PatentDe  


Dokumentenidentifikation EP1159475 24.06.2004
EP-Veröffentlichungsnummer 0001159475
Titel VERFAHREN ZUR HERSTELLUNG EINES GEWEBES
Anmelder Cortex S.A., Sainte Consorce, FR
Erfinder CORBIERE, Claude, F-69890 La Tour de Salvagny, FR
Vertreter derzeit kein Vertreter bestellt
DE-Aktenzeichen 60010868
Vertragsstaaten AT, BE, CH, CY, DE, DK, ES, FI, FR, GB, GR, IE, IT, LI, LU, MC, NL, PT, SE
Sprache des Dokument FR
EP-Anmeldetag 08.03.2000
EP-Aktenzeichen 009094483
WO-Anmeldetag 08.03.2000
PCT-Aktenzeichen PCT/FR00/00567
WO-Veröffentlichungsnummer 0000053834
WO-Veröffentlichungsdatum 14.09.2000
EP-Offenlegungsdatum 05.12.2001
EP date of grant 19.05.2004
Veröffentlichungstag im Patentblatt 24.06.2004
IPC-Hauptklasse D03J 1/02
IPC-Nebenklasse D03D 15/04   D03D 41/00   D06B 11/00   

Beschreibung[fr]
Domaine technique

L'invention se rattache au domaine de l'industrie textile. Elle concerne plus précisément la réalisation de tissus fantaisie utilisés pour l'habillement ou analogue. Elle vise plus particulièrement des perfectionnements apportés à des procédés de tissage combinés à des opérations de traitement des fils de chaîne. Elle concerne également les étoffes ainsi obtenues qui présentent des motifs originaux.

Techniques antérieures

Comme on le sait, certains tissus fantaisie présentent des motifs qui sont constitués par des fils de chaîne de nature ou ayant des propriétés différentes, qui sont juxtaposées: Il est donc nécessaire lorsque l'on fabrique un tel tissu, que les fils de chaîne proviennent de deux ensouples différentes, voire plus. Ainsi, les fils issus des deux ensouples forment deux nappes parallèles qui sont mixées au niveau de barres d'embarage, avant de pénétrer dans la zone de formation de la foule. Les deux ensouples sont nécessaires pour autoriser une avance différente des nappes de fils qui sont soit de nature différente, soit qui ont subi des traitements préalables et différents tels que des teintures.

Ainsi, le problème de la gestion de multiples ensouples se pose dans plusieurs types de tissus fantaisie tels que notamment les étoffes présentant un aspect particulièrement original, se rapprochant des étoffes de crêpe de coton, plus généralement appelées "seersucker".

On rencontre également le problème de gestion d'un grand nombre d'ensouples dans la réalisation de tissus à rayures.

En effet, dans les deux cas, lorsque l'on souhaite associer au sein d'une même ensouple plusieurs types de fils qui sont soit de nature différente, soit de coloris différent, cela implique des opérations préalables au tissage qui sont fastidieuses voire impossible lorsque les fils de chaîne à associer sont de nature très différente. En outre, lorsque les différents fils sont associés au sein d'une même ensouple, leur répartition et leur distribution sont figées, de sorte qu'il est impossible de modifier le nombre et la largeur de chacune des zones de propriétés spécifiques.

Ainsi, par exemple, la largeur des rayures est déterminée de façon intangible par la répartition des fils des coloris utilisés. En d'autres termes, il est nécessaire d'avoir une ensouple spécifique à la réalisation de chaque motif, ce qui bien évidemment est extrêmement coûteux et engendre des pertes de temps lorsque l'on souhaite changer de motifs.

Le problème n'est pas résolu lorsqu'on utilise deux ensouples différentes comportant chacune un type de fils. En effet, le mécanisme permettant d'associer en une nappe unique, au niveau d'une barre d'embarage, deux fils issus de deux ensouples différentes ne permet d'assurer qu'un mixage spécifique et une répartition donnée et figée des fils issus de ces deux ensouples. Autrement dit, les métiers à tisser utilisés pour la réalisation de tels articles ne sont absolument pas versatiles mais au contraire souvent dédiés à la réalisation d'un seul type de tissu.

Un des objectifs de l'invention est de permettre la réalisation de tissus fantaisie choisis dans une grande variété, au moyen d'un métier à tisser unique aussi simple que possible, et porteur d'une seule ensouple formée avec une seule qualité de fils.

Exposé de l'invention

L'invention concerne donc un procédé pour obtenir une étoffe tissée. Ce procédé comporte de manière connue les étapes suivantes dans lesquelles :

  • on déroule en continu, depuis une seule ensouple, une nappe de fils de chaîne parallèles ;
  • on fait passer ladite nappe sur un rouleau porte-fils ;
  • on forme une foule au moyen de lisses, ladite foule étant définie dans la direction d'avancée de la chaîne, à l'entrée par un point d'ouverture de la foule, et de l'autre côté par un point de façure ;
  • on insère un fil de trame dans la foule au voisinage du point de façure pour former une étoffe ;
  • et enfin on tracte régulièrement et on enroule l'étoffe ainsi formée ;
et dans laquelle au voisinage du point d'ouverture de la foule, on provoque un échauffement des fils de chaîne, suivi d'un refroidissement desdits fils de chaîne dans la foule avant qu'ils n'atteignent les lisses.

Le procédé conforme à la présente invention se caractérise en ce que l'on provoque l'échauffement d'une partie seulement des fils de chaîne.

Autrement dit, le procédé conforme à l'invention traite de façon différenciée une partie des fils de chaîne, ce qui signifie que sur la largeur totale du tissu, seule une partie de ses fils de chaîne subit l'étape d'échauffement qui leur confère des propriétés spécifiques.

Ainsi, dans le cas où on provoque l'échauffement des fils de chaîne à une température suffisante pour provoquer un allongement et une diminution locale du module d'élasticité, le tissu ainsi obtenu présente des fils de chaîne issu d'une ensouple unique, débitant des fils homogènes, mais qui sont transformés de façon différenciée au cours de l'opération de tissage. De la sorte, lorsque le tissu obtenu subit une étape ultérieure de retrait, les fils de chaîne se comportent de façon différente selon qu'ils ont subit ou non le traitement par échauffement lors du tissage. Il s'ensuit que la longueur différente des fils de chaîne et le phénomène de retrait complémentaire, provoquent au niveau du tissu des déformations différentes et réparties en fonction de la sélection des fils de chaîne ayant subit ou non l'échauffement lors du tissage. En effet, les fils de chaîne ayant subit le traitement thermique lors du tissage, présentent une capacité de retrait moindre que ceux n'ayant pas été chauffés, et provoquent l'apparition de zones gaufrées en épaisseur lorsque les fils non chauffés se rétractent. Les effets ainsi obtenus sont fortement prononcés, et variables en fonction des fils utilisés.

En pratique, selon le procédé conforme à l'invention, on sépare, en aval du rouleau porte-fils, la nappe en deux séries de fils, et on maintient un écartement entre les deux séries de fils de chaîne, pour ne soumettre qu'une des deux séries à l'échauffement caractéristique. De cette manière, au moyen de deux simples baguettes d'enverjure, on scinde la nappe selon la géométrie souhaitée, en sélectionnant le nombre et la position des fils devant être chauffés sous tension. Grâce à la simplicité du mécanisme de séparation, il est possible de faire varier sans aucune difficulté la répartition entre les deux séries issues de la nappe en sélectionnant à volonté la répartition voulue. On peut par exemple choisir de ne chauffer qu'une plus faible partie des fils de chaîne, en conservant un plus grand nombre de fils non chauffés, qui subiront ensuite un fort retrait. On peut à l'inverse, choisir de chauffer une majorité des fils de chaîne pour obtenir encore d'autres effets.

La configuration de chacune des séries peut également être choisie en fonction de la volonté de l'utilisateur, et sans aucune restriction, avec la possibilité d'obtenir des effets variés sur la largeur du tissu. Ainsi, il est possible de créer chaque série de fils de chaîne en utilisant des nombres de fils identiques rassemblés par groupe ou par faisceau. On peut également faire varier le nombre de fils par faisceau sur la largeur du tissu, et avec une totale liberté de choix.

Avantageusement en pratique, le procédé conforme à l'invention peut comporter en outre une étape de traitement thermique "au libre". Ce traitement peut avantageusement être un ébouillantage ou bien encore un traitement par air chaud, sans contrainte de tension tel qu'on peut l'obtenir sur les matériels continus appelés "tumbler". Ainsi, en forçant le retrait au libre, on accentue la différence de comportement entre les fils ayant subit l'échauffement et les autres, ce qui provoque des déformations en volume plus prononcées. Dans une forme avantageuse du procédé, on peut faire suivre l'étape de retrait d'un calendrage, ou plus généralement d'un écrasement des motifs formés, pour obtenir un aspect extérieur différent et flatteur.

L'invention concerne également les étoffes textiles obtenues grâce au procédé conforme à l'invention, et qui présentent un aspect proche des tissus appelés "seersucker".

Avantageusement en pratique, les fils de chaîne utilisés peuvent être des fils crêpe et/ou des fils de crêpe texturés, c'est-à-dire ayant subit une étape de torsion et une étape de fausse torsion. On peut également varier les effets au sein du tissu en utilisant des fils de trame différents et lattés.

Comme déjà dit, l'étoffe obtenue peut présenter des effets extrêmement variés selon que les fils ayant subit le traitement thermique pendant le tissage sont en nombre égaux ou plus ou moins nombreux que ceux ayant conservés leur capacité de retrait sans avoir été chauffés. En outre, les effets peuvent être également variant en choisissant à l'intérieur de la série des fils de chaîne à chauffer des faisceaux présentant une répartition soit uniforme, soit variable selon un choix du fabricant.

Le procédé conforme à l'invention peut également s'avérer avantageux pour réaliser des motifs sur les fils de chaîne, à partir d'un papier transfert. Ainsi, plus précisément, conformément à cette mise en oeuvre particulière du procédé :

  • on amène au contact de la partie seulement des fils de chaîne qui subit l'échauffement, un papier transfert portant les motifs de colorants apte à être transféré sur les fils de chaîne sous l'effet dudit échauffement ;
  • on fait défiler ce papier transfert en rapport de vitesse avec la vitesse d'avancée de la nappe des fils de chaîne, de manière à ce que le transfert du motif de colorant n'ait lieu que sur la partie seulement des fils de chaîne qui subit l'échauffement.

En d'autres termes, l'invention consiste à dissocier la nappe de fils de chaîne de fils destinés à recevoir l'impression pour former des faisceaux de fils sur lesquels sont imprimés les motifs présents sur le papier transfert, et qui forment lorsqu'ils sont rassemblés avec les autres fils de la nappe, les rayures caractéristiques. De la sorte, seuls les fils formant les rayures sur le tissu sont imprimés, et les frontières des rayures sur le tissu sont parfaitement matérialisés au niveau d'un seul et unique fil. Les rayures sont donc parfaitement rectilignes. On sait en effet, que dans les procédés classiques d'impression transfert de papier comportant des rayures, la frontière entre deux rayures du papier n'est pas toujours localisée sur un seul et unique fil, mais au contraire a tendance à naviguer et à être répartie sur plusieurs fils, ce qui constitue un défaut de régularité.

En outre, on a observé que de façon surprenante, les fils situés en extrémité latérale de rayures reçoivent un surplus de colorant lors de l'impression et présentent une intensité de couleur supérieure au reste de la bande. Cette surintensité renforce la limite de la rayure en donnant un effet de serti particulièrement appréciable.

En pratique, lorsqu'on souhaite obtenir des rayures de largeur uniforme, on détermine chacune des séries de fils de chaîne, de telle sorte qu'elles soient constituées de faisceaux de fils comportant chacun un nombre de fils voisins. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à ce seul mode de réalisation, mais permet d'obtenir également des rayures de n'importe quelles dimensions, en sélectionnant de façon régulière ou non, et avec une totale liberté, le nombre de fils qui subiront l'étape d'impression. Une très grande variété peut ainsi être obtenue puisqu'il est possible de sélectionner fils par fils, et d'obtenir à l'extrême des rayures limitées à un seul fil en largeur.

On peut multiplier les effets, notamment en sélectionnant un papier transfert qui présente un motif en rayures parallèles au sens de défilement du papier, et telle qu'une des frontières entre lesdites bandes soit amené au voisinage de la partie des fils de chaîne sur laquelle a eu l'impression. Autrement dit, sur une même rayure obtenue par sélection d'une partie des fils de chaîne, on peut imprimer un motif supplémentaire, constitué lui-même de rayures, éventuellement mouvantes par la variation du mélange de deux couleurs voisines.

Comme déjà dit, l'invention concerne également les étoffes tissées, conformément à l'invention, et qui présentent une pluralité de rayures parallèles. On observe comme déjà dit, que chaque rayure présente ainsi une lisère dont l'intensité du coloris est supérieure à celle du reste de la rayure.

Description sommaire des figures

La manière de réaliser l'invention ainsi que les avantages qui en découlent ressortiront bien de 1a description des modes de réalisation qui suivent dans lesquels :

  • La figure 1 est une vue de côté d'un métier à tisser fonctionnant selon le procédé conforme à l'invention, montré dans son application pour la réalisation de tissus du type "seersucker".
  • La figure 2 est une vue de dessus de la nappe au niveau de la zone caractéristique de l'invention dans laquelle est provoqué l'échauffement préalable au tissage proprement dit.
  • La figure 3 est une vue de dessus de la même zone, mais avec une répartition différente des deux séries de fils de chaîne.
  • La figure 4 est une photographie d'un tissu du type "seersucker", obtenu conformément à l'invention.
  • La figure 5 est une photographie du tissu de la figure 4 ayant subit un calendrage.
  • La figure 6 est une vue de côté d'un métier à tisser fonctionnant dans une variante du procédé conforme à l'invention, destiné à réaliser des motifs en rayures sur un tissu.
  • La figure 7 est une photographie d'un échantillon de tissu obtenu grâce au métier à tisser de la figure 6.

Manières de réaliser l'invention

Comme déjà dit, l'invention concerne un procédé de tissage traitant de façon différenciée les fils de chaîne. Elle peut présenter plusieurs applications, et notamment deux applications principales à savoir la réalisation de tissus du type "seersucker", qui seront décrits dans un premier temps, ainsi que la réalisation de tissus à rayures, qui seront décrits dans un second temps.

Première manière de réaliser l'invention

Dans cette première application, le procédé de tissage est destiné à être appliqué à des fils de chaîne présentant généralement un module d'élasticité élevée.

Ce procédé peut être mise en oeuvre sur un métier à tisser traditionnel, équipé des éléments permettant d'assurer un traitement thermique des fils de chaîne alors qu'ils subissent la mise sous tension par le rouleau d'appel du tissu du métier à tisser, et comme le Demandeur l'a décrit dans le brevet FR 2 751 350.

Un tel métier à tisser comprend en outre, des agencements particuliers permettant de réaliser l'étoffe caractéristique de l'invention.

Ainsi, comme illustré à la figure 1, un métier à tisser présente dans le sens du parcours du fil, une ensouple (1) montée sur un fût (2), et sur lesquels sont enroulés tous les fils de chaîne parallèles.

Ces fils de chaîne (3), à partir de l'ensouple (1) sont déroulés jusqu'à un rouleau porte-fils (4) à partir duquel ils prennent une direction sensiblement horizontale.

Pour franchir la zone caractéristique de l'invention décrite ci-après, les fils de chaîne (3) passent de part et d'autre de deux baguettes d'enverjures (31, 32). Après ces baguettes d'enverjures (31, 32), ils sont rassemblés à nouveau en une seule nappe par les guides (5, 6). Puis ils sont pris en charge par des lisses (7, 8) dont l'objet est d'écarter vers le haut ou vers le bas les différents fils de chaîne (3) pour former la foule (9), et permettre l'insertion du fil de trame (16). La référence (15) désigne le point d'ouverture de la foule.

Après les lisses (7, 8), les fils de chaîne se rejoignent au niveau du point de façure (10) sur lequel vient battre le peigne (11), après chaque ré-ouverture de la foule. A partir du point de façure, le tissu (12) ainsi formé passe par différents rouleaux de renvoi (13) pour aboutir au système d'enroulage (14).

Comme déjà dit, l'invention consiste à chauffer une partie seulement des fils de chaîne sous tension au voisinage du point d'ouverture de la foule, pour diminuer leur module d'élasticité, et le cas échéant leur permettre de subir, grâce à l'action du métier, un tirage saccadé juste avant le tissage proprement dit.

Ainsi, divers moyens peuvent être adaptés pour assurer ce chauffage.

Dans la forme illustrée, il s'agit d'un patin chauffant (20) présent sur toute la largeur de l'ensemble des fils de chaîne, et qui peut venir au contact d'une partie de la nappe de fils de chaîne, entre les baguettes d'enverjures (31, 32).

Plus précisément, il s'agit d'un élément chauffant transversal dont la face inférieure est recouverte d'une matière à très grande dureté de surface et à faible taux de friction pour éviter toute abrasion par les fils de chaîne qui entraînerait une détérioration subséquente des fils de chaîne eux-mêmes.

Il peut s'agir notamment d'une couche extérieure (24) anodisée ou chromée ou céramique.

Bien évidemment, l'invention couvre tous les types de chauffage du patin, et notamment ceux utilisant l'énergie électrique, aux moyens de connexions (22) appropriées.

Comme déjà dit, selon une caractéristique essentielle de l'invention, seule une partie des fils de chaîne subit sous tension le traitement thermique dû au patin.

Ainsi, comme illustré à la figure 1, en aval du rouleau porte-fils (4), le métier présente au moins une baguette d'enverjure (31) permettant la séparation de la nappe (30) en deux séries, à savoir une série (34) passant au-dessus du barreau (31), et donc destinée à venir à proximité du patin (20).

A l'opposé, l'autre série (33) passe en dessous du barreau (31), et est donc plus éloignée du patin (20) que la série (34).

Les deux séries (33) et (34) parcourent des chemins parallèles jusqu'à aboutir à la seconde baguette d'enverjure (32) marquant la fin de la zone de séparation des deux séries (33, 34).

En fonction de la répartition des différents faisceaux formant les deux séries, on obtient une répartition à l'intérieur du tissu final, de fils aptes à subir un retrait, et de fils allongés et déjà fixés.

La figure 2 illustre une répartition de ces fils à l'intérieur de chacune des séries.

Ainsi, comme illustré schématiquement, la série de fils parcourant la zone caractéristique en étant éloignée du patin, se décompose en plusieurs faisceaux (40, 42, 44) passant en dessous des barreaux (31) et (32).

A l'inverse, les faisceaux (41, 43, 45) passent eux, par dessus les barreaux (31, 32) et ont donc un parcours passant à proximité du patin.

Dans la figure 2, les différents faisceaux (40, 45) ont des largeurs identiques, ce qui se traduit sur le produit final par des déformations réparties de façon uniforme approximativement selon un quadrillage régulier.

A l'inverse, la décomposition de la nappe selon le schéma de la figure 3, dans laquelle les différents faisceaux (50, 55) présentent tous des largeurs différentes, induit une répartition des effets différente sur le tissu fini provoquant des motifs particuliers.

Comme prévu dans le document du Demandeur FR 2 751 350, le patin peut être associé à tout dispositif avantageux permettant d'éviter la dégradation voire la fusion des fils lorsque la progression des fils est stoppée.

En outre, les différents types de chauffage peuvent être également adoptés.

On a réalisé, conformément au procédé de l'invention, une étoffe à partir de fils de chaîne réalisée en polyester, d'un titre de 50 decitex, à 36 brins, tordus à 1300 tours par mètre, et ayant subi préalablement une étape de fausse torsion.

Ainsi, ce fil de chaîne de crêpe texturé a été tissé avec des fils de trame également en polyester, de 50 decitex, 36 brins et tordus à 750 tours par mètre.

En utilisant un patin chauffant permettant de monter la température au voisinage de 220° C on a obtenu le tissu dont une reproduction photographique constitue la figure 4. Un tel tissu présente de multiples zones en creux et en relief formées par une longueur différenciée des fils et accentuées par le retrait différencié des différentes zones du tissu.

Ce retrait est encore accentué par la mise en oeuvre d'un traitement ultérieur thermique au libre tel qu'un ébouillantage.

Les effets obtenus peuvent encore présenter une variété supérieure, en faisant subir, une étape complémentaire de calandrage ou de repassage permettant d'écraser les différents motifs, comme le montre la photographie de la figure 5.

Il ressort de ce qui précède que le procédé conforme à l'invention permet d'obtenir des étoffes présentant un aspect particulièrement attractif et original, présentant de multiples zones en relief et en creux, à l'instar entre autre des tissus de seersucker.

La modification de la largeur de chaque faisceau (40-45 ;50-55) est une opération particulièrement facile à réaliser, ce qui augmente la polyvalence aisée du procédé conforme à l'invention.

Deuxième manière de réaliser l'invention

Comme déjà dit, l'invention peut également être avantageusement mise en oeuvre pour réaliser des tissus à rayures, en utilisant la technique de sublimation de colorants portés par un papier transfert. Dans ce cas, le métier utilisé peut être celui illustré à la figure 6 dans lequel la nappe de fils de chaîne (3) est dévidée de manière connue de son ensouple (2) en passant sur un jeu de rouleaux de détour (4, 4').

De manière connue, après avoir franchi la zone caractéristique de l'invention destinée à produire une impression, la chaîne pénètre dans des cadres comportant les lisses (7, 8), puis dans le peigne de battage (11) qui forme le point de façure (10). Le tissu formé (12) passe ensuite sur un rouleau de détour (13) pour être renvidé sur un rouleau magasin (14).

La référence (15) désigne le point d'ouverture de la foule.

De façon connue, et comme décrit dans le brevet précité EP 0 461 048, incorporé ci-après par référence, une bobine (60) de papier transfert (61) portant un motif approprié est amenée au contact de la chaîne (3) éventuellement par appui sur le rouleau de détour (4).

Juste au voisinage amont du point d'ouverture (15) de la foule (19), un patin chauffant (63) susceptible d'être animé d'un mouvement de monte et baisse, vient fixer par la chaleur le colorant sur la chaîne qui avance doucement.

Une barre de détour (64) permet de récupérer le papier transfert épuisé (65) sur un rouleau (66), synchronisé avec l'avance du métier.

Les différents aspects concernant les moyens de chauffage utilisés et toutes les variantes possibles sont identiques à celles déjà décrites dans le brevet EP 0 461 048 du Demandeur, correspondant aux documents US 5 212 845 et US 5 377 509.

Selon une caractéristique de la présente invention, la nappe (3) de fils de chaîne est séparée en deux parties (33, 34), de sorte qu'une partie seulement des fils de chaîne subissent l'impression par sublimation des colorants présents sur le papier (61).

En pratique, cette séparation est obtenue grâce à l'utilisation de deux barres transversales (31, 32) mises en place entre le rouleau de détour (4), et les barres (5, 6) matérialisant le point (15) d'ouverture de la foule.

Ces deux barres (31, 32) disposées l'une après l'autre permettent de décaler les deux séries de fils (33, 34), et de maintenir un écartement entre celles-ci.

De la sorte, seule la série (34) de fils passant à proximité du patin (63) et venant au contact du papier (61) est imprimée.

La sélection des fils faisant partie de la série (34) venant au contact du papier s'effectue avec une liberté totale, ce qui permet, comme illustré aux figures 2 ou 3, d'obtenir, soit des motifs de rayures parfaitement identiques, lorsque les segments (40, 45) présentent tous un nombre de fils égale ou voisin, soit d'obtenir des effets variables à volonté lorsque les faisceaux (50, 55) (voir figure 3) présentent des nombres de fils très différents.

Comme déjà dit, les fils situés en extrémité de chacun des faisceaux, lorsqu'ils passent au contact du papier (61) dans la zone au regard du patin (63), reçoivent les colorants sublimés. On a observé que les fils situés à l'extrémité de chacun des faisceaux reçoivent plus de colorants que les fils situés au centre du faisceau, il s'ensuit que lorsque les fils imprimés sont rassemblés avec les fils de chaîne de la série (33), une surintensité de couleur est visible au niveau de ces fils particuliers.

La rayure ainsi obtenue présente donc un effet de serti particulièrement appréciable.

De multiples variations sont, bien entendu, possibles en utilisant des papiers transfert présentant des motifs qui, combinés avec l'effet de rayure obtenu conformément au procédé de l'invention, multiplient les effets visuels.

On peut notamment utiliser des papiers transfert (61) présentant eux-mêmes une succession de rayures longitudinales. Lorsque les rayures du papier transfert sont disposées de telle manière à ce que leur frontière entre deux rayures adjacentes s'impriment sur la série (34) des fils de chaîne sélectionnés, les rayures ainsi obtenues présentent au moins deux couleurs voire un mélange des deux couleurs quand elles sont contiguës.

Il ressort de ce qui précède que le procédé conforme à l'invention présente de multiples avantages, et permet notamment :

  • d'obtenir des rayures parfaitement rectilignes et pouvant reproduire un motif d'une grande variété ;
  • de modifier avec une grande facilité la dimension des rayures choisies, en fonctionnant avec une seule ensouple par la seule modification de la répartition des fils de chaîne devant recevoir l'impression.

L'étoffe conforme à l'invention est particulièrement originale, car elle présente des rayures parfaitement rectilignes présentant des frontières limitées à un seul fil, tout en pouvant présenter des motifs d'une extrême variété.

Il est également possible de combiner les deux effets de gaufrage et de coloration des rayures, pour obtenir une étoffe dont les parties gaufrées sont colorées.

Il va sans dire que la transposition de l'invention à des métiers à tricoter des chaînes se ferait sans difficulté pour un homme du métier, et l'invention couvre donc également les étoffes tricotées sur "métier chaîne" obtenues sur le même principe.

Il ressort de ce qui précède que le procédé conforme à l'invention permet, de par la simplicité des moyens qu'il utilise, une très grande versatilité, la réalisation économique et facile d'étoffe d'une très grande variété sans modification particulière du métier à tisser le plus simple.


Anspruch[de]
  1. Verfahren zum Erhalten eines gewebten Stoffs, bei dem:
    • kontinuierlich von einem einzigen Kettbaum (1) eine Schicht paralleler Kettfäden (3) abgewickelt wird;
    • die genannte Schicht über eine Fadenträgerwalze (4) geleitet wird;
    • ein Fach (9) mittels Litzen (7, 8) gebildet wird, wobei das genannte Fach in Richtung des Vorschubs der Kette am Eingang durch einen Öffnungspunkt (15) des Fachs und auf der anderen Seite durch einen Warenschlusspunkt (10) definiert ist;
    • ein Schussfaden (16) in das Fach in der Nähe des Warenschlusspunkts (10) eingetragen wird, um einen Stoff zu bilden;
    • und schließlich der so gebildete Stoff regelmäßig abgezogen und aufgewickelt wird;
    und bei dem in der Nähe des Öffnungspunkts des Fachs eine Erhitzung der Kettfäden (3) gefolgt von einer Abkühlung der genannten Kettfäden im Fach bewirkt wird, bevor sie die Litzen (7, 8) erreichen,

    dadurch gekennzeichnet, dass das Erhitzen nur bei einem Teil der Kettfäden bewirkt wird.
  2. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass:
    • die Schicht hinter der Fadenträgerwalze in zwei Fadenserien (33, 34) getrennt wird;
    • zwischen den zwei Kettfaden-Serien (33, 34) ein Abstand aufrechterhalten wird, um nur eine der zwei Serien der Erhitzung zu unterziehen.
  3. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, dass das Erhitzen der Kettfäden auf eine ausreichende Temperatur bewirkt wird, um eine Dehnung und eine lokale Verringerung des Elastizitätsmoduls zu bewirken.
  4. Verfahren nach Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, dass es ferner einen späteren Schritt der Wärmebehandlung oder "freien" Behandlung umfasst.
  5. Verfahren nach Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, dass der "freie" Behandlungsschritt ein Abbrühen ist.
  6. Verfahren nach einem der Ansprüche 3 bis 5, dadurch gekennzeichnet, dass es ferner einen Kalandrierschritt umfasst.
  7. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, dass:
    • nur der Teil der Kettfäden, der der Erhitzung unterzogen wird, mit einem Transferpapier (61) in Berührung gebracht wird, das Farbmuster trägt, welches dazu geeignet sind, auf die Kettfäden (32) unter der Einwirkung der genannten Erhitzung übertragen zu werden;
    • man das genannte Transferpapier (61) in Geschwindigkeitsverhältnis mit der Fortbewegungsgeschwindigkeit der Kettfadenschicht ablaufen lässt;
    so dass die Übertragung des Farbstoffmusters nur auf dem genannten Teil (34) der Kettfäden stattfindet.
  8. Verfahren nach Anspruch 7, dadurch gekennzeichnet, dass das Transferpapier (61) ein Muster aus zur Ablaufrichtung des Papiers parallelen Streifen aufweist und dass mindestens eine der Grenzen der genannten Bänder in die Nähe des Teils der Kettfäden, auf welchen das Aufdrucken erfolgt, gebracht wird.
Anspruch[en]
  1. A process for obtaining a woven cloth in which
    • a sheet of parallel warp yarns (3) is continuously unwound from a single warp beam (1) ;
    • said sheet is made to pass over a back-rest roller (4);
    • a shed (9) is formed by means of healds (7, 8), said shed being defined, in the direction of advance of the warp, at the entrance of the shed by an opening point (15) and on the other side by a fell point (10);
    • a weft yarn (16) is inserted into the shed in the vicinity of the fell point (10) in order to form a cloth; and
    • finally, the cloth thus formed is pulled uniformly and wound up;
    and in which, in the vicinity of the opening point of the shed a heating operation is carried out on the warp yarns (3) and then said warp yarns are cooled in the shed before they reach the healds (7, 8),

    characterized in that the heating operation is carried out only on a portion of the warp yarns.
  2. The process as claimed in claim 1, characterized in that:
    • downstream of the back-rest roller, the sheet is separated into two series of yarns (33, 34); and
    • a gap is maintained between the two series of warp yarns (33, 34) in order to subject only one of the two series to the heating operation.
  3. The process as claimed in either of claims 1 and 2, characterized in that the heating operation is carried out on the warp yarns at a temperature high enough to cause an elongation and a local reduction in the elastic modulus thereof.
  4. The process as claimed in claim 3, characterized in that it furthermore includes a subsequent heat treatment step or a treatment in the free state.
  5. The process as claimed in claim 4, characterized in that the step of treatment in the free state is a scalding step.
  6. The process as claimed in one of claims 3 to 5,characterized in that it furthermore includes a calendering step.
  7. The process as claimed in either of claims 1 and 2, characterized in that
    • only that portion of the warp yarns which undergoes the heating operation brought into contact with a transfer paper (61) carrying dye patterns, which can be transferred onto the warp yarns (32) owing to the effect of said heating operation;
    • said transfer paper (61) is made to run in a speed relationship with the speed of advance of the sheet of warp yarns;
    so that transfer of the dye pattern takes place only on just said portion (34) of the warp yarns.
  8. The process as claimed in claim 7, characterized in that the transfer paper (61) has a pattern of parallel stripes in the direction of run of the paper and in that at least one of the boundaries of said bands is brought close to that portion of the warp yarns on which the printing takes place.
Anspruch[fr]
  1. Procédé pour obtenir une étoffe tissée dans lequel :
    • on déroule en continu, depuis une seule ensouple (1), une nappe de fils de chaîne parallèles (3);
    • on fait passer ladite nappe sur un rouleau porte-fils (4) ;
    • on forme une foule (9) au moyen de lisses (7, 8), ladite foule étant définie dans la direction d'avancée de la chaîne, à l'entrée par un point d'ouverture (15) de la foule, et de l'autre côté par un point de façure (10) ;
    • on insère un fil de trame (16) dans la foule au voisinage du point de façure (10) pour former une étoffe ;
    • et enfin on tracte régulièrement et on enroule l'étoffe ainsi formée ;
    et dans laquelle au voisinage du point d'ouverture de la foule, on provoque un échauffement des fils de chaîne (3), suivi d'un refroidissement desdits fils de chaîne dans la foule avant qu'ils n'atteignent les lisses (7, 8),

    caractérisé en ce que l'on provoque l'échauffement sur une partie seulement des fils de chaîne.
  2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que :
    • en aval du rouleau porte-fils, on sépare la nappe en deux séries de fils (33, 34) ;
    • on maintient un écartement entre les deux séries de fils de chaîne (33, 34) pour ne soumettre qu'une des deux séries à l'échauffement ;
  3. Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que l'on provoque l'échauffement des fils de chaîne à une température suffisante pour en provoquer un allongement et une diminution locale du module d'élasticité.
  4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'il comporte en outre une étape postérieure de traitement thermique ou au libre.
  5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'étape de traitement au libre est un ébouillantage.
  6. Procédé selon l'une des revendications 3 à 5, caractérisé en ce qu'il comporte en outre une étape de calendrage.
  7. Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que :
    • on amène au contact de la partie seulement des fils de chaîne qui subissent l'échauffement un papier transfert (61) portant à motifs de colorants, apte à être transféré sur les fils de chaîne (32) sous l'effet dudit échauffement ;
    • on fait défiler ledit papier transfert (61) en rapport de vitesse avec la vitesse d'avancée de la nappe de fils de chaîne ;
    de manière à ce que le transfert du motif de colorant n'a lieu que sur ladite partie (34) seulement des fils de chaîne.
  8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que le papier transfert (61) présente un motif en rayures parallèles au sens du défilement du papier, et en ce qu'au moins l'une des frontières desdites bandes est amenée au voisinage de la partie des fils de chaîne sur laquelle a lieu l'impression.






IPC
A Täglicher Lebensbedarf
B Arbeitsverfahren; Transportieren
C Chemie; Hüttenwesen
D Textilien; Papier
E Bauwesen; Erdbohren; Bergbau
F Maschinenbau; Beleuchtung; Heizung; Waffen; Sprengen
G Physik
H Elektrotechnik

Anmelder
Datum

Patentrecherche


Copyright © 2008 Patent-De Alle Rechte vorbehalten. eMail: info@patent-de.com