La présente invention concerne le secteur technique de l'agriculture
et plus précisément des amendements basiques pour le sol.
Les amendements peuvent être classés en trois catégories (J.P. Destain
et al. Annales de Gembloux - 1986. 92 : 201 - 217) qui sont les chaux vives (CaO
et MgO), les chaux hydratées (Ca(OH2) et Mg(OH)2) ou produits
cuits et les carbonates ou produits crus (CaCO3 et MgCO3)
et les formes silicatées de calcium. Selon ce document belge, la valeur neutralisante
des carbonates (craie) est de 35 par exemple avec une exigence de finesse de "90
à 0,15 mm" (c'est-à-dire 90 % de particules passant au tamis de 0,15 mm).
On a pensé à utiliser des suspensions de CaCO3 en agriculture,
comme amendements de sols mais ces applications ne donnent pas lieu à des développements
durables ; il existe d'ailleurs des normes françaises, comme la norme NF U44-001
de juillet 1988. Les produits utilisés présentent habituellement une solubilité
carbonique de 60 à 70 (cf. norme NF U44-174) qui apprécie une "réactivité agronomique",
et une finesse de l'ordre de 80 % à 80 microns, voire plus grossière (80 % à 10
mm).
Les problèmes liés à ces utilisations sont essentiellement liés à
l'insuffisance de l'efficacité au sol, des qualités d'assimilation par les végétaux,
par rapport à la chaux qui, dans ce domaine, reste la référence. On connaît naturellement
les inconvénients de l'emploi de produits pulvérulents, sensibles au vent, créant
des poussières, et de dosage imprécis. L'emploi de liquides a apporté une amélioration
dans ce domaine, mais l'efficacité ou l'assimilation reste médiocre et la précision
de dosage encore trop faible, de plus la formulation jusqu'à présent préparée ne
présentait pas des garanties de stabilité suffisante.
Il existe donc un besoin en amendement basique liquide présentant
notamment une meilleure efficacité au niveau du sol, et si possible une meilleure
assimilation par les végétaux ainsi que des avantages d'utilisation. Il existe
également un besoin en de tels amendements basiques qui présenteraient de plus
des avantages supplémentaires par rapport à l'art antérieur. De tels avantages
consisteraient par exemple à s'affranchir de la contrainte d'épandage, en couplant
ou associant l'apport en amendement basique avec d'autres apports, comme le lisier
et autres. Cependant, la compatibilité avec de tels autres apports n'était pas
assurée.
La présente invention propose un amendement qui, de manière surprenante,
présente un tel ensemble d'avantages et est donc de très grand intérêt pour l'agriculture.
Les premiers amendements basiques ont été réalisés par voie sèche,
sous forme de poudres ou granulés ou autres, avec de très nombreux inconvénients
comme la grande sensibilité au vent, l'imprécision de l'application et du dosage,
des risques de pollution, et une efficacité à la fois relativement faible et surtout
très lente. En particulier, la lenteur de l'effet sur les sols et les plantes fait
que la gestion et la prévision des cultures, ainsi que des doses à appliquer, est
très contraignante.
Un premier progrès a été réalisé par les amendements liquides, généralement
sous forme de suspensions.
L'article de Gary. W. Colliver dans Crops and Soils Magazine / August-September
1979 "Liquid Lime" page 14 décrit l'emploi d'un "nouveau concept" d'amendement
basique par voie liquide en remplacement de la voie pulvérulente. Les particules
appliquées sont qualifiées de "fines" mais situées habituellement entre "100 et
200 mesh", soit entre 74 et 149 microns.
On sait également appliquer sur le sol des suspensions de carbonate
de calcium finement divisé, selon notamment K.T. Winter et al., Soil Sci.-Soc.
Am. J. Vol. 45, 1981, page 1224. Ce document ne précise aucunement la granulométrie
employée, et l'on doit donc en déduire qu'il s'agit de celle qui était habituellement
utilisée en 1981, donc comparable à celle décrite en 1979 par Gary Colliver, et
confirmée par les autres documents cités ci-dessous, donc de l'ordre de 100 microns
ou plus. D'autre part, l'application envisagée est limitée à un contrôle du pH.
Ce problème est totalement différent de ceux posés par l'amendement des sols dont
l'une des finalités essentielles est l'efficacité en terme d'action sur le sol
(matérialisée par la remontée du pH), l'assimilation par la plante et l'amélioration
de la stabilité structurale des sols.
Le brevet GB 2 283 014 de 1993 décrit l'emploi comme agents de conditionnement
du sol de mélanges comprenant du carbonate de calcium de granulométrie inférieure
à 75 microns ce qui confirme que, dans l'état actuel de la technique, les granulométries
n'ont pas évolué par rapport à 1979 ou 1981.
Cette absence d'évolution n'est d'ailleurs que le reflet de la norme
précitée, selon laquelle l'amendement dit "pulvérisé" est défini comme correspondant
à plus de 80 % passant au tamis de 0,315 mm, soit 315 microns, ordre de grandeur
caractérisant bien l'art antérieur.
Le document DE 36 00 400 de 1983 décrit une suspension recyclée en
lit fluidisé, comme amendement de sol, avec une dimension de particules inférieure
à 0,2 mm soit inférieure à 200 microns.
Le brevet US 4,089,669 décrit des suspensions de carbonate pour la
neutralisation des sols, de granulométrie comprise entre 80 et 20 mesh soit de
l'ordre de 177 à 84 microns.
Le brevet DE 37 14 444 de 1987 décrit un mélange, qualifié d'essentiel,
de 50 % de CaCO3 et 50 % de MgCO3, pour lutter contre l'acidification
des eaux naturelles des sols forestiers et des forêts, avec une granulométrie "inférieure
à 30 microns".
Le brevet DE 41 42 627 décrit des engrais calcaires de granulométrie
comprise entre 0 et 3 mm avec 70 % au dessous de 1 mm.
L'ensemble de ces données est donc cohérent autour de valeurs de granulométrie
se situant entre 300 ou 200 et 75 microns, en tout cas de l'ordre de plusieurs
dizaines de microns, pour les applications en amendement de sols, et légèrement
inférieure, de l'ordre de inférieur à 50 ou inférieur à 30 microns mais dans une
application totalement différente de l'amélioration du pH dans la masse des sols
agricoles.
Selon l'invention, on effectue une rupture avec l'art antérieur et
on préconise comme amendement basique liquide pour les sols un produit comprenant
une suspension aqueuse de matière minérale extrêmement fine, de granulométrie correspondant
à un diamètre médian de particule inférieur à 10 microns.
De préférence, le diamètre médian sera inférieur à 7 microns, de manière
encore préférée inférieur à 5 microns, et le mode de réalisation préféré est une
suspension aqueuse stable de particules ayant un diamètre médian de 3 microns.
On aurait pu craindre des problèmes liés à la grande finesse, comme
par exemple les risques d'augmentation de la viscosité avec colmatage des médians
de pompage, buses et analogues, difficulté de nettoyage du matériel, etc.... Ces
problèmes ne se produisent pas avec la formulation selon l'invention.
La Demanderesse a constaté que cette caractéristique de très grande
finesse conduit à des valeurs très nettement améliorées des paramètres pris en
considération en agriculture, notamment de remontée du pH dans la masse du sol
(à ne pas confondre avec la propriété très différente de modification du pH en
surface du sol utilisée pour la levée des petites graines) et d'amélioration du
calcium échangeable dans les sols, ainsi qu'à l'amélioration de la dynamique d'échange
et des caractéristiques d'assimilation par les plantes (qui est un critère particulièrement
important pour les plantes fourragères).
Ce critère de réactivité agronomique peut être estimé par le rapport
A entre l'évolution mesurée du calcium assimilé par le sol, c'est-à-dire
échangeable, et l'évolution attendue du calcium, selon la formule suivante:
A = 100 x ppm de CaO échangeable final - ppm de CaO échangeable initial / (ppm de
CaO attendu selon la dose apportée)
Le critère de "réactivité agronomique" mesuré au champ est apprécié
par la solubilité carbonique définie selon la norme NF U44-174 et la norme NF U
44-001 en laboratoire.
Les produits habituels correspondent à des valeurs de solubilité carbonique
de 60 à 70, voire moins, pour une finesse habituelle de 80 % à 80 microns, jusqu'à
80 % à 315 microns ou encore plus grossière.
On connaît par exemple un produit commercial dont la granulométrie
est de environ 31 % à 315 microns, 50 % à 1 mm et 82 % à 10 mm, dont la valeur
neutralisante est de 50 et la solubilité carbonique est qualifiée de "action moyennement
rapide" ce qui correspond selon la norme NF U 44-001 à une solubilité carbonique
de 20 à 50. La dose conseillée par le fabricant est de 3 à 5 t/ha.
On connaît également des valeurs de 60 à 70 pour le produit RECALCIT
™ qui est un produit de granulométrie représentative des produits considérés
comme fins dans l'art antérieur.
Selon l'invention, pour un diamètre médian de 3 microns, la réactivité
agronomique passe à plus de 90 % en seulement quelques semaines, ce qui représente
un facteur surprenant d'amélioration. Pour mieux faire apprécier ce résultat, on
peut signaler que, pour la première fois, un amendement basique à base de CaCO3
présente des propriétés comparables à celles de la chaux CaO. Il est à noter que
par composition d'amendement basique selon l'invention à base de CaCO3
il faut entendre des compositions d'amendement basique liquide de matières minérales
comprenant du carbonate de calcium naturel tel que la craie, la calcite, le marbre
ou autre forme de carbonate de calcium pouvant contenir par exemple des argiles
ainsi que de la dolomie ou de leurs mélanges ou bien de l'oxyde de magnésium.
Cette finesse peut être exprimée différemment par la surface spécifique
qui, selon l'invention, sera de préférence supérieure à 3 m2/g, ou mieux
de 4 à 6 m2/g. On peut même envisager des surfaces spécifiques pouvant
atteindre 7 ou 9 m2/g.
Les avantages pour l'agriculture sont :
un effet sur les sols beaucoup plus rapide ;
un meilleur équilibre du sol, c'est-à-dire une gamiture optimale du complexe
argilo-humique (vérification par l'interprétation des analyses du sol) ;
une production des cultures beaucoup plus facile à gérer, car l'effet est beaucoup
plus rapide; on peut donc accompagner la production presque en temps réel par
des mesures de chaulage appropriées, et non plus tenter de deviner l'effet pour
déterminer les mesures à prendre, avec de grosses incertitudes comme dans l'art
antérieur ;
une meilleure précision dans le dosage, donc un moindre coût et un risque plus
faible de pollution par les éléments indésirables apportés par les sous produits
agroalimentaires, le risque de pollution étant l'un des problèmes énoncés par le
brevet DE 36 00 400 précité ;
une efficacité générale beaucoup plus grande, avec un effet déjà perceptible
peu après le traitement, et une atteinte de 90 % au terme de déjà 1 à 3 mois au
lieu du délai habituel d'attente de 6 mois à trois ans avec les amendements traditionnels.
Ceci se manifeste par une remontée du niveau de calcium très rapide, de 1 à 4 mois
après l'épandage, contre 6 mois à 3 ans antérieurement.
S'agissant d'un produit liquide, on évite naturellement les inconvénients
des poudres précités.
On effectuera avantageusement des associations de CaCO3
ou dolomie ou MgO avec d'autres additifs usuels en agriculture. Notamment, on pourra
adjoindre des produits comme MgCO3, les sulfates alcalins ou alcalino-terreux,
les sels de potassium et produits analogues et autres adjuvants ayant une fonction
spécifique telle que la résistance au gel ou à l'évaporation, la coloration ou
la lutte anti-bactérienne ou encore l'apport d'autres fertilisants.
Lhomme du métier saura ajuster les propriétés de la composition en
fonction du sol, de la plante, des conditions atmosphériques, et du matériel utilisé
pour le pompage et l'épandage.
Les doses d'application seront avantageusement de l'ordre de 2 à 6
t/ha, de préférence de 2 à 3 ou 4 t/ha, et mieux encore de l'ordre de 2 t/ha pour
2 à 3 ans en entretien. Il est important de constater que les compositions selon
l'invention sont déjà efficaces à une dose aussi faible que 2 ou 3 t/ha, même s'il
peut être intéressant, pour des raisons spécifiques au sol traité et à la culture
concemée, de porter ce dosage à une valeur supérieure. L'invention permet donc
aussi bien une bonne efficacité à un dosage très faible, contrairement à l'art
antérieur, que des applications plus intenses dans certains cas particuliers.
Si cela est nécessaire, on pourra utiliser une faible proportion de
produit dispersant et/ou agent antisédimentation et autres additifs.
De préférence, l'agent dispersant est choisi parmi les produits exemplifiés
dans le Tableau 2 ci-après, et les produits équivalents, et notamment ceux choisis
parmi les polymères et copolymères (méth)acryliques et leurs sels, notamment sels
sodiques, sels mixtes de calcium ou de magnésium et de sodium, sels d'ammonium
ainsi que leurs phosphates.
De préférence, ledit agent anti-sédimentation est choisi parmi les
épaississants naturels ou les épaississants synthétiques tels que les copolymères
(méth)acryliques associatifs ou non.
Des additifs usuels appropriés seront en outre des agents anti-gel,
anti-évaporation, des bactéricides et/ou des agents fertilisants et/ou des colorants
synthétiques ou naturels tels que par exemple les pigments minéraux naturels ou
encore les colorants alimentaires, tous connus de l'homme du métier.
L'homme du métier comprendra également que les compositions selon
l'invention pourront être concentrées dans une certaine mesure pour la livraison,
afin d'éviter de transporter une quantité d'eau importante, puis diluées à l'eau
avant application. Ici encore, l'homme du métier saura envisager des additifs classiques
comme les dispersants, modificateurs usuels de rhéologie, etc....
Il doit être apprécié que l'invention repose sur un nouveau concept
général, qui est l'utilisation de CaCO3 extrêmement fin (comme défini
ci-dessus et dans les exemples qui suivent), et que les connaissances habituelles
de l'homme du métier en matière d'amendement basiques liquides restent valables,
avec des variantes qui seront tout à fait à sa portée au moyen d'essais de routine
sur site, et à l'exception des résultats qui sont très inhabituels mais qui sont
précisés dans la présente demande.
Selon un mode de mise en oeuvre particulièrement apprécié dans certaines
régions, on pourra mélanger la composition selon l'invention avec le lisier pour
les épandages habituels.
On rappellera brièvement que le lisier est un produit naturel du métabolisme
des porcs, bovins et autres animaux. La composition selon l'invention n'a pas d'influence
sur la dynamique de l'azote, sur les odeurs, ni sur les agents pathogènes, ni le
pH.
En revanche, cette variante représente un gain très important en matière
d'organisation du travail, d'investissements et de coûts, avec en sus la certitude
d'apporter au champ les quantités voulues, avec précision.
On garantit également une efficacité dès la première culture implantée,
après 1 à 3 mois au lieu de 6 mois à 3 ans pour les produits antérieurs, même liquides.
D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront
mieux à la lecture de la description qui va suivre, et en se référant au dessin
annexé, sur lequel :
la figure 1 représente la courbe de granulométrie du produit de l'essai n° 2
qui est une suspension aqueuse stable de carbonate de calcium à 65 % d'extrait
sec.
Exemple 1 :
Le produit de base utilisé pour les essais n° 1 à 3 selon l'invention
est le produit dont les caractéristiques sont données sur la figure 1. Ce produit
comporte des résidus d'adjuvants de broyage, comme notamment des résidus de dispersant,
au total moins de 1 % en poids sec.
Sa granulométrie peut être résumée par les données suivantes :
68 % à 2 microns
28 % à 1 micron
80 % à 2,5 microns.
Les conditions d'essai et les résultats d'essais sur les sols sont
rassemblés dans le Tableau 1 ci-après. La dose est de 2 t/ha. Le "travail du sol"
vise le labour, le sous solage, les rouleaux, le hersage, etc.... de manière connue.
L'analyse faite par le laboratoire SAS vise la répartition dans la CEC (capacité
d'échange cationique ou "garde-manger") entre le calcium, le magnésium, le potassium,
le sodium et l'hydrogène. Lhydrogène est inutile et est cause d'acidité. On va
donc chercher à le chasser par l'apport d'amendement. L'évolution des teneurs en
calcium est donc corrélative de la remontée du pH des sols. C'est ce critère évolution
constatée par rapport à l'évolution attendue qui a donc été utilisé dans le tableau.
L'efficacité du produit selon l'invention a été mesurée à au moins
90 % à trois mois, ce qui est remarquable.
On a préparé des compositions de viscosité compatible avec les équipements
utilisés à ce jour en agriculture, soit au maximum de l'ordre de 350 à 600-700
cP, voire 1000 cP.
Les compositions selon l'invention sont stables et sont facilement
pulvérisables.
Les solubilités carboniques obtenues se situent au minimum à 90.
On note que la réactivité supérieure du produit selon l'invention
est manifeste puisque, même sans travail du sol, l'efficacité est de l'ordre de
90 % à seulement quelques semaines. Au contraire, certains produits représentatifs
de l'art antérieur nécessitent un enfouissement dans le sol, et malgré cela procurent
une efficacité bien moins bonne (50 % à 6 mois).
Exemple 2 :
On a réalisé plusieurs essais (essais n° 4 à 19) sur le même sol et
la même culture que l'essai n° 2 en faisant varier la nature des minéraux utilisés,
ainsi que les caractéristiques de leur mise en dispersion, et les additifs utilisés,
notamment dispersant et épaississant. On a également réalisé certains essais en
incorporant des additifs tels que colorant, bactéricide, agent anti-évaporation,
antigel, ou autres fertilisants.
Les propriétés essentielles des compositions ont été mesurées, notamment
la viscosité, la solubilité carbonique, la réactivité agronomique, et l'efficacité.
Les résultats ont été rassemblés dans le Tableau 2 ci-après.
La dose d'emploi des essais est de 2 t/ha.
L'invention conceme également les dispersions de matières minérales
destinées à l'utilisation pour des amendements basiques pour les sols, telles que
définies dans la présente demande.
L'invention concerne encore l'utilisation des amendements pour le
sol dans le but de réguler le pH de la masse des sols et/ou d'améliorer la stabilité
structurale des sols.
L'invention concerne enfin les amendements pour le sol, caractérisés
en ce qu'ils contiennent une composition liquide selon l'invention, en association
avec d'autres produits pour épandage comme des engrais, de l'eau d'irrigation,
des pesticides, du lisier, et autres.
Anspruch[fr]
Composition d'amendement basique liquide pour les sols du type comportant une
suspension de matière minérale caractérisée en ce qu'elle comprend une suspension
aqueuse de carbonate de calcium ou de dolomie ou de leurs mélanges ou bien encore
d'oxyde de magnésium extrêmement fin, de granulométrie correspondant à un diamètre
médian de particule de moins de 10 microns.
Composition d'amendement basique liquide selon la revendication 1, caractérisée
en ce que le diamètre médian de la matière minérale est inférieur à 7 microns.
Composition d'amendement basique liquide selon la revendication 1 ou 2, caractérisée
en ce que le diamètre médian de la matière minérale est inférieur à 5 microns.
Composition d'amendement basique liquide selon l'une quelconque des revendications
1 à 3, caractérisée en ce que le diamètre médian de la matière minérale est inférieur
à 3 microns.
Composition d'amendement basique liquide selon l'une quelconque des revendications
1 à 4, caractérisée en ce qu'elle comprend de plus un ou plusieurs additifs choisis
parmi MgCO3, les sulfates alcalins ou alcalino-terreux, des sels de
potassium, et autres additifs.
Composition d'amendement basique liquide selon l'une quelconque des revendications
1 à 5, caractérisée en ce qu'elle comprend de plus un agent dispersant et/ou un
agent anti-sédimentation.
Composition d'amendement basique liquide selon la revendication 6, caractérisée
en ce que ledit agent dispersant est choisi parmi les polymères et copolymères
(méth)acryliques et leurs sels, notamment les sels sodiques, les sels mixtes de
calcium et de sodium, ou de magnésium et de sodium, les sels d'ammonium, ainsi
que leurs phosphates.
Composition d'amendement basique liquide selon la revendication 6 ou 7, caractérisée
en ce que ledit agent anti-sédimentation est choisi parmi les épaississants naturels
ou les épaississants synthétiques tels que les copolymères (méth)acryliques associatifs
ou non.
Composition d'amendement basique liquide selon l'une quelconque des revendications
1 à 8, caractérisée en ce qu'elle comprend de plus au moins un additif choisi parmi
les agents colorants, fertilisants, anti-évaporation, anti-gel, bactéricides.
Composition d'amendement basique liquide selon l'une quelconque des revendications
1 à 9, caractérisée en ce que le carbonate de calcium est choisi parmi la craie,
la calcite, le marbre et toute autre forme naturelle du carbonate de calcium.
Composition d'amendement basique liquide selon l'une quelconque des revendications
1 à 10, caractérisée en ce qu'elle contient :
65 % en matière sèche de craie de diamètre médian 1,5 microns, de surface spécifique
5,5 m2/g,
0,13 % en matière sèche d'un dispersant du type polyacrylate mixte de calcium
et de sodium,
le complément à 100 % étant de l'eau.
Composition d'amendement basique liquide selon l'une quelconque des revendications
1 à 10, caractérisée en ce qu'elle contient :
60 % en matière sèche de calcite de diamètre médian 2 microns, de surface spécifique
6,34 m2/g,
0,10 % en matière sèche d'un dispersant du type polyacrylate de sodium,
le complément à 100 % étant de l'eau.
Composition d'amendement basique liquide selon l'une quelconque des revendications
1 à 10, caractérisée en ce qu'elle contient :
65 % en matière sèche de calcite de diamètre médian 1,7 microns, de surface
spécifique 7,98 m2/g,
0,13 % en matière sèche d'un dispersant du type polyacrylate de sodium,
le complément à 100 % étant de l'eau.
Composition d'amendement basique liquide selon l'une quelconque des revendications
1 à 10, caractérisée en ce qu'elle contient :
65 % en matière sèche de calcite de diamètre médian 1,8 microns, de surface
spécifique 7,66 m2/g,
0,13 % en matière sèche d'un dispersant du type polyacrylate mixte de calcium
et de sodium,
le complément à 100 % étant de l'eau.
Composition d'amendement basique liquide selon l'une quelconque des revendications
1 à 10, caractérisée en ce qu'elle contient :
65 % en matière sèche de calcite de diamètre médian 2,2 microns, de surface
spécifique 5,94 m2/g,
0,13 % en matière sèche d'un dispersant du type polyacrylate mixte de magnésium
et de sodium,
le complément à 100 % étant de l'eau.
Composition d'amendement basique liquide selon l'une quelconque des revendications
1 à 10, caractérisée en ce qu'elle contient :
68 % en matière sèche de calcite de diamètre médian 1,9 microns, de surface
spécifique 7,22 m2/g,
0,15 % en matière sèche d'un dispersant du type polyacrylate mixte de calcium
et de sodium,
le complément à 100 % étant de l'eau.
Composition d'amendement basique liquide selon l'une quelconque des revendications
1 à 10, caractérisée en ce qu'elle contient :
65 % en matière sèche de craie de diamètre médian 1,6 microns, de surface spécifique
5,5 m2/g,
0,13 % en matière sèche d'un dispersant du type polyacrylate de sodium,
0,015 % en matière sèche d'un agent épaississant ou anti-sédimentation du type
copolymère acrylique contenant un ester d'acide gras oxyéthylé,
le complément à 100 % étant de l'eau.
Composition d'amendement basique liquide selon l'une quelconque des revendications
1 à 10, caractérisée en ce qu'elle contient :
65 % en matière sèche de craie de diamètre médian 1,6 microns, de surface spécifique
5,5 m2/g,
0,13 % en matière sèche d'un dispersant du type polyacrylate d'ammonium,
0,020 % d'un bactéricide,
le complément à 100 % étant de l'eau.
Composition d'amendement basique liquide selon l'une quelconque des revendications
1 à 10, caractérisée en ce qu'elle contient :
65 % en matière sèche de craie de diamètre médian 1,6 microns, de surface spécifique
5,5 m2/g,
0,13 % en matière sèche d'un dispersant du type polyacrylate d'ammonium,
0,030 % d'un bactéricide,
le complément à 100 % étant de l'eau.
Composition d'amendement basique liquide selon l'une quelconque des revendications
1 à 10, caractérisée en ce qu'elle contient :
65 % en matière sèche de craie de diamètre médian 1,6 microns, de surface spécifique
5,5 m2/g,
0,13 % en matière sèche d'un dispersant du type polyacrylate de sodium
4 % d'un agent anti-gel,
le complément à 100 % étant de l'eau.
Composition d'amendement basique liquide selon l'une quelconque des revendications
1 à 10, caractérisée en ce qu'elle contient :
65 % en matière sèche de craie de diamètre médian 1,6 microns, de surface spécifique
5,5 m2/g,
0,13 % en matière sèche d'un dispersant du type polyacrylate de sodium,
0,020 % d'un bactéricide,
2,0 % d'un agent anti-évaporation,
2,0 % d'un agent anti-gel,
le complément à 100 % étant de l'eau.
Composition d'amendement basique liquide selon l'une quelconque des revendications
1 à 9, caractérisée en ce qu'elle contient :
40 % en matière sèche de dolomie de diamètre médian 2,9 microns,
1,00 % en matière sèche d'un dispersant du type polyacrylate de sodium,
le complément à 100 % étant de l'eau.
Composition d'amendement basique liquide selon l'une quelconque des revendications
1 à 9, caractérisée en ce qu'elle contient :
50 % en matière sèche de dolomie de diamètre médian 4,0 microns,
1,00 % en matière sèche d'un dispersant du type copolymère acide acrylique,
méthacrylate de méthyle, phosphate de méthacrylate d'éthylène glycol,
le complément à 100 % étant de l'eau.
Composition d'amendement basique liquide selon l'une quelconque des revendications
1 à 9, caractérisée en ce qu'elle contient :
70 % en matière sèche d'un mélange 2/3 de carbonate de calcium et 1/3 de dolomie
de diamètre médian 2,3 microns,
1,00 % en matière sèche d'un dispersant du type polyacrylate de sodium,
le complément à 100 % étant de l'eau.
Composition d'amendement basique liquide selon l'une quelconque des revendications
1 à 9, caractérisée en ce qu'elle contient :
40 % en matière sèche d'oxyde de magnésium de diamètre médian 2,3 microns,
1,00 % en matière sèche d'un dispersant du type polyacrylate de sodium,
le complément à 100 % étant de l'eau.
Composition d'amendement basique liquide selon l'une quelconque des revendications
1 à 21, caractérisée en ce qu'elle présente les propriétés agronomiques suivantes
:
les particules de carbonate de calcium ont un diamètre médian inférieur à 10
microns,
une réactivité agronomique d'au moins 90 % à 3 mois,
une solubilité carbonique d'au moins 90.
Composition d'amendement basique liquide selon l'une quelconque des revendications
1 à 9 et 22 à 23, caractérisée en ce qu'elle présente les propriétés agronomiques
suivantes :
les particules de dolomie ont un diamètre médian inférieur à 10 microns,
une réactivité agronomique d'au moins 60 % à 3 mois,
une solubilité carbonique d'au moins 60.
Composition d'amendement basique liquide selon l'une quelconque des revendications
1 à 9 et 24, caractérisée en ce qu'elle présente les propriétés agronomiques suivantes
:
les particules du mélange de carbonate de calcium et de dolomie ont un diamètre
médian inférieur à 10 microns,
une réactivité agronomique d'au moins 60 % à 3 mois,
une solubilité carbonique d'au moins 60.
Composition d'amendement basique liquide selon l'une quelconque des revendications
1 à 28, caractérisée en ce qu'elle est associée à du lisier.
Dispersion de matière minérale pour amendement basique pour les sols, telle
que définie dans l'une quelconque des revendications 1 à 28.
Utilisation de la composition d'amendement basique liquide selon l'une quelconque
des revendications 1 à 29 pour réguler le pH de la masse des sols et/ou pour améliorer
la stabilité structurale des sols.
Amendements pour le sol, caractérisés en ce qu'ils contiennent une composition
liquide selon l'une quelconque des revendications 1 à 29, en association avec d'autres
produits pour épandage comme des engrais, de l'eau d'irrigation, des pesticides
et autres.
Utilisation des amendements pour le sol selon la revendication 32, pour réguler
le pH de la masse des sols et/ou pour améliorer la stabilité structurale des sols.