PatentDe  


Dokumentenidentifikation EP1324361 07.08.2003
EP-Veröffentlichungsnummer 1324361
Titel Schnappschalter mit schwenkbarer Blattfeder
Anmelder Crouzet Automatismes, Valence, FR
Erfinder VINARD, Pierre. Thales Intellectual property, F-94117 CX, FR;
VINARD, Thierry.Thales Intellectual property, F-94117 CX, FR
Vertreter derzeit kein Vertreter bestellt
Vertragsstaaten AT, BE, BG, CH, CY, CZ, DE, DK, EE, ES, FI, FR, GB, GR, IE, IT, LI, LU, MC, NL, PT, SE, SK, TR
Sprache des Dokument FR
EP-Anmeldetag 29.11.2002
EP-Aktenzeichen 021026687
EP-Offenlegungsdatum 02.07.2003
Veröffentlichungstag im Patentblatt 07.08.2003
IPC-Hauptklasse H01H 13/36

Beschreibung[fr]

L'invention concerne les interrupteurs électriques à rupture brusque dans lesquels une lame élastique peut basculer entre deux positions stables sous la commande d'un bouton poussoir (par exemple un poussoir manuel). Le courant électrique à interrompre ou à dévier brusquement passe dans la lame élastique qui est donc réalisée en un matériau électriquement conducteur.

Les deux positions stables de la lame correspondent en général à une première position dans laquelle le courant peut passer à travers la lame d'une première borne vers une deuxième borne, et une deuxième position dans laquelle le courant est interrompu ou peut passer à travers la lame de la première borne vers une troisième borne.

Pour basculer brusquement d'une position dans une autre, la lame est en général montée dans un boîtier en étant soumise à une contrainte qui l'empêche de prendre la forme qu'elle aurait naturellement au repos. Typiquement, si la lame est plane au repos, on la monte avec une contrainte longitudinale qui l'empêche de conserver cette position plane. La lame se courbe donc dans un sens ou dans l'autre et peut basculer de manière bistable d'un sens de courbure à l'autre, chaque sens correspondant à l'une des positions de l'interrupteur. Un poussoir permet de faire basculer la lame d'une position à l'autre.

Dans l'art antérieur, représenté par exemple par le brevet français FR-A-2 681 184, la lame peut être constituée par trois branches parallèles, avec une branche centrale coupée en son milieu et deux branches latérales. En écartant les deux brins de la branche centrale, on crée dans les branches latérales une contrainte qui les courbe et qui donne à la lame son fonctionnement bistable. Les deux brins de la branche centrale servent de point d'articulation autour duquel la lame peut basculer d'une position à l'autre. Les extrémités des brins s'appuient pour cela chacun dans une gorge en V qui permet un débattement angulaire de la lame de la première position vers la deuxième. La figure 1 représente une telle disposition.

Dans ce type de montage, le point d'articulation de la lame dans la gorge en V sert en même temps de point de contact électrique pour faire passer le courant de la lame vers une borne de contact de l'interrupteur. Ce point d'articulation de la lame doit tenir à la fois des contraintes mécaniques et des contraintes de passage d'une forte densité de courant électrique. En pratique, pour tenir des courants suffisamment élevés, de l'ordre de la dizaine d'ampères ou plus, on est obligé de revêtir d'une couche d'argent une face de la lame élastique, là où elle vient en contact avec la gorge en V.

Cette opération d'argenture est coûteuse en temps et en matériau.

Les brevets EP 0 015 782, FR 2 346 836 et US 2 513 804 décrivent d'autres systèmes dans lesquels le passage du courant se fait à travers des points d'articulation d'une lame mobile dans une lame fixe, avec les mêmes inconvénients.

On a également proposé, dans le brevet US 4 145 587 un interrupteur à lame précontrainte monostable ou bistable mais dont la configuration et le montage nécessitent un ajustement difficile des caractéristiques mécaniques de la lame pour obtenir un effet de rupture brusque. De plus, cet interrupteur utilise nécessairement un ressort pour revenir à la position de départ après basculement.

La présente invention a pour but de réduire le coût de fabrication tout en obtenant de bonnes performances électriques, et une durée de vie élevée, et on propose pour cela d'une part un interrupteur à rupture brusque ayant une structure particulière, et d'autre part un procédé de fabrication d'interrupteur.

L'interrupteur selon l'invention comprend au moins une première borne électrique et une deuxième borne électrique, une lame élastique conductrice permettant le passage de courant de la première borne vers la deuxième lorsque cette lame touche à la fois les deux bornes, la lame élastique comprenant un brin central ayant un pied et une extrémité libre, et deux bras latéraux s'étendant à partir du pied du brin central de part et d'autre de ce dernier, les deux bras latéraux étant plus longs que le brin central et étant reliés rigidement l'un à l'autre à leurs extrémités, au-delà de l'extrémité libre du brin central, la liaison rigide entre les extrémités des deux bras latéraux étant précontrainte de sorte que les bras latéraux s'écartent nécessairement d'un côté ou de l'autre du brin central lorsque la lame est au repos, caractérisé en ce que l'extrémité libre du brin central est fixée rigidement, de préférence par soudage, à la première borne électrique de l'interrupteur, la lame appuyant sur la deuxième borne de l'interrupteur lorsqu'elle est dans un premier état où les bras latéraux tendent à s'écarter d'un côté du brin central, et la lame n'appuyant plus sur la deuxième borne lorsqu'elle est dans un deuxième état où les bras latéraux tendent à s'écarter de l'autre côté du brin central.

L'interrupteur peut comprendre une troisième borne électrique contre laquelle vient s'appuyer la lame lorsqu'elle est dans son deuxième état, un courant électrique pouvant passer alors à travers la lame de la première borne vers la troisième.

La lame peut venir en contact avec la deuxième borne soit par le pied du brin central, soit par les extrémités réunies des bras latéraux. Dans le premier cas, l'action de basculement de la lame d'une première position vers une deuxième peut s'effectuer par un poussoir qui vient s'appuyer contre les extrémités réunies des bras latéraux. Dans le deuxième cas, l'action peut se faire par un poussoir qui vient s'appuyer contre le pied du brin central.

Le procédé selon l'invention, pour fabriquer un interrupteur à rupture brusque comprend au moins les étapes suivantes :

  • fabriquer d'abord une lame élastique en découpant dans une plaque conductrice plane une lame plane d'une seule pièce comportant un brin central s'étendant entre un pied et une extrémité libre, et deux bras latéraux s'étendant en V à partir du pied de part et d'autre du brin central et sur une longueur plus grande que le brin central,
  • rapprocher les deux extrémités de bras en les contraignant jusqu'à les faire se rejoindre et les solidariser rigidement de manière à créer dans la lame une contrainte mécanique interne, les bras s'écartant alors du plan du brin central,
  • fixer rigidement, de préférence par soudage, l'extrémité libre du brin central sur une première borne électrique prévue dans un boîtier d'interrupteur de telle manière que la lame vienne par ailleurs en contact avec une deuxième borne électrique de l'interrupteur.

La lame est alors en position précontrainte stable, et une action sur un poussoir à une extrémité ou l'autre de la lame permet de faire basculer la lame d'un état dans lequel les bras latéraux tendent à s'écarter d'un côté du brin central vers un état dans lequel les bras latéraux tendent à s'écarter de l'autre côté du brin central.

D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture de la description détaillée qui suit et qui est faite en référence aux dessins annexés dans lesquels :

  • la figure 1, déjà décrite, représente le principe d'un interrupteur de l'art antérieur ;
  • la figure 2 représente en vue de dessus une lame plane découpée à partir de laquelle on va former la lame précontrainte de l'interrupteur ;
  • la figure 3 représente une vue de dessus de la lame qui est précontrainte par le rapprochement de ses bras latéraux ;
  • la figure 4 représente une vue latérale de cette lame, faisant apparaître que les bras latéraux s'écartent naturellement du plan du brin central de la lame ;
  • la figure 5 représente une coupe frontale de la lame des figures 3 et 4 selon la ligne A-A de la figure 4 ;
  • les figures 6 et 7 représentent des vues analogues aux figures 4 et 5, mais dans lesquelles on a forcé la lame précontrainte vers une deuxième position stable où les bras latéraux sont passés de l'autre côté du plan du brin central ;
  • la figure 8 représente une vue de la lame après repliement d'une extrémité libre du brin central, en vue d'une soudure ultérieure sur une borne électrique ;
  • la figure 9 représente un interrupteur dans lequel on a monté la lame de la figure 8 ;
  • la figure 10 représente l'interrupteur de la figure 9, dans lequel la lame a basculé dans sa deuxième position ;
  • la figure 11 représente une variante de réalisation de la lame, en vue de dessus ;
  • la figure 12 représente la lame de la figure 11, en vue latérale ;
  • la figure 13 et la figure 14 représentent un interrupteur dans lequel est montée la lame des figures 11 et 12, respectivement dans une première et une deuxième positions de la lame.

Sur la figure 2, on a représenté la première phase de réalisation de la lame conductrice élastique basculante de l'interrupteur : on découpe une forme dans une plaque mince en un matériau élastique et conducteur de l'électricité ; le matériau peut être un alliage de cuivre et de béryllium, alliant de bonnes propriétés d'élasticité et de conduction, mais d'autres matériaux peuvent convenir (inox notamment pour une plus grande résistance).

A ce stade, la lame 20 est plane et comporte un brin central 22 ayant un pied 24 et une extrémité libre 26. Du pied 24 du brin central 22 partent deux bras latéraux 30 et 32 qui s'étendent en formant un angle aigu avec la direction générale d'allongement du brin central. Les bras latéraux ne sont pas nécessairement rectilignes, mais l'angle qu'ils forment avec le brin principal est tel qu'on puisse les rapprocher du brin principal (en exerçant une contrainte) tout en laissant subsister après ce rapprochement un intervalle entre bras latéraux et brin central.

En principe, les extrémités libres, 31 et 33 respectivement, ne se touchent pas ; elles sont séparées par un intervalle de largeur D, tel qu'en rapprochant les deux extrémités 31 et 33 jusqu'à les faire se toucher ou même se recouvrir en partie, on exerce une contrainte assez forte sur ces bras pour les obliger à s'écarter d'une manière significative du plan du brin central 22 de la lame. Bien entendu, la distance D reste suffisamment faible pour que ce rapprochement des bras se fasse en restant dans les limites d'élasticité du matériau.

Dans l'exemple de réalisation représenté, chaque bras latéral 30 ou 32 est terminé à son extrémité libre par une extension latérale (34, 36) tournée vers l'autre bras, et le rapprochement des bras va faire venir en contact un bord 35 de l'extension 34 le long d'un bord 37 de l'extension 36. Toutefois, pour augmenter la solidité de la liaison rigide qu'on va établir entre les extensions latérales 34 et 36, on peut envisager de faire venir en recouvrement mutuel les extensions 34 et 36. Le rapprochement des bras consistera alors à rapprocher d'une distance supérieure à D les extensions 34 et 36. La soudure entre les deux bras latéraux ne sera alors pas une soudure bord à bord mais une soudure plan sur plan des extensions 34 et 36. De préférence, la disposition générale est symétrique par rapport à un axe longitudinal médian du brin central 22.

La longueur des bras latéraux 30 et 32, comptée à partir du pied 24 du brin central, est supérieure à la longueur du brin central, de manière que les extensions latérales 34 et 36 des bras latéraux, une fois rapprochées l'un de l'autre jusqu'à se toucher ou se recouvrir, se situent au-delà de l'extrémité 26 du brin central 22.

La figure 3 représente en vue de dessus la lame précontrainte par le rapprochement des bras latéraux. Les extrémités de bras latéraux sont solidarisés définitivement l'une à l'autre, par exemple par soudure sur la ligne commune représentant les bords joints 35 et 37.

Les bras latéraux se déforment du fait de la contrainte exercée de sorte qu'ils cessent de se situer dans un même plan que le brin central. Le rapprochement des bras latéraux voile ces bras et fait que l'extrémité, devenue commune (31, 33), des bras latéraux sort du plan du brin central .

Les figures 4 (vue latérale) et 5 (coupe selon la ligne A-A de la figure 4) montrent ces différentes déformations. Sur la figure 4, on voit clairement que les bras latéraux 32 (ou 30) s'écartent du plan du brin central 22, de sorte que les extrémités 31, 33 de ces bras latéraux sortent complètement de ce plan (qu'on peut considérer comme plan de référence).

De même, sur la figure 5, on voit que les bras latéraux sont voilés, c'est-à-dire qu'ils ne sont plus plans à cause de la contrainte qu'ils subissent entre le pied du brin central et leurs extrémités solidarisées 31, 33 ; dans le plan de coupe A-A, on voit une inclinaison forte de la section des bras latéraux 30, 32 par rapport au plan horizontal de référence du brin central 22.

La forme générale du découpage des bras latéraux, rectilignes avec une extension latérale 34, 36, ou courbés régulièrement entre le pied et les extrémités, est telle que les bras, une fois rapprochés l'un de l'autre, ne viennent pas toucher le brin central. Un intervalle étroit 40 subsiste entre les bras latéraux et le brin central (figure 3, figure 5).

Enfin, étant donné que cette lame est destinée à laisser passer un courant d'une borne d'un interrupteur vers une autre borne de l'interrupteur, on prévoit de préférence de constituer un plot de contact en matériau fortement conducteur (alliage à base d'argent par exemple) résistant à l'abrasion due aux interruptions brusques et répétées de courant. Ce plot est désigné par la référence 44 sur la figure 3 ; dans cet exemple de réalisation il est situé sur le pied 24 de la lame. Il peut y avoir un plot 44 au-dessus de la lame et un plot 46 au-dessous de la lame (figure 4) dans le cas où la lame doit venir en contact avec deux bornes différentes de l'interrupteur. Les plots pourraient être situés ailleurs sur la lame, et en particulier sur les extrémités 31, 33 de bras latéraux comme on le verra plus loin.

La lame ainsi précontrainte par la liaison rigide entre les extrémités des bras latéraux a une forme naturelle stable qui est celle des figures 4 et 5. Mais elle peut prendre aussi (ne serait-ce qu'en raison de sa structure symétrique) une deuxième forme naturelle stable dans laquelle les bras latéraux viennent de l'autre côté du plan de référence défini par le plan du brin central 22.

La figure 6 et la figure 7 correspondent respectivement aux représentations des figures 4 et 5 (vue latérale et coupe frontale), mais dans lesquelles on a forcé la lame à prendre cette deuxième forme naturelle stable. Les positions intermédiaires sont instables, et en particulier la contrainte exercée sur les bras empêche ceux-ci de rester dans le plan du brin central ou proches de ce plan.

On voit donc sur les figures 4 et 6 que dans la première forme naturelle de la lame les bras latéraux tendent à s'écarter d'un côté du plan du brin central, tandis que dans la deuxième forme de la lame, ils tendent à s'écarter de l'autre côté du brin central.

La figure 8 représente une étape ultérieure de fabrication de la lame, dans laquelle on a replié de manière permanente (non élastique) l'extrémité libre du brin central 22. Ce repliement est lié à l'implantation particulière de bornes électriques qu'on a choisie dans la réalisation d'interrupteur des figures 9 et 10. On comprendra que d'autres formes de repliement ou même une absence de repliement peuvent être envisagées selon la disposition des bornes électriques dans le boîtier de l'interrupteur. On considérera que le plan de référence dont on a parlé plus haut et qui représente le plan du brin central sur les figures 1 à 7 (par rapport auquel les bras latéraux tendent à s'écarter) est alors le plan de ce brin à proximité immédiate de son pied.

La figure 9 représente la coupe latérale d'un interrupteur à rupture brusque dans lequel on a monté la lame conductrice élastique et précontrainte dont la fabrication vient d'être décrite.

Dans cet exemple de réalisation, l'interrupteur comprend trois bornes de connexion 50, 60 et 70 pénétrant partiellement à l'intérieur d'un boîtier 90, une lame élastique conductrice précontrainte 20, et un bouton poussoir 80 pour faire passer la lame d'un premier état à un deuxième état. La lame a pour fonction de faire passer un courant électrique de la borne 50, dite borne commune, vers l'une ou l'autre des bornes 60 et 70 selon que la lame est dans son premier état ou dans son deuxième état. Par conséquent, la lame porte dans ce cas deux contacts 44 et 46 comme expliqué en référence à la figure 4, mais on conçoit que l'invention serait utilisable même s'il n'y avait que deux bornes 50 et 60 au lieu de trois bornes 50, 60, 70.

L'extrémité libre, repliée, 26, du brin central 22 de la lame est fixée rigidement, de préférence par soudage, à l'extrémité de la borne commune 50 à l'intérieur du boîtier. L'angle de repliement de l'extrémité du brin central, et la disposition de la borne 60 et du poussoir 80 dans le boîtier sont tels que lorsque la lame est soudée en place en étant dans sa première position stable, elle vient s'appuyer par une de ses extrémités contre le bouton poussoir 80 et par une autre extrémité contre la borne. Plus précisément, cette autre extrémité, pourvue du plot de contact 44, s'appuie contre un plot de contact 62 correspondant solidaire mécaniquement et électriquement de la borne 60. La force d'appui doit être suffisante pour établir un bon contact électrique entre les plots 62 et 44, ce qui veut dire qu'en position montée dans le boîtier, l'angle formé par le brin central et les bras latéraux est plus réduit que l'angle visible à la figure 4 (la figure 4 montre la lame dans sa forme naturelle stable non soumise à des efforts externes sur ses extrémités). En d'autres mots, la lame tend à prendre sa forme naturelle de repos de la figure 4 mais ne prend pas tout à fait cette forme en raison des contraintes externes provoquées par le poussoir et la borne 60 ; ces contraintes permettent qu'une force d'appui suffisante subsiste entre les contacts électriques 44 et 62.

Sur le côté de droit de la figure 9, on a représenté schématiquement la coupe frontale du brin central 22 et des bras latéraux 30 et 32, montrant la position des bras latéraux voilés (en V, au-dessus du plan du brin central 22) lorsque la lame est dans sa première position.

Dans l'exemple de réalisation de la figure 9, c'est le pied du brin central qui vient en contact avec la borne 60, et par conséquent le bouton poussoir appuie sur les extrémités réunies des bras latéraux de la lame. On verra qu'il est possible de faire l'inverse : contact sur les extrémités de bras latéraux, et poussoir contre le pied du brin central de la lame.

La figure 10 représente le même interrupteur dans son deuxième état. En poussant le poussoir 80 contre l'extrémité de la lame, on abaisse celle-ci en réduisant l'angle formé (au niveau du pied du brin central) entre le brin central et les bras latéraux de la lame. A un certain stade, il y a basculement brusque sous l'effet des contraintes internes de la lame, et l'angle formé par les bras latéraux par rapport au brin central tend à prendre la valeur qu'il a sur la figure 6, à savoir une valeur opposée à celle de la figure 4. Le contact 44 se détache brusquement du plot 62, coupant le circuit électrique constitué entre les bornes 50 et 60. Dans la nouvelle position qu'elle prend, la lame est contrainte par l'extrémité du poussoir d'un côté, par la soudure du brin central d'un autre côté. L'extrémité de lame portant le contact 46 vient alors s'appliquer contre un plot de contact 72 solidaire électriquement et mécaniquement de la borne 70. Cette borne 70 et ce plot 72 sont placés dans le boîtier à une position telle que la lame ne retrouve pas complètement sa forme naturelle (celle de la figure 6), mais telle qu'au contraire il subsiste une force d'appui du plot 46 contre le plot 72. Cette force d'appui sert à établir un bon contact électrique pour le passage du courant entre la borne 70 et la borne 50. L'angle formé par le brin central et les bras latéraux au niveau du pied du brin central est donc en principe plus petit que celui de la figure 6 qui représente la forme naturelle.

Sur le côté droit de la figure 10 on voit encore une coupe frontale montrant schématiquement la position des bras latéraux par rapport au brin central 22 de la lame (bras en V au-dessous du brin central) lorsque la lame est dans son deuxième état.

Tant que le poussoir 80 est maintenu enfoncé, la lame reste dans sa deuxième position. Le brin central 22 est contraint pendant cet enfoncement. Lorsque le poussoir est libéré, le brin central se relâche aussi, ramenant automatiquement vers la première position (celle de la figure 9) à la fois le poussoir 80 et l'extrémité de lame sur laquelle le poussoir appuie. Le rappel vers la première position se fait comme pour le trajet inverse, avec basculement brusque lorsque l'angle entre le brin central et les bras latéraux change de sens. La force de rappel exercée par le brin central est plus grande que la force de précontrainte qui s'oppose au passage de la lame de sa deuxième forme naturelle vers la première. Un ressort 85 peut être éventuellement prévu pour aider à ce rappel vers la première position.

Les figures 11 et 12, similaires aux figures 3 et 4, représentent une variante de réalisation de la lame conductrice précontrainte. Dans cette réalisation, on a prévu que les plots de contact 44, ou 44 et 46, sont soudés sur la lame du côté des extrémités libres réunies (31, 33) des bras latéraux et non pas du côté du pied 24 du brin central. L'opération de soudure du ou des plots de contact 44, 46 peut d'ailleurs servir en même temps à la solidarisation des deux extrémités 31, 33 des bras pendant que celles-ci sont contraintes de se rapprocher jusqu'à se toucher ou se recouvrir.

Avec cette réalisation de lame, l'interrupteur sera monté comme à la figure 13: le brin central a son extrémité libre 26 repliée de manière permanente en fonction de la position de la borne 50, et cette extrémité libre 26 est soudée (ou fixée rigidement d'une autre manière, par exemple par une vis) sur cette borne. Le poussoir 80 appuie sur la lame du côté du pied 24 de la lame. Les extrémités soudées des bras latéraux portent des plots de contact 44, 46 qui viennent entre les bornes 60 et 70, et plus précisément en regard de plots de contact 62, 72 soudés sur ces bornes.

Dans sa première position, la lame est contrainte de s'appuyer à la fois sur le poussoir 80 en position haute et sur le plot 62, la forme naturelle de la lame de la figure 12 tendant à exercer alors une force de contact suffisante sur ce plot.

L'action d'enfoncement du poussoir 80 déplace le pied de la lame jusqu'à ce que les bras latéraux tendent à passer de l'autre côté du plan du brin central. La lame précontrainte bascule alors brusquement vers sa deuxième forme stable, ce qui amène le plot 44 à se détacher du plot 62 et le plot 46 à venir s'appuyer contre le plot 72. La position du plot 72 est, là encore, telle que la lame ne puisse pas se déformer jusqu'à prendre complètement sa deuxième forme stable naturelle. Elle reste donc en appui contre le plot 72 avec une force de contact suffisante.

Un ressort analogue au ressort 85 des figures 9 et 10 peut être prévu pour ramener automatiquement la lame dans son premier état. Toutefois, on notera que la déformation du brin central de la lame poussé par le poussoir 80 peut être suffisante en elle-même pour agir comme ressort de rappel de force supérieure à la force de précontrainte interne de la lame, c'est-à-dire à la force qui tend à s'opposer au passage de la lame d'un premier état naturel vers l'autre état naturel. Dans ce cas, l'aide d'un ressort 85 supplémentaire n'est pas nécessaire et c'est pourquoi les figures 13 et 14 ne montrent pas de tel ressort.

A titre indicatif, l'invention est tout particulièrement applicable pour la fabrication de minirupteurs, qui sont des interrupteurs à rupture brusque dont les dimensions sont au plus de quelques centimètres de côté.


Anspruch[fr]
  1. Interrupteur à rupture brusque comprenant au moins une première borne électrique (50) et une deuxième borne électrique (60), une lame élastique conductrice (20) permettant le passage de courant de la première borne vers la deuxième lorsque cette lame touche à la fois les deux bornes, la lame élastique comprenant un brin central (22) ayant un pied (24) et une extrémité libre (26), et deux bras latéraux (30, 32) s'étendant à partir du pied du brin central de part et d'autre de ce dernier, les deux bras latéraux étant plus longs que le brin central et étant reliés rigidement l'un à l'autre à leurs extrémités (31, 33) au-delà de l'extrémité libre du brin central, la liaison rigide entre les extrémités des deux bras latéraux étant précontrainte de sorte que les bras latéraux s'écartent nécessairement d'un côté ou de l'autre du brin central lorsque la lame est au repos, caractérisé en ce que l'extrémité libre (26) du brin central est fixée rigidement, de préférence par soudage, à la première borne électrique (50) de l'interrupteur, la lame appuyant sur la deuxième borne (60) de l'interrupteur lorsqu'elle est dans un premier état où les bras latéraux tendent à s'écarter d'un côté du brin central, et la lame n'appuyant plus sur la deuxième borne lorsqu'elle est dans un deuxième état où les bras latéraux tendent à s'écarter de l'autre côté du brin central.
  2. Interrupteur selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend une troisième borne électrique (70) contre laquelle vient s'appuyer la lame lorsqu'elle est dans son deuxième état, un courant électrique pouvant passer alors à travers la lame de la première borne vers la troisième.
  3. Interrupteur selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la lame vient en contact avec la deuxième borne par le pied (24) du brin central.
  4. Interrupteur selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'un poussoir est prévu pour appuyer sur les extrémités réunies (31, 33) des bras latéraux.
  5. Interrupteur selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'un ressort (85) est prévu pour aider à ramener la lame et le poussoir vers un premier état lorsque la lame est dans son deuxième état.
  6. Interrupteur selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la lame vient en contact avec la deuxième borne par les extrémités réunies (31, 33) des bras latéraux.
  7. Interrupteur selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'un poussoir est prévu pour appuyer sur le pied (24) du brin central.
  8. Interrupteur selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'un ressort (85) est prévu pour aider à ramener la lame et le poussoir vers un premier état lorsque la lame est dans son deuxième état.
  9. Interrupteur selon la revendication 7, caractérisé en ce que le brin central est constitué de manière à exercer, lorsque la lame est dans son deuxième état, une force de rappel suffisante pour vaincre, sans l'aide d'un ressort supplémentaire, la force de précontrainte qui s'oppose au passage de la lame de son premier état dans son deuxième état.
  10. Procédé de fabrication d'un interrupteur à rupture brusque, caractérisé en ce qu'il comprend au moins les étapes suivantes :
    • fabriquer d'abord une lame élastique (20) en découpant dans une plaque conductrice plane une lame plane d'une seule pièce comportant un brin central (22) s'étendant entre un pied (24) et une extrémité libre (26), et deux bras latéraux (30, 32) s'étendant en V à partir du pied de part et d'autre du brin central et sur une longueur plus grande que le brin central,
    • rapprocher les deux extrémités (31, 33) des bras en les contraignant jusqu'à les faire se rejoindre et les solidariser rigidement de manière à créer dans la lame une contrainte mécanique interne, les bras s'écartant alors du plan du brin central,
    • fixer rigidement, de préférence par soudage, l'extrémité libre (26) du brin central sur une première borne électrique (50) prévue dans un boîtier (90) d'interrupteur de telle manière que la lame (20) vienne par ailleurs en contact avec une deuxième borne électrique (60) de l'interrupteur.
  11. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que le brin central est replié de manière non élastique avant soudure sur la première borne électrique.






IPC
A Täglicher Lebensbedarf
B Arbeitsverfahren; Transportieren
C Chemie; Hüttenwesen
D Textilien; Papier
E Bauwesen; Erdbohren; Bergbau
F Maschinenbau; Beleuchtung; Heizung; Waffen; Sprengen
G Physik
H Elektrotechnik

Anmelder
Datum

Patentrecherche

Patent Zeichnungen (PDF)

Copyright © 2008 Patent-De Alle Rechte vorbehalten. eMail: info@patent-de.com