| Dokumentenidentifikation |
EP0921541 09.06.2004 |
| EP-Veröffentlichungsnummer |
0000921541 |
| Titel |
Herstellungsverfahren für einen nanokristallinen weichmagnetischen Kern für Anwendung in einem Differentialschutzschalter |
| Anmelder |
Mecagis, Puteaux, FR |
| Erfinder |
Couderchon, Georges, 58160 Sauvigny-lès-Bois, FR; Verin, Philippe, 58160 Savigny-lès-Bois, FR; Caquard, Christian, 58270 Billy Chevannes, FR |
| Vertreter |
derzeit kein Vertreter bestellt |
| DE-Aktenzeichen |
69823621 |
| Vertragsstaaten |
AT, DE, ES, FR, IT, NL |
| Sprache des Dokument |
FR |
| EP-Anmeldetag |
13.11.1998 |
| EP-Aktenzeichen |
984028043 |
| EP-Offenlegungsdatum |
09.06.1999 |
| EP date of grant |
06.05.2004 |
| Veröffentlichungstag im Patentblatt |
09.06.2004 |
| IPC-Hauptklasse |
H01F 41/02
|
| IPC-Nebenklasse |
H01F 1/153
H01H 83/14
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| Beschreibung[fr] |
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La présente invention concerne un noyau magnétique en alliage magnétique
doux nanocristallin utilisable notamment pour la fabrication d'un disjoncteur
différentiel de la classe A.
Les disjoncteurs différentiels de la classe A sont des disjoncteurs
différentiels à propre courant sensible non seulement aux courants de défaut sinusoïdaux,
mais également aux courants de défauts pulsés. Ces disjoncteurs différentiels comportent
un noyau magnétique en alliage magnétique doux ayant une perméabilité magnétique
maximale d'impédance µz à 50 Hertz élevée et un rapport Br/Bm de l'induction
rémanente à l'induction à saturation inférieure à 0,2, et une bonne stabilité en
température des propriétés magnétiques dans la plage de température de fonctionnement
qui s'étend de - 25 °C à + 100 °C. La perméabilité magnétique maximale d'impédance
µz doit être élevée, car, plus elle est élevé, plus il est possible
de réduire les dimensions du noyau magnétique et donc de miniaturiser le disjoncteur
différentiel ; le rapport Br/Bm doit rester faible pour préserver la sensibilité
du disjoncteur aux courants pulsés. De plus, la sensibilité du disjoncteur aux
courants de défaut pulsés est d'autant meilleur que les grandeurs ΔBstat
et ΔBdyn
sont plus élevés ; ΔBstat et ΔBdyn
étant les amplitudes de variation de l'induction magnétique engendrées par un champ
d'excitation alternatif redressé demi-onde dans le premier cas et pleine onde dans
le second.
On peut fabriquer des noyaux magnétiques pour disjoncteurs différentiels
de la classe A en utilisant un alliage magnétique doux du type comprenant plus
de 60 atomes % de fer, du cuivre, du silicium, du bore et un élément pris parmi
le niobium, le titane, le zirconium, le hafnium, le vanadium, le tantale, le chrome,
le molybdène, le tungstène et le manganèse. Ces noyaux magnétiques sont obtenus
en coulant l'alliage sous forme d'un ruban amorphequi est enroulé pour former un
tore, puis soumis à un traitement thermique de cristallisation destiné à conférer
à l'alliage une structure nanocristalline, et, enfin, soumis à un traitement thermique
sous champ magnétique transverse appliqué de façon continue tout au long du traitement
thermique, le traitement thermique se faisant vers 400 °C. Les noyaux magnétiques
ainsi obtenus ont une stabilité en température satisfaisante et un rapport Br/Bm
inférieur à 0,2. Mais ils ne permettent pas d'obtenir une perméabilité magnétique
d'impédance µz mesurée à 50 Hz dans un champ d'excitation maximale de
10 mA/cm (valeur de crête) à 25 °C supérieure à 170 000 ni des valeurs de ΔBstat
et ΔBdyn supérieures à 0,19 Tesla pour un champ d'excitation d'amplitude
maximale de 10 mA/cm, ce qui limite les possibilités de miniaturisation.
Le but de la présente invention est de remédier à cet inconvénient
en proposant un moyen pour fabriquer un noyau magnétique utilisable dans un disjoncteur
différentiel de la classe A ayant à la fois une perméabilité magnétique d'impédance
µz mesurée à 50 Hz dans un champ d'excitation maximale de 10 mA/cm (valeur
de crête) supérieure à 200 000 et des valeurs de ΔBstat et ΔBdyn
supérieures
à 0,2 Tesla pour un champ d'excitation d'amplitude maximale de 10 mA/cm.
A cet effet, l'invention a pour objet un procédé pour la fabrication
d'un noyau magnétique en alliage magnétique doux nanocristallin dont la composition
chimique comprend plus de 60 atomes % de fer, de 10 à 20 atomes % de silicium,
de 0,1 à 2 atomes % de cuivre, de 5 à 20 atomes % de bore, de 0,1 à 10 atomes %
d'au moins un élément pris parmi le niobium, le titane, le zirconium, le hafnium,
le vanadium, le tantale, le chrome, le molybdène, le tungstène et le manganèse,
ainsi que des impuretés résultant de l'élaboration; la somme des teneurs en silicium
et en bore étant inférieure à 30 atomes %; l'alliage nanocristallin étant obtenu
par un traitement thermique de cristallisation de l'alliage à l'état amorphe. Selon
ce procédé, on effectue sur le noyau magnétique un traitement thermique sous champ
magnétique transverse à une température comprise entre 250 °C et 450 °C, le champ
magnétique étant appliqué sous forme de créneaux.
De préférence, le traitement thermique sous champ magnétique transverse
est effectué à une température comprise entre 300 °C et 400 °C.
Ce procédé s'applique plus particulièrement aux alliages magnétiques
doux nanocristallins dont la composition chimique comprend de 10 à 17 atomes %
de silicium, de 0,5 à 1,5 atomes % de cuivre, de 5 à 14 atomes % de bore et de
2 à 4 % d'au moins un élément pris parmi le niobium, le titane, le zirconium, le
hafnium, le vanadium, le tantale, le chrome, le molybdène, le tungstène et le manganèse.
Avant d'effectuer le traitement thermique de cristallisation de l'alliage
à l'état amorphe, on peut effectuer sur l'alliage à l'état amorphe un traitement
thermique de relaxation à une température inférieure à la température de début
de cristallisation de l'alliage à l'état amorphe. De préférence, le traitement
thermique de relaxation consiste en un maintien à une température comprise entre
250 °C et 480 °C pendant un temps compris entre 0,1 et 10 heures.
Le noyau magnétique obtenu par le procédé selon l'invention peut être
utilisé avantageusement pour la fabrication d'un disjoncteur différentiel à propre
courant de la classe A.
L'invention va maintenant être décrite plus en détails et illustrée
par un exemple.
Pour fabriquer un noyau magnétique en alliage magnétique doux nanocristallin,
on coule l'alliage sous forme d'un ruban amorphe, puis on enroule un segment de
ruban de longueur appropriée autour d'un mandrin de façon à former une bobine torique
de section rectangulaire ou carrée. La bobine qui va constituer le noyau magnétique
est alors soumise à un traitement thermique de cristallisation destiné à déstabiliser
la structure amorphe et à provoquer la formation de cristaux dont la taille est
inférieure à 100 nanomètres, voire inférieure à 20 nanomètres, et, ainsi, obtenir
une structure appelée « nanocristalline ». Ce traitement est, ensuite, complété
par un traitement thermique sous champ magnétique transverse, c'est à dire, sous
un champ magnétique parallèle à l'axe du noyau. L'alliage est du type décrit notamment
dans les demandes de brevet européen EP 0 271 657 et EP 0 299 498. Il est constitué
principalement de fer en une teneur supérieure à 60 atomes %, et contient en outre
:
- de 0,1 à 2 at %, et de préférence, de 0,5 à 1,5 at % de cuivre ;
- de 10 à 20 at %, et de préférence, moins de 17 at % de silicium ;
- de 5 à 20 at %, et de préférence, moins de 14 at % de bore ;
- de 0,1 à 10 at % d'au moins un élément pris parmi le niobium, le titane, le
zirconium, le hafnium, le vanadium, le tantale, le chrome, le molybdène, le tungstène
et le manganèse; de préférence de 2 et 4 at % de niobium .
L'alliage contient également des impuretés résultant de l'élaboraton.
La somme des teneurs en silicium et en bore doit, de préférence, rester
inférieure à 30 at % et, mieux encore, rester inférieure à 25 at %.
Le recuit de cristallisation consiste en un maintien à une température
supérieure à la température de début de cristallisation et inférieure à la température
de début d'apparition des phases secondaires qui détériorent les propriétés magnétiques.
En général, la température de recuit de cristallisation est comprises entre 500
°C et 600 °C, mais elle peut être optimisée pour chaque ruban, par exemple, en
déterminant par des essais la température qui conduit à la perméabilité magnétique
maximale. La température de recuit de cristallisation peut alors être choisie égale
à cette température.
Le traitement thermique effectué sous champ magnétique est effectué
à une température comprise entre 250 °C et 450 °C, et de préférence entre 300 °C
et 400 °C. Pendant le maintien en température, le champ magnétique est appliqué
sous forme d'une succession de créneaux. Un créneau correspond à une période pendant
laquelle le champ magnétique appliqué est maximal, suivi d'une période pendant
la quelle il est nul ou très faible (inférieur à 10 % du champ magnétique maximal
atteint pendant le traitement). Le champ magnétique appliqué peut être continu
ou alternatif, dans ce dernier cas, l'intensité du champ magnétique est l'intensité
de crête (intensité maximale atteinte à chaque alternance). L'intensité du champ
magnétique peut être constante pendant toute la période d'application du champ
(créneaux rectangulaires) ou variable. Tous les créneaux peuvent être de même intensité
ou au contraire d'intensité variable d'un créneau à l'autre. Le traitement thermique
peut se terminer à la fin de la période d'application du champ magnétique du dernier
créneau ; l'essentiel étant que le traitement comporte au moins deux périodes pendant
lesquelles le champ magnétique appliqué séparées par une période pendant laquelle
le champ magnétique n'est pas appliqué. Les inventeurs ont, en effet, constaté
qu'en procédant ainsi, la stabilité en température des propriétés magnétiques du
noyau magnétique étaient très sensiblement améliorées.
Par ce procédé on obtient un noyau magnétique dont la perméabilité
magnétique d'impédance µz mesurée à 50 Hertz dans un champ magnétique
d'excitation maximale de 10 mA/cm (valeur de crête) à 25 °C est supérieur à 200
000, et dont la perméabilité magnétique varie de moins de 25 % sur la plage de
température comprise entre - 25 °C et + 100 °C. De plus, le rapport Br/Bm de l'induction
rémanente à l'induction à saturation est inférieure à 0,2, ΔBstat
et ΔBdyn
sont tous les deux supérieures à 0,2 Tesla, le rapport
ΔBstat/ΔBdyn étant voisin de 1. Un tel noyau
magnétique peut être utilisé dans un disjoncteur différentiel de la classe A. Du
fait de ses propriétés magnétiques, à sensibilité égale du disjoncteur, la section
du noyau peut être réduite sensiblement par rapport à la section d'un noyau magnétique
selon l'art antérieur.
En complément des traitements thermiques qui viennent d'être décrit,
on peut, avant le traitement thermique de cristallisation, effectuer sur le noyau
un traitement thermique de relaxation à une température inférieure à la température
de début de cristallisation de la bande amorphe, et, de préférence, comprise entre
250°C et 480 °C. Ce recuit de relaxation a pour avantage de réduire encore la sensibilité
des propriétés magnétiques des noyaux à la température, de réduire la dispersion
des propriétés magnétiques de noyaux fabriqués en série et de réduire la sensibilité
des propriétés magnétiques aux contraintes.
A titre d'exemple, à partir d'un ruban en alliage Fe73,5Si13,5B9Cu1Nb3,
(73,5 at % de fer, 13,5 at % de silicium, etc.), de 20 µm d'épaisseur et 10 mm
de largeur obtenus par trempe directe sur une roue refroidie, on a fabriqué deux
séries A et B de noyaux magnétiques qui ont été soumises toutes les deux à un traitement
de cristallisation de 1 heures à 530 °C (sans traitement de relaxation). A titre
de comparaison, la première série A de noyaux a été soumise à un traitement thermique
de 1 heure à 350 °C sous champ magnétique transverse appliqué de façon continue.
Conformément à l'invention, l'autre série, B, a été soumise à un traitement thermique
de 1 heure à 350 sous champ magnétique transverse appliqué sous forme de créneaux
de 5 mn sous champ magnétique séparées par des périodes de 15 mn sans champ magnétique.
Pour l'une des séries, on a mesuré à 25 °C les grandeurs µz, ΔBstat
et ΔBdyn pour un champ magnétique d'excitation alternatif à 50
Hertz d'amplitude maximale de 10 mA/cm ; on a également mesuré le rapport Br/Bm.
Les résultats ont été les suivants :
série
µ (10 mA/cm°
ΔBstat (T)
ΔBdyn (T)
ΔBstat / ΔBdyn
Br/Bm
A compar.
153 000
0,172
0,169
1,017
0,05
B invention
230 000
0,240
0,234
1,025
0,1
Ces exemples montrent bien l'amélioration de propriétés magnétiques
apportées par le procédé selon l'invention : µz supérieur à 200 000,
ΔBstat et ΔBdyn
supérieurs à 0,2 Tesla, avec ΔBstat/ΔBdyn
voisin de 1 et Br/Bm inférieur à 0,2.
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| Anspruch[fr] |
- Procédé pour la fabrication d'un noyau magnétique en alliage magnétique doux
nanocristallin dont la composition chimique comprend plus de 60 atomes % de fer,
de 10 à 20 atomes % de silicium, de 0,1 à 2 atomes % de cuivre, de 5 à 20 atomes
% de bore, de 0,1 à 10 atomes % d'au moins un élément pris parmi le niobium, le
titane, le zirconium, le hafnium, le vanadium, le tantale, le chrome, le molybdène,
le tungstène et le manganèse, ainsi que des impuretés résultant de l'élaboration,
la somme des teneurs en silicium et en bore étant inférieure à 30 atomes %, l'alliage
nanocristallin étant obtenu par un traitement thermique de cristallisation de l'alliage
à l'état amorphe, caractérisé en ce que on effectue sur le noyau magnétique un
traitement thermique sous champ magnétique transverse à une température comprise
entre 250 °C et 450 °C, le champ magnétique étant appliqué sous forme de créneaux.
- Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que le traitement thermique
sous champ magnétique transverse est effectué à une température comprise entre
300 °C et 400 °C.
- Procédé selon la revendication 1 ou la revendication 2 caractérisé en ce que
la composition chimique de l'alliage magnétique doux nanocristallin comprend de
10 à 17 atomes % de silicium, de 0,5 à 1,5 atomes % de cuivre, de 5 à 14 atomes
% de bore et de 2 à 4 % d'au moins un élément pris parmi le niobium, le titane,
le zirconium, le hafnium, le vanadium, le tantale, le chrome, le molybdène, le
tungstène et le manganèse.
- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3 caractérisé en ce que,
avant d'effectuer le traitement thermique de cristallisation de l'alliage à l'état
amorphe, on effectue sur l'alliage à l'état amorphe un traitement thermique de
relaxation à une température inférieure à la température de début de cristallisation
de l'alliage à l'état amorphe.
- Procédé selon la revendication 4 caractérisé en ce que le traitement thermique
de relaxation consiste en un maintien à une température comprise entre 250 °C et
480 °C pendant un temps compris entre 0,1 et 10 heures.
- Noyau magnétique en alliage magnétique doux nanocristallin dont la composition
chimique comprend plus de 60 atomes % de fer, de 10 à 20 atomes % de silicium,
de 0,1 à 2 atomes % de cuivre, de 5 à 20 atomes % de bore, de 0,1 à 10 atomes %
d'au moins un élément pris parmi le niobium, le titane, le zirconium, le hafnium,
le vanadium, le tantale, le chrome, le molybdène, le tungstène et le manganèse,
ainsi que des impuretés résultant de l'élaboration, la somme des teneurs en silicium
et en bore étant inférieure à 30 atomes %, l'alliage nanocristallin étant obtenu
par un traitement thermique de cristallisation de l'alliage à l'état amorphe, caractérisé
en ce que, pour un champ magnétique d'excitation alternatif à 50 Hertz d'amplitude
maximale de 10 mA/cm, à 25 °C, la perméabilité magnétique d'impédance µz
est supérieure à 200 000, le rapport Br/Bm de l'induction rémanente Br à l'induction
à saturation Bm inférieur à 0,2 et les grandeurs ΔBstat et ΔBdyn
sont supérieures à 0,2 Tesla.
- Utilisation d'un noyau magnétique selon la revendication 6 pour la fabrication
d'un disjoncteur différentiel à propre courant de la classe A.
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