L'invention est relative à la fabrication de solutions aqueuses de
chlorure de sodium, au départ de chlorure de sodium solide, contaminé par des métaux
lourds.
Les déchets d'origine ménagère ou hospitalière contiennent habituellement
des quantités substantielles de composés chlorés, ainsi que des métaux lourds. L'incinération
de ces déchets conduit dès lors à la production de fumées contaminées par du chlorure
d'hydrogène et des métaux lourds, et il est nécessaire de les épurer avant de les
rejeter dans l'atmosphère. Une technique connue d'épuration de telles fumées consiste
à les traiter, par voie sèche ou semi-humide, avec un réactif basique, sodique,
habituellement du bicarbonate de sodium ou du carbonate de sodium [brevet européen
EP-B 0 603 218 de SOLVAY (Société Anonyme)]. Les poussières recueillies de cette
technique d'épuration de fumée contiennent une quantité appréciable de chlorure
de sodium, qu'il est utile de valoriser, par exemple sous la forme de solutions
aqueuses. Ces poussières contiennent toutefois aussi des métaux lourds, dont la
présence doit être évitée dans les solutions aqueuses de chlorure de sodium. Selon
un procédé connu, on disperse les poussières dans une quantité d'eau suffisante
pour dissoudre le chlorure de sodium, et le milieu aqueux ainsi obtenu est additionné
d'hydroxyde de sodium ou de calcium pour l'alcaliniser et précipiter les métaux
lourds à l'état d'hydroxyde métalliques. Ceux-ci sont ensuite séparés de la solution
de chlorure de sodium au moyen d'une filtration (brevet européen EP-B 0 603 218
précité).
On a maintenant trouvé un procédé amélioré pour la fabrication de
solutions aqueuses de chlorure de sodium au départ d'une matière solide contenant
du chlorure de sodium et des métaux lourds, qui toutes autres choses égales par
ailleurs, permet d'obtenir des solutions aqueuses dont le degré de pureté est supérieur
à celui obtenu avec le procédé connu décrit plus haut.
En conséquence, l'invention concerne un procédé de fabrication d'une
solution aqueuse de chlorure de sodium, selon lequel on disperse, dans de l'eau,
une matière solide comprenant du chlorure de sodium et des métaux lourds, on alcalinise
le milieu aqueux ainsi obtenu, pour précipiter les métaux lourds à l'état d'hydroxydes
métalliques et on soumet ensuite le milieu aqueux à une clarification mécanique.
Selon l'invention, on coprécipite du carbonate de calcium avec les hydroxydes métalliques
dans le milieu aqueux.
Dans le procédé selon l'invention, la matière solide est habituellement
à l'état d'une poudre. Son origine n'est pas critique. Elle est généralement un
résidu industriel, par exemple un résidu d'épuration d'un fluide industriel.
La matière solide soumise au procédé selon l'invention contient du
chlorure de sodium et des métaux lourds. On entend désigner par métaux lourds, les
métaux dont la masse spécifique est au moins égale à 5 g/cm3, ainsi que
le béryllium, l'arsenic, le sélénium et l'antimoine, conformément à la définition
généralement admise (Heavy Metals in Wastewater and Studge Treatment Processes;
Vol. I, CRC Press, Inc; 1987; page 2). Dans le cadre de la présente invention, l'aluminium
est associé aux métaux lourds.
Les quantités respectives de chlorure de sodium et de métaux lourds
dans la matière solide soumise au procédé selon l'invention ne sont pas critiques
et dépendent de l'origine de celle-ci. Par exemple, dans le cas de poussières provenant
du traitement d'un gaz contenant du chlorure d'hydrogène, avec un réactif basique
sodique, la matière solide contient habituellement au moins 10 g de chlorure de
sodium par kg (généralement de 50 à 850 g/kg) et de 5 à 80 g de métaux lourds par
kg. La matière solide peut en outre éventuellement contenir d'autres constituants
hydrosolubles ou insolubles dans l'eau, tels que, par exemple, du sulfate de sodium,
du carbonate de calcium et du sulfate de calcium. Elle contient habituellement du
carbonate de sodium, lorsqu'elle provient du traitement d'un gaz contenant du chlorure
d'hydrogène, avec un réactif basique alcalin.
L'eau doit être mise en oeuvre en une quantité suffisante pour dissoudre
la totalité du chlorure de sodium. On n'a pas intérêt à utiliser un excès d'eau.
L'alcalinisation du milieu aqueux a pour fonction d'insolubiliser
les métaux lourds, en les précipitant à l'état d'hydroxydes métalliques. Elle est
normalement réalisée par addition d'un composé basique au milieu aqueux. On utilise
avec avantage de l'hydroxyde de sodium, à l'état solide ou l'état d'une solution
aqueuse. L'alcalinisation doit être réglée pour insolubiliser les métaux lourds
présents dans le milieu aqueux et elle dépend dès lors des métaux lourds présents.
En pratique, on obtient de bons résultats en réalisant l'alcalinisation de manière
que le pH du milieu aqueux soit au moins égal à 8 et n'excède pas 14, de préférence
12, les meilleurs résultats étant obtenu lorsque le pH se situe entre 9 et 12.
Dans le procédé selon l'invention, la clarification mécanique est
un processus opératoire dans lequel une suspension d'une ou plusieurs substances
solides dans un liquide est soumise à une séparation physique en au moins une phase
très concentrée en substance solide et une phase liquide sensiblement exempte de
substance solide, sans changement d'état de l'un ou l'autre constituant de la suspension
aqueuse, en particulier sans évaporation, ni solidification du liquide. Des exemples
de ce processus opératoire de clarification comprennent la filtration, la centrifugation
et la sédimentation suivie d'une décantation. La filtration est le processus préféré,
que l'on peut éventuellement combiner à une centrifugation ou à une sédimentation
suivie d'une décantation.
Dans le procédé selon l'invention, la clarification a pour fonction
de séparer les matières insolubles (particulièrement le précipité d'hydroxydes de
métaux lourds) de la solution aqueuse de chlorure de sodium.
Conformément à l'invention, on coprécipite du carbonate de calcium
avec les hydroxydes de métaux lourds. On entend, par cette expression, que du carbonate
de calcium précipite dans le milieu aqueux, en même temps que les hydroxydes de
métaux lourds.
Tout moyen approprié peut être utilisé pour précipiter le carbonate
de calcium. Selon une forme de réalisation préférée de l'invention, on précipite
le carbonate de calcium en faisant réagir du carbonate de sodium avec du chlorure
de calcium et éventuellement d'autres sels solubles du calcium (par exemple le sulfate
de calcium) dans le milieu aqueux. Dans cette forme de réalisation de l'invention,
les quantités respectives de chlorure de calcium et de carbonate de sodium sont
de préférence voisines des quantités stoechiométriques nécessaires pour former,
par réaction, du carbonate de calcium.
Selon une première variante de cette forme de réalisation du procédé,
le chlorure de calcium et le carbonate de sodium sont introduits simultanément dans
le milieu aqueux. Selon une autre variante du procédé, que l'on préfère, la matière
solide contient du carbonate de sodium et on introduit le chlorure de calcium dans
le milieu aqueux. Dans cette variante de l'invention, la quantité de carbonate de
sodium dans la matière solide va dépendre de l'origine de celle-ci. Elle est généralement
inférieure à la quantité de chlorure de sodium et habituellement comprise entre
5 et 250 g par kg de matière solide. Dans cette variante de l'invention, on utilise
avantageusement une quantité de chlorure de calcium au moins égale à la quantité
stoechiométrique nécessaire pour former du carbonate de calcium par réaction avec
la totalité du carbonate de sodium de la matière solide. Cette variante du procédé
selon l'invention s'applique notamment au cas des poussières que l'on forme en soumettant
une fumée contaminée par du chlorure d'hydrogène et des métaux lourds, à un traitement
par voie sèche ou semi-humide, avec un réactif basique comprenant du carbonate de
sodium ou du bicarbonate de sodium. Elle s'applique aussi aux résidus solides que
l'on obtient en soumettant une telle fumée à un lavage avec une solution aqueuse
d'hydroxyde de sodium.
Dans une forme d'exécution particulière du procédé selon l'invention,
on ajoute un liant hydraulique au milieu aqueux, avant la clarification. Le liant
hydraulique peut par exemple comprendre de la chaux, du clinker de ciment Portland
ou du ciment Portland. On préfère le clinker de ciment Portland. Le liant hydraulique
a pour fonction de former un béton avec le précipité recueilli de la clarification
et de l'eau. La quantité de liant hydraulique qu'il faut mettre en oeuvre va dès
lors dépendre de la composition de la matière solide soumise au procédé, plus particulièrement
de la quantité de métaux lourds et de matières normalement insolubles dans l'eau,
qu'elle contient. La quantité optimum de liant hydraulique doit par conséquent être
déterminée dans chaque cas particulier, au moyen d'un travail de routine. En pratique,
dans la majorité des cas, on obtient de bons résultats en utilisant une quantité
pondérale de liant hydraulique sensiblement comprise entre 5 et 90 % (de préférence
10 et 60 %) du poids de matière sèche du précipité susdit.
Dans cette forme de réalisation de l'invention, tout mode opératoire
peut être utilisé pour introduire le liant hydraulique dans le milieu aqueux. Un
premier mode opératoire consiste à disperser le liant hydraulique dans le milieu
aqueux. Selon un second mode opératoire, qui est préféré, le liant hydraulique est
dispersé dans l'eau en même temps que la matière solide. Pour exécuter ce mode de
réalisation de l'invention, on peut d'abord mélanger le liant hydraulique à la matière
solide et disperser ensuite le mélange ainsi obtenu, dans l'eau.
Toutes autres choses égales par ailleurs, la forme de réalisation
de l'invention, qui vient d'être décrite, facilite l'étape de clarification et permet
d'obtenir une solution aqueuse de chlorure de sodium de plus grande pureté.
Selon une variante avantageuse de cette forme de réalisation de l'invention,
le liant hydraulique comprend un composé pouzzolanique, par exemple du laitier de
haut fourneau ou des cendres volantes de centrales thermiques de fabrication d'électricité.
Dans cette variante de l'invention, le composé pouzzolanique est avantageusement
utilisé en une quantité pondérale de 5 à 90 % (de préférence de 10 à 60 %) du poids
de matières sèches du précipité recueilli à la clarification.
Dans une autre forme de réalisation du procédé selon l'invention,
la solution aqueuse recueillie de la clarification est traitée sur une résine chélatante,
pour en éliminer les dernières traces de métaux lourds qui s'y trouveraient à l'état
dissous. Des particularités et détails concernant le traitement de la solution aqueuse
de chlorure de sodium sur la résine chélatante sont accessibles dans le brevet européen
EP-603 218 [SOLVAY (Société Anonyme)].
L'invention s'applique particulièrement bien dans le cas où les métaux
lourds de la matière solide comprennent de l'aluminium, de l'arsenic, de l'antimoine,
de l'étain et du zinc. Le procédé selon l'invention montre aussi une bonne efficacité
pour l'épuration en fer, en phosphore et en silicium. L'invention trouve une utilisation
avantageuse pour le traitement des poussières que l'on obtient en soumettant une
fumée contaminée par du chlorure d'hydrogène et des métaux lourds, à un traitement
par voie sèche ou semi-humide avec un composé basique sodique.
Dans cette utilisation de l'invention, le composé sodique est, par
définition, un composé chimique contenant du sodium. Il est généralement un composé
inorganique et il est basique de sorte qu'il décompose le chlorure d'hydrogène présent
dans la fumée en formant du chlorure de sodium. Le composé sodique constitue généralement
plus de 50 % (de préférence au moins 80 %) du poids du réactif basique. Il constitue
avantageusement l'essentiel, voire la totalité du réactif basique. Le composé sodique
peut par exemple comprendre de l'hydroxyde de sodium, du carbonate de sodium anhydre
ou hydraté, du bicarbonate de sodium ou un mélange de carbonate de sodium et de
bicarbonate de sodium, par exemple du sesquicarbonate de sodium qui est un composé
de formule générale Na2CO3.NaHCO3.2H2O
obtenu notamment au départ d'un minerai de trona. Le bicarbonate de sodium est préféré.
On entend par traitement par voie sèche un traitement dans lequel
le réactif basique est introduit à l'état d'une poudre solide dans la fumée, en
l'absence d'un liquide, en particulier d'eau. En général, dans le traitement par
voie sèche, le réactif basique est mis en oeuvre à l'état d'une poudre que l'on
injecte dans un courant de fumée circulant à l'intérieur d'une chambre de réaction.
On entend par traitement semi-humide un traitement dans lequel le
réactif basique est introduit dans la fumée en présence d'une quantité de liquide
(habituellement de l'eau) telle que celui-ci soit totalement vaporisé au moment
où on recueille le résidu solide. Dans le traitement par voie semi-humide, le réactif
basique est généralement mis en oeuvre à l'état d'une poudre dispersée dans un liquide,
généralement de l'eau. Des informations concernant ie traitement de ia fumée avec
ie réactif basique sont accessibles dans le brevet européen EP-0 603 218 et la demande
internationale WO 95/19835, tous les deux au nom de SOLVAY (Société Anonyme).
L'utilisation de l'invention, qui vient d'être décrite, trouve une
application intéressante pour les fumées produites par l'incinération des déchets
ménagers ou hospitaliers, comprenant des composés chlorés.
La solution aqueuse de chlorure de sodium obtenue à l'issue du procédé
selon l'invention se particularise par une très grande pureté et trouve, de ce fait,
diverses applications dans l'industrie. Elle peut notamment servir de matière première
pour la fabrication de carbonate de sodium par le procédé de la soude à l'ammoniaque
(également dénommé "Procédé SOLVAY"), pour la fabrication électrochimique de chlore
et de solutions aqueuses d'hydroxyde de sodium, ainsi que pour la fabrication de
sel solide.
Des particularités et détails de l'invention vont ressortir de la
description suivante des dessins annexés.
- La figure 1 représente schématiquement une forme de réalisation du procédé selon
l'invention;
- La figure 2 représente une variante d'exécution du procédé de la figure 1.
Dans ces figures, des mêmes notations de référence désignent des éléments
identiques.
L'installation de la figure 1 comprend un four 1 que l'on alimente
avec des déchets ménagers ou hospitaliers 2. La fumée 3 émise par le four 1 est
contaminée par du chlorure d'hydrogène, des métaux lourds volatiles et du dioxyde
de soufre. Elle est par ailleurs chargée de cendres contenant des métaux lourds.
On l'introduit dans une chambre de réaction 7 où on lui additionne du bicarbonate
de sodium 8 à l'état d'une poudre. Le bicarbonate de sodium est introduit dans la
fumée en une quantité suffisante pour décomposer sensiblement la totalité du chlorure
d'hydrogène et du dioxyde de soufre de la fumée et former du chlorure de sodium
et du sulfate de sodium. La fumée 9 recueillie de la chambre de réaction 7 est traitée
sur un filtre 10 pour la dépoussiérer et la fumée ainsi dépoussiérée 11 est évacuée
à la cheminée 12. Le filtre 10 comprend de préférence un filtre à tissu filtrant
(par exemple un filtre à manches).
Les poussières 13 retenues sur le filtre 10 comprennent du chlorure
de sodium, du sulfate de sodium, des métaux lourds ci du carbonate de sodium provenant
de l'excès de bicarbonate de sodium mis en oeuvre dans le réacteur 7. On les introduit
dans une chambre de réaction où on introduit par ailleurs du chlorure de calcium
4, de l'hydroxyde de sodium 5 et de l'eau 6. La quantité molaire de chlorure de
calcium 4 est au moins égale à la quantité molaire de carbonate de sodium dans les
poussières 13. Elle est avantageusement égale à la somme des quantités molaires
de carbonate de sodium et de sulfate de sodium dans les poussières 13. L'eau 6 est
utilisée en une quantité suffisante pour dissoudre le chlorure de sodium, le carbonate
de sodium et le sulfate de sodium des poussières et former un brouet aqueux, pompable.
L'hydroxyde de sodium 5 est utilisé en une quantité suffisante pour conférer audit
brouet aqueux une valeur de pH sensiblement compris entre 8 et 12, de manière à
précipiter les métaux lourds à l'état d'hydroxydes métalliques. Dans la chambre
de réaction 14, les métaux lourds des poussières précipitent à l'état d'hydroxydes
métalliques. Pendant la précipitation des hydroxydes de métaux lourds, du carbonate
de calcium et du sulfate de calcium précipitent, comme résultat de la réaction du
chlorure de calcium avec le carbonate de sodium et le sulfate de sodium des poussières.
Le brouet aqueux 15 recueilli de la chambre de réaction 14 est immédiatement traité
sur un filtre 16 où on sépare, d'une part, un gâteau 17 et, d'autre part, une solution
aqueuse de chlorure de sodium 18. Celle-ci est ensuite traitée sur une résine chélatante
19 pour en éliminer les dernières traces de métaux lourds qu'elle contient à l'état
dissous.
La variante d'exécution schématisée à la figure 2 comprend une chambre
de mélange 20 en amont de la chambre de réaction 14. Dans cette chambre de mélange,
les poussières 13 sont mélangées avec un liant hydraulique 21, celui-ci consistant
avantageusement en un mélange de ciment Portland et de laitier de haut fourneau.
Le mélange pulvérulent 22, recueilli de la chambre de mélange 20, est introduit
dans la chambre de réaction 14 où on le soumet au traitement décrit plus haut en
référence à la figure 1. Le gâteau 17 est déposé sur une aire d'épandage 23, où
on l'arrose avec une quantité suffisante d'eau 24 pour provoquer la prise et le
durcissement du liant hydraulique et former progressivement un bloc solide et inerte
25. Après broyage, le bloc 15 peut être évacué dans une décharge publique, non représentée.
La variante d'exécution de la figure 2 permet d'obtenir, de manière
économique, des solutions aqueuses de chlorure de sodium de grande pureté. Elle
présente l'avantage supplémentaire de réaliser une évacuation économique des matières
insolubles et des métaux lourds des poussières résultant de l'épuration des fumées
des incinérateurs de déchets ménagers ou hospitaliers.
Les exemples suivants servent à illustrer l'invention.
Une fumée provenant d'un incinérateur de déchets ménagers a été traitée
avec du bicarbonate de sodium à l'état sec, puis filtrée, comme décrit plus haut,
en référence aux figures 1 et 2. On a recueilli sur le filtre des poussières contenant
une majorité de chlorure de sodium, ainsi que du carbonate de sodium, du sulfate
de sodium et des métaux lourds. On a introduit les poussières dans une chambre de
mélange, où on les a mélangées avec du ciment Portland et des cendres volantes de
centrale thermique de fabrication d'électricité. Le mélange pulvérulent ainsi obtenu
a été divisé en trois lots que l'on a ensuite additionnés d'eau, d'hydroxyde de
sodium et de chlorure de calcium. Le brouet aqueux obtenu avec chaque lot a été
homogénéisé puis soumis à une filtration, de laquelle on a recueilli une solution
aqueuse de chlorure de sodium. Trois essais successifs ont été réalisés séparément
avec les trois lots. Les trois essais ont différé l'un de l'autre par la quantité
de chlorure de calcium mise en oeuvre.
Dans un premier essai, on a mis en oeuvre 0,6 mole de chlorure de
calcium par mole de carbonate de sodium des poussières.
Dans un second essai, on a mis en oeuvre 0,85 mole de chlorure de
calcium par mole de carbonate de sodium.
Dans le troisième essai, on a mis en oeuvre 1 mole de chlorure de
calcium par mole de carbonate de sodium des poussières.
A l'issue de chaque essai, on a analysé la composition de la solution
aqueuse de chlorure de sodium obtenue. Les résultats des analyses sont mentionnés
dans les tableaux suivants. Dans le tableau 1, figurent les teneurs de la solution
aqueuse en chlorure de sodium, en carbonate de sodium, en hydroxyde de sodium et
en sulfate de sodium. Dans le tableau 2 figurent les teneurs de la solution aqueuse
en métaux lourds. Les résultats obtenus dans les trois essais montrent le progrès
du procédé selon l'invention, en ce qui concerne la pureté de la solution aqueuse
de chlorure de sodium. Le tableau 2 montre plus particulièrement l'intérèt d'utiliser
1 mole de chlorure de calcium par mole de carbonate de sodium des poussières.
Essai
n°
Rapport molaire
CaCl2/Na2CO3
NaCl
(g/kg)
Na2CO3
(g/kg)
NaOH
(g/kg)
Na2SO4
(g/kg)
1
0,60
166,1
23,1
5,2
38,7
2
0,85
195,1
2,3
1,0
29,8
3
1,00
213,1
0,1
-
14,1
Essai n°
1
2
3
Rapport molaire
CaCl2/Na2CO3
0,60
0,85
1,00
Al (mg/kg)
6 058
885
0,98
As (mg/kg)
0,50
0,09
< 0,04
Fe (mg/kg)
0,47
0,09
0,05
Hg (mg/kg)
0,03
0,02
0,02
Mn (mg/kg)
0,11
< 0,02
< 0,02
Mo (mg/kg)
2,83
2,88
1,91
Ni (mg/kg)
< 0,16
< 0,11
< 0,11
Pb (mg/kg)
< 0,94
< 0,77
< 0,72
Sb (mg/kg)
5,5
3,65
0,11
Sn (mg/kg)
6,1
< 0,22
< 0,24
Zn (mg/kg)
8,6
0,81
0,21