de fils de fer conditionnés en bobines standard, ceci pour un coût très réduit.

Les avantages obtenus grâce à cette invention consistent essentiellement en ceci que l'approvisionnement des produits nécessaires est totalement indépendant de fabricants spécialisés, puisque les bobines de fils de fer utilisées constituent un produit courant du commerce, que les défauts d'agrafage sont évités du fait que l'inclinaison des becs des agrafes peut être modulée selon le besoin, et que les réglages et la mise en oeuvre de la machine sont très simples.

D'autres caractéristiques et avantages apparaîtront dans la description qui va suivre d'une machine de passage et d'agrafage de la vigne travaillant dans un plan vertical et d'une machine de palissage et d'agrafage travaillant dans des plans horizontaux, réalisées selon l'invention, données à titre d'exemples non limitatifs au regard des dessins annexés sur lesquels :

  • la figure 1 représente une vue de côté schématique d'un rang de vigne non palissé, fils releveurs au sol,
  • la figure 2 représente une vue de côté schématique du rang de vigne selon la figure 1, après accrochage aux piquets des fils de relevage,
  • la figure 3 représente une vue de dessus schématique du rang de vigne selon la figure 2,
  • la figure 4 représente une vue de côté schématique d'un rang de vigne selon la figure 2, après agrafage des fils de relevage,
  • la figure 5 représente une vue de dessus d'un rang de vigne après accrochage et agrafage des fils releveurs, selon la figure 4,
  • la figure 6 représente une vue de face d'une machine d'agrafage travaillant dans un plan vertical, en position neutre,
  • la figure 7 représente une vue de face de la machine d'agrafage selon la figure 6, en position de rapprochement des fils releveurs,
  • la figure 8 représente une vue de face de la machine d'agrafage selon la figure 6, en position de maintien rapproché des fils releveurs et d'amenée de l'extrémité du fil de fer de réalisation de l'agrafe,
  • la figure 9 représente une vue de face de la machine d'agrafage selon la figure 6, après réalisation de l' agrafage et retour en position neutre du dispositif,
  • la figure 10 représente une vue de face du dispositif de réalisation de l'agrafage dans la position correspondant à la figure 8,
  • la figure 11 représente une vue de face du dispositif de réalisation de l'agrafage en position de formage et de séparation de l'agrafe,
  • la figure 12 représente une vue de face du dispositif de réalisation de l'agrafe en position de retrait précédant le retour en position neutre de la machine,
  • la figure 13 représente une vue de dessus d'un premier mode de réalisation d'une machine d'agrafage travaillant dans des plans horizontaux, en position d'agrafage,
  • la figure 14 représente une vue de face de la machine d'agrafage selon la figure 13, en position d'agrafage,
  • la figure 15 représente une vue de dessus d'un second mode de réalisation d'une machine d'agrafage travaillant dans des plans horizontaux, en position d'agrafage,
  • la figure 16 représente une vue de face de la machine selon la figure 15,
  • la figure 17 représente une vue de face d'une agrafe à becs droits,
  • la figure 18 représente une vue de face d'une agrafe à becs resserrés de 15 ° vers l'intérieur,
  • la figure 19 représente une vue de face d'une agrafe à becs resserrés vers l'intérieur, d'un angle supérieur à 15 °,
  • la figure 20 représente une vue en coupe schématique d'un rang de vigne, après agrafage à hauteur H1 de fils de palissage avec une agrafe telle que représentée sur la figure 18,
  • la figure 21 représente une vue en coupe schématique d'un rang de vigne, après nouvel agrafage de la végétation à une hauteur H2 avec une agrafe telle que représentée sur la figure 19.
  • La figure 22 représente une vue de dessus schématique d'un dispositif d'immobilisation longitudinale pendant l'opération d'agrafage de la machine selon les figures 13 à 16.

Les figures 1 à 5 représentent un rang de vigne 1 soutenu par des piquets 2, à crochets 3, reliés par un fil de charpente 4, dont les rameaux peuvent être redressés par des fils releveurs 5, placés dans les crochets 3 et reliés entre eux par des agrafes 6.

Les figures 6 à 9 représentent une machine d'agrafage automatique de fils releveurs 5 travaillant dans un plan vertical, selon un mode de réalisation simplifié de l'invention, utilisée pour le palissage de la vigne, comportant un châssis 10 par rapport auquel s'articule un bras 11, supportant une tête d'agrafage 20, mû par un vérin hydraulique 12 par l'intermédiaire d'un triangle de commande articulé 13, à débattement contrôlé par un ressort à gaz 14 et limité par une butée 15, relié par une tringle 16 à un triangle de renvoi 17 de manoeuvre de la tige de commande 21 de la tête d'agrafage 20 reliée au bras 11 par une platine articulée 18 formant avec le châssis 10, par l'intermédiaire d'une biellette 19, un parallélogramme articulé ; le prolongement 111 du bras articulé 11 étant relié par une biellette 30 à un bras opposé 31, articulé lui aussi par rapport au châssis 10, supportant un guide-fil 32 formant lui-aussi avec le châssis 10, par l'intermédiaire d'une biellette 33, un parallélogramme articulé. La bobine 40 de fil 41 est montée sur un prolongement de l'axe d'artculation 191 de la biellette 19 et le fil 41 est guidé et entraîné vers la tête d'agrafage 20 par des rouleaux redresseurs 42 et 43, et entraîneur 44 combiné à un rouleau presseur 45.

Les figures 10 à 12 représentent une tête d'agrafage 20 constituée d'un bec 22 comportant un évidement 221 communiquant avec l'extérieur par un conduit latéral 222 de passage de la tige de commande 21, un orifice guide-fil 223 surmontant une mâchoire fixe 23, une fente 224 située à la partie inférieure de la rampe 225 du bec 22 et une ouverture verticale 226.

L'évidement 221 est traversé par deux axes paralléles 24 et 25, par rapport auxquels s'articulent solidairement par l'intermédiaire de pignons 261 et 271 des mâchoires rotatives semi-circulaires 26 et 27, dont l'une 26, reliée à la tige de commande 21 par un levier 262, vient, lors de sa rotation, frôler la mâchoire fixe 23 pour cisailler le fil 41 et rabattre, en combinaison avec l'autre mâchoire 27, chacune des extrémités du tronçon de fil sous une enclume rétractable 28.

En examinant maintenant plus en détail les figures 1 à 3, comparativement aux figures 4 et 5, on remarque que les agrafes 6 reliant les fils releveurs 5 préalablement introduits dans les crochets 3 des piquets 2 permettent de contenir la végétation du rang de vigne 1 de façon régulière, facilitant le rognage, les traitements, l'ensoleillement des grappes de raisin, la récolte de celles-ci et le prétaillage.

En se reportant aux figures 6 à 9, on remarque que l'agrafage est réalisé en respectant les étapes successives suivantes :

  • étape a) : aménage des deux fils releveurs 5 dans la tête d'agrafage 20,
  • étape b) : formation de l'agrafe 6 autour des deux fils releveurs 5 maintenus rapprochés,
  • étape c) libération de l'agrafe 6 ainsi formée, ainsi que des fils releveurs 5 qui restent reliés par l'agrafe 6,
  • étape d) retrait de la tête d'agrafage 20.

Ces étapes étant illustrées respectivement par les figures 6 à 9, nous remarquons :

  • 1) Sur la figure 6, suite à la commande d'agrafage transmise au vérin hydraulique 12, celui-ci pousse, par l'intermédiaire du triangle 13, le bras pivotant 11, qui pousse à son tour, par l'intermédiaire de la biellette 30, le bras support 31 du guide-fil 32.

    Les mouvements des deux bras 11, 31 sont ainsi synchronisés, le triangle 13 étant rendu solidaire du bras pivotant 11 par un ressort à gaz 14, la poussée exercée par celui-ci sur la butée 15 solidaire du triangle 13 et en appui sur le bras 11, ce qui provoque le rapprochement des deux bras 11, 31 munis respectivement de la tête d'agrafage 20 et du guide-fil 32, qui entraînent avec eux les fils releveurs 5 afin que, en fin de course de rapprochement, l'extrémité du fil 41 provenant de la bobine 40 soit engagée au dessus de l'enclume 28 alors sortie.

  • 2) Sur la figure 7, en fin de course de rapprochement des bras 11, 31, le bras 11 est arrivé au contact de la butée 112 solidaire du châssis 10, le vérin 12 poursuit cependant sa course en faisant pivoter le triangle 13, ce qui a pour effet de comprimer le ressort à gaz 14 et de provoquer la commande de l'agrafage par l'intermédiaire de la tringle 16 du triangle de renvoi 17 et de la tige 21; le fil amené au dessus de l 'enclume 28 est alors cisaillé et le tronçon obtenu est formé.
  • 3) Sur la figure 8, le vérin 12 commence à se rétracter et le triangle 13 est ramené au contact du bras 11 par l'intermédiaire de la butée 15, l'agrafe préalablement formée est libérée et l'avance du fil est autorisée.
  • 4) Sur la figure 9, le vérin 12 poursuit sa rétraction , entraînant l'écartement des bras 11 et 31 par l'intermédiaire de la biellette 30 ; la tête d'agrafage 20 et le guide-fil 32 se retrouvent dans leur position initiale et l'enclume 28 de la tête d'agrafage 20 est à nouveau sortie pendant que l'extrémité du fil est avancée d'un pas correspondant à la longueur développée de l'agrafe.

Ce cycle s'effectue très rapidement, étant donné la faible course du vérin de commande 12.

Si l'on examine maintenant plus en détail les figures 10 à 12, on remarque que, au cours des étapes a à c, la tige de commande 21 d'actionnement des mâchoires rotatives 26 et 27 a successivement maintenu lesdites mâchoires, solidarisées en rotation par les pignons 261 et 271, entièrement ouvertes pour permettre l'amenage du fil 41 au dessus de l'enclume 28 (fig.10) puis rapproché celles-ci pour obtenir successivement le ci-saillage du fil 41 par l'intermédiaire de la mâchoire 26 et de la mâchoire fixe 23 et le formage de l'agrafe 6 sur l'enclume 28 autour des fils releveurs 5 (fig.11), puis ramené les mâchoires 26 et 27 en position totalement écartée, pour permettre la libératon de l'agrafe 6, qui est accompagnée par un retrait de l'enclume 28.

Les figures 13 et 14, ainsi que 15 et 16, représentent deux variantes du mode de réalisation d'une machine d'agrafage de fils releveurs 5, travaillant dans deux plans horizontaux P1 et P2, comportant un châssis 50 à traverse télescopique 51 supportant des montants 52, 53, sur le devant desquels sont fixés des arbres de manoeuvre 54, 55 solidarisés en rotation par une bielle 56 et des manetons simple 57 et double 58, dont l'un d'entre eux 54 est relié, par un triangle de renvoi 59, respectivement à la tige 61 d'un vérin 60, dont la tête du cylindre est fixée par un axe d'articulation 62 à la traverse télescopique 51, et à une biellette 63, reliée à une platine articulée 65 formant, avec un bras 66 articulé par rapport à la tête d'agrafage 20 et par rapport à l'arbre de manoeuvre 54, un parallélogramme articulé, à débattement contrôlé par un ressort à gaz 67 et limité par une butée 69.

Une tringle 68 relie le triangle de manoeuvre 59 de la tête d'agrafage 20. Le second arbre de manoeuvre 55 entraîne, en rotation, un bras 80 supportant le guide-fil 81, qui forme, avec celui-ci et avec une biellette 82 reliée au montant 53 par une équerre 83, un parallélogramme articulé.

La conception de la tête d'agrafage est, dans ce cas, identique à celle de la tête 20 dont la construction et le fonctionnement ont été décrits pour la machine d'agrafage travaillant dans un plan vertical, corespondant aux figures 6 à 9. Il en est de même pour la manoeuvre des bras 66 et 80 et pour la commande de la tête d'agrafage.

On remarquera que, dans ce second mode de réalisation, plusieurs têtes d'agrafage peuvent être montées en superposition sur leurs arbres de manoeuvre 54, 55, en respectant des hauteurs par rapport au sol et un intervalle vertical adaptés à chaque cas, puisque ces adaptations peuvent être réalisées par simple coulissement des supports de bras sur les dits arbres de manoeuvre 54, 55 et immobilisation à bonne hauteur. On remarquera aussi, sur les figures 14 et 16, que, dans ce second mode de réalisation, toutes les têtes d'agrafage sont actionnées collectivement par l'intermédiaire du vérin 60 fixé à la traverse 51 et de la bielle de liaison 56.

En examinant successivement plus en détail les figures 13 et 15, on remarque :

  • sur la figure 13, que la force d'inertie en fin de course du bras 80 et du guide-fil 81 est absorbée par une butée à gaz 84 et que le dit guide-fil 81 est muni, sur sa face avant, d'un déflecteur 85 de forme triangulaire, destiné à écarter les rameaux de la tête d'agrafage 20, afin d'éviter toute interférence de ceux-ci avec le système d'agrafage,
  • sur la figure 15, que, outre l'utilisation d'une butée à gaz 84, la biellette 82 de liaison du guide-fil 81 avec l'équerre 83 et la biellette 63 de liaison du triangle de renvoi 59 avec la platine 65 de la tête d'agrafage 20 comportent, respectivement, un amortisseur à ressort 86 et 64, qui permet d'encaisser les efforts d'inertie de balayage des bras.

On remarquera, aussi, sur la figure 15, que les bras 66 et 80 sont munis chacun d'une tige rigide 661 et 801, dirigée vers l'intérieur selon un angle alpha déterminé pour l'obtention d'un balayage croisé de la végétation au niveau des fils de palissage concernés au cours de la phase de rapprochement de la tête d'agrafage 20 et du guide-fil 81, en aval de ceux-ci, toujours dans le but d'éliminer toute gêne par les rameaux au moment de l'opération d'agrafage elle-même.

En examinant maintenant les figures 17 à 19, à la lumière des figures 20 et 21, on remarque que, compte-tenu des possibilités de réglage existant sur la tête d'agrafage et ses organes de manoeuvre, différentes formes et dimensions peuvent être aussi données aux agrafes : forme en "U", correspondant aux figures 17 et 18, permettant, comme représenté sur la figure 20, de retenir l'un vers l'autre les fils de passage à une hauteur H1 et à une distance assez réduite l'un de l'autre, du fait du faible développement de la végétation au stade de développement correspondant, tout en laissant la possibilité de libérer à nouveau les fils par simple secouage vertical, afin de les redisposer à une hauteur H2, comme représenté sur la figure 21, en utilisant, par exemple, une agrafe en forme de trapèze, telle que représentée à la figure 18 ou 19, qui offrira, à ce second stade du développement de la végétation, une meilleure tenue aux sollicitations latérales que l'agrafe en "U" des figures 17 et 18, sans pour autant exclure la possibilité de libérer les fils par secouage ; l'agrafe représentée à la figure 19, destinée à être utilisée au dernier stade du développement, comporte des becs repliés plus fortement, de façon à offrir une bonne résistance aux sollicitations résultant des travaux effectués sur la vigne au dernier stade de son développement et de la récolte, sans exclure, néanmoins, une possibilité aisée de décrochage par rapprochement mécanique des deux fils.

En se rapportant maintenant à la figure 22, on remarque, que la machine d'agrafage, quelle que soit son mode de réalisation, et tout particulièrement, par rapport à la traverse 51 dans son mode de réalisation à articulation dans un plan horizontal des bras 66, porte-tête d'agrafage 20, et 80 porte guide-fil 81, peut être immobilisée longitudinalement lors de l'opération d'agrafage par coulissement sur un arbre longitudinal 90 solidaire du châssis du tracteur, d'un fourreau 91, sous lequel est fixée la traverse 51, par l'intermédiaire d'un système de levier 661 solidaire du bras 66 et d'un pivot 92 solidaire du fourreau 91, reliés respectivement par des bielles 94 et 95 aux extrémités d'un palonnier 93 s'articulant par rapport à l'extrémité de l'arbre 90 par l'intermédiaire d'un axe 96.

Ainsi, comme on le voit, tout rapprochement simultané des bras 66 et 80 lors de l'opération d'agrafage entraîne, par l'intermédiaire du lever 661, de la bielle 94, du palonnier 93 et de la bielle 95, un coulissement du fourreau 91 supportant la machine, dans le sens opposé au déplacement du tracteur afin d'introduire un retard de la machine par rapport au tracteur suffisant pour assurer une quasi-immobilisation dans l'espace de la machine pendant l'opération d'agrafage afin d'éviter, ou à tout le moins de réduire, le coulissement, sur le fil, de la tête d'agrafage susceptible de provoquer un tassement longitudinal de la végétation préjudiciable à son développement ultérieur.

On comprend que dès l'écartement des bras, faisant suite à l'opération d'agrafage, le fourreau 91 est sollicité dans le sens opposé, par les mêmes moyens pour rattraper le retard, par rapport au tracteur et ramener la machine en position neutre.

Selon une variante du dispositif, le déplacement du fourreau 91 sur l'arbre 90 peut être obtenu par l'intermédiaire d'un vérin asservi au mouvement des bras 66 et 80.


Anspruch[fr]
  1. Procédé d'agrafage de fils releveurs utilisés pour le palissage de végétaux plantés en ligne, notamment de la vigne, consistant à relier de place en place, entre les piquets, les fils releveurs avec des agrafes, caractérisé en ce qu'il consiste à effectuer successivement les opérations suivantes :
    • a) rapprochement des deux fils releveurs en respectant une distance inférieure à la longueur des agrafes,
    • b) amenage de l'extrémité libre d'un fil métallique de diamètre approprié au dessus et en travers des fils releveurs, en faisant déborder celle-ci d'une longueur correspondant à celle des becs d'une agrafe,
    • c) sectionnement du fil à une distance de l'extrémité de celui-ci correspondant à la longueur développée d'une agrafe,
    • d) pliage des extrémités du tronçon de fil pour former l'agrafe autour des fils releveurs,
    • e) libération de l'agrafe et des fils releveurs.
  2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le fil métallique conditionné en bobine est redressé puis entraîné sur une distance correspondant à la longueur développée d'une agrafe.
  3. Machine d'agrafage de fils releveurs utilisés pour le palissage de végétaux plantés en ligne, notamment de la vigne, permettant de relier de place en place, entre les piquets, les fils releveurs avec des agrafes, en appliquant le procédé selon les revendications 1 et 2, caractérisée en ce quelle comporte, pour l'essentiel, deux bras (11, 31 - 66, 80) articulés par rapport à un châssis (10, 50), solidarisés en rotation par une bielle (30, 56), munis à leur extrémité, respectivement, d'une tête d'agrafage (20) et d'un guide-fil (32, 81), et en ce que l'articulation des bras (11,31 - 66, 80) est contrôlée par un vérin hydraulique (12, 60) solidaire du châssis (10, 50) et en ce qu'elle est reliée au tracteur par l'intermédiaire d'un dispositif permettant d'obtenir un certain déplacement relatif par rapport à celui-ci.
  4. Machine d'agrafage selon la revendication 3, caractérisée en ce que la tête d'agrafage (20) et le guide-fil (32, 81) sont maintenus alignés l'un par rapport à l'autre par des parallélogrammes articulés, constitués, respectivement, d'une platine (18, 65) articulée par rapport à l'extrémité du bras (11, 66), et d'une biellette (19, 63) reliant la platine (18, 65) au châssis (10, 50) parallèlement au bras (11, 66), et d'une biellette (33, 82) reliant le guide-fil (32, 81) au châssis (10, 50) parallèlement au bras (31, 80).
  5. Machine d'agrafage selon la revendication 3 ou 4, caractérisée en ce que la tête d'agrafage (20) est actionnée par un triangle de renvoi (17) articulé par rapport à la platine (18, 65), relié par une tringle (16, 68) à un triangle de commande (13, 59) monté sur l'axe d'articulation du bras (11, 66) correspondant et solidarisé à celui-ci par l'intermédiaire d'un ressort à gaz (14, 67) ; le débattement dudit triangle de commande (13, 59) par rapport au bras (11, 66) étant limité, dans un sens, par le ressort à gaz (14, 67) et, dans le sens opposé, par une butée (15, 69) portée par ledit triangle de commande (13, 59).
  6. Machine d'agrafage selon l'une des revendications 3 à 5, caractérisée en ce que le vérin hydraulique (12, 60) contrôle l'articulation des bras (11,31 - 66, 80) par l'intermédiaire du triangle de commande (13, 59) auquel il est relié.
  7. Machine d'agrafage selon la revendication 3 caractérisée en ce que le rapprochement des bras (11,31 - 66, 80) est limité par au moins une butée à gaz (84) solidaire du châssis (10, 50) contre laquelle vient buter les bras (11, 66) et (31, 80).
  8. Machine d'agrafage selon la revendication 3, caractérisée en ce que la tête d'agrafage (20) comporte deux mâchoires articulées (26,27), solidarisées en rotation par des pignons (261,271), dont l'un (261) est muni d'un lever de manoeuvre (262) relié au triangle de renvoi (17) par une tige de commande (21); une mâchoire fixe (23) sur laquelle coulisse le fil métallique (41) et que la mâchoire articulée (26) à lever de manoeuvre (262) vient frôler lors de sa rotation ; une enclume escamotable (28) disposée dans le prolongement de la mâchoire fixe (23), sous les axes parallèles d'articulation (24,25) des mâchoires articulées (26,27) au dessus d'une fente (224), dans laquelle s'introduisent les fils releveurs (5) sous l'action du guide-fil (32).
  9. Machine d'agrafage selon l'une quelconque des revendications 3 à 8, caractérisée en ce que les bras (66, 80) sont articulés par rapport au châssis (50) par l'intermédiaire d'une traverse (51) soutenant des montants (52, 53), sur le devant desquels sont fixés des arbres de manoeuvre (54, 55), solidarisés en rotation par une bielle (56) et des manetons (57, 58), sur lesquels est monté, réglable en hauteur, au moins un ensemble d'agrafage, constitué de bras (66, 80) munis, à leurs extrémités libres, respectivement d'une tête d'agrafage (20) et d'un guide-fil (32, 81), dont l'articulation dans le plan horizontal est contrôlée par au moins un vérin hydraulique (60) solidaire de la traverse (51).
  10. Machine d'agrafage selon l'une des revendications 3 à 9, caractérisée en ce que les bras (66, 80) de manoeuvre de la tête d'agrafage (20) et du guide-fil (81) sont munis de tiges (661, 801), inclinées vers l'intérieur selon un angle alpha permettant d'assurer un balayage par croisement des deux tiges, repoussant, vers l'aval, la végétation située dans le plan d'agrafage, préalablement à l'exécution de celui-ci.
  11. Machine d'agrafage selon la revendication 3, caractérisée en ce que le dispositif permettant d'obtenir un certain déplacment relatif de celle-ci par rapport au tracteur est constitué d'un arbre (90), fixé longitudinalement par rapport au châssis du tracteur, sur lequel coulisse un fourreau (91), sous lequel est fixée la traverse (51) soutenant les montants (52,53), dont la position sur l'arbre (90) est asservie au mouvement des bras (66 et 80) de manoeuvre de la tête d'agrafage (20) et du guide-fil (81).
  12. Machine d'agrafage selon la revendication 11, caractérisée en ce que l'asservissement du fourreau (91) au mouvement des bras (66 et 80) est obtenu par l'intermédiaire d'un système de lever (661) solidaire du bras (66) de manoeuvre de la tête d'agrafage (20) et d'un pivot (92) solidaire du fourreau (91), reliés respectivement par des bielles (94,95) aux extrémités d'un palonnier (93) articulé par rapport à l'extrémité de l'arbre (90) par l'intermédiaire d'un axe (96).
  13. Machine d'agrafage selon la revendication 11, caractérisée en ce que l'asservissement du fourreau coulissant (91) au mouvement des bras (66 et 80) est obtenu par l'intermédiaire d'un vérin hydraulique reliant ledit fourreau coulissant (91) à un point fixe de l'arbre (90) et d'un distributeur asservi au mouvement des bras (66,80).






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