L'invention concerne un dispositif et un procédé pour prélever et
collecter le sang d'animaux de boucherie, notamment de porcs. Elle trouve application
notamment dans les installations d'abattage devant obéir à des conditions hygiéniques
strictes.
Dans les abattoirs industriels modernes, les préoccupations de contrôle
sanitaire et de maîtrise des coûts de production ont conduit à rationaliser la
chaîne d'abattage et notamment l'étape de saignée des animaux, indispensable à
l'obtention d'une viande de qualité. Par ailleurs, le sang animal est un sous-produit
présentant des débouchés importants dans l'industrie alimentaire humaine et animale.
Il importe donc de pouvoir le prélever et le collecter dans les meilleures conditions
hygiéniques possibles.
Selon une technique d'abattage connue, les porcs sont d'abord anesthésiés
au CO2 ou par électro-narcose puis suspendus par leurs pattes arrières
à un carrousel de saignée. Un couteau à manche creux ou trocart est enfoncé dans
crosse aortique de l'animal. Ce trocart est relié à un conteneur au moyen d'un
tuyau souple, un conteneur étant généralement relié à plusieurs trocarts. Un exemple
de trocart couramment utilisé pour saigner les animaux de boucherie est schématiquement
représenté en Fig. 1. Ce dispositif 100 comporte une lame à double tranchant 110
soudée à un manche creux 130. La base du manche creux est susceptible d'être reliée
par un tuyau souple (non représenté) à un conteneur. Le manche est pourvu à sa
partie supérieure d'une tubulure 120 d'arrivée de produit anti-coagulant qui empêche
le sang de coaguler à l'intérieur du manche et du tuyau souple.
Le sang prélevé au moyen du trocart est récupéré par écoulement gravitaire
dans un conteneur. Afin d'accélérer la saignée, le conteneur est maintenu en dépression
au moyen d'une pompe aspirante. Le conteneur est prévu pour avoir une capacité
suffisante pour pouvoir récupérer successivement ou simultanément le sang d'une
dizaine d'animaux. Après un certain délai, les conteneurs sont vidangés dans une
cuve de stockage.
Un poste de saignée utilisant ce procédé connu est illustré en Fig.
2. Le poste comprend un convoyeur 250 auquel sont suspendus les animaux grâce à
des élingues 260. Les trocarts 200 sont représentés enfoncés dans les corps 270
d'animaux abattus. Ces trocarts sont reliés à un conteneur 280 par des tuyaux souples
240. Les tubulures d'arrivée 220 sont reliées à un réservoir de produit anti-coagulant
(non représenté). Le conteneur 280 est relié au moyen d'une prise 251 à une pompe
aspirante (non représentée).
Après la saignée, les animaux sont lavés, échaudés et épilés puis
dépecés et éviscérés. Les carcasses et les viscères sont contrôlées par un poste
de contrôle vétérinaire. Lorsque le contrôle vétérinaire conclut à un animal malade
ou impropre à la consommation , la carcasse est saisie. Le poste de contrôle vétérinaire
en avertit le poste de saignée de manière à ce que le sang de l'animal malade soit
également saisi. En pratique le sang collecté reste stocké dans les conteneurs
pendant le temps de transit dans la chaîne d'abattage, de manière à ce que le conteneur
ayant collecté le sang de l'animal malade soit encore disponible au moment où l'ordre
de saisie arrive. Son contenu ne peut alors être vidangé dans la cuve de stockage
et doit être détruit. Ainsi, le sang des animaux sains dont le sang a été collecté
dans le conteneur ayant recueilli le sang de l'animal saisi est perdu. Qui plus
est, si plusieurs conteneurs ont servi à collecter le sang de l'animal saisi, c'est
l'ensemble du sang collecté dans ces conteneurs qui doit être détruit. Or, la destruction
du sang est onéreuse car elle doit être accompagnée de mesures anti-pollution drastiques.
Enfin, si la carcasse d'un animal malade ne passe pas au contrôle vétérinaire pour
une raison quelconque, par exemple parce qu'elle s'est détachée de son élingue
à une certaine étape de traitement de la chaîne, le sang de l'animal malade sera
transféré avec celui des animaux sains dans la cuve de stockage. Ce n'est que lorsque
la perte de l'animal sera découverte que des mesures pourront être prises, ce qui
peut intervenir bien après que le sang de l'animal malade ait été transféré dans
la cuve de stockage. On doit alors faire face à une situation délicate : soit l'on
accepte le défaut hygiénique de milliers de litres de sang contenu dans la cuve,
soit on supporte le coût de leur destruction.
En outre, les conteneurs de collecte de sang sont, comme on l'a vu,
placés en dépression au moyen d'une pompe aspirante, pour accélérer la saignée.
L'inconvénient de ce système est de rejeter dans l'atmosphère les germes contenus
dans le sang des animaux avec les risques importants de contamination qui en découlent.
Il est également très difficile de nettoyer complètement les conteneurs ainsi que
la tuyauterie qui a servi au prélèvement. Les restes de sang sont un milieu de
culture favorables à la prolifération d'une grande variété de germes, ce qui aggrave
encore les risques de contamination.
Le problème à la base de l'invention est de proposer un dispositif
et un méthode pour prélever et collecter le sang d'animaux de boucherie, notamment
de porcs qui ne présentent pas les inconvénients précités.
Le dispositif et la méthode selon la présente invention permettent
en particulier un prélèvement et une collecte individuelle du sang dans de bonnes
conditions d'hygiène ainsi qu'une destruction minimale de sang en cas de saisie.
L'invention est définie par un dispositif pour prélever le sang d'un
animal de boucherie, notamment d'un porc, comprenant un manche tubulaire à une
première extrémité duquel est fixée une lame ainsi qu'un moyen de fixation rapide
adapté à fixer audit manche une poche destinée à recueillir le sang de l'animal.
Avantageusement, ledit moyen de fixation comporte un moyen de blocage
ainsi qu'une bague pouvant librement coulisser sur ce dernier, adaptée à coopérer
avec ledit moyen de blocage de manière à former une liaison substantiellement
étanche.
Selon un mode de réalisation, la bague présente une paroi intérieure
de forme tronconique et que le moyen de blocage est formé par une virole de forme
cylindrique, la paroi intérieure pouvant venir s'appuyer sur l'arête supérieure
de ladite virole. La virole peut faire partie intégrale du manche.
Le dispositif comprend avantageusement une poche constituée d'un sac
de collecte de sang, en matière plastique, de capacité suffisante pour recueillir
la quantité de sang d'un animal, ledit sac présentant à sa partie supérieure un
orifice de taille suffisante pour laisser passer la seconde extrémité du manche
et pouvant être fixé à ce dernier au moyen dudit moyen de fixation.
Le bord supérieur du sac peut être coincé entre la paroi intérieure
de la bague et ladite virole. Avantageusement, ledit sac comprend des moyens d'identification
et le matériau constitutif de la paroi intérieure du sac contient ou est revêtue
d'un agent complexant du calcium.
Selon une première variante manche tubulaire est doté d'une garde
formée de deux bases articulées sur lesquelles sont fixées deux griffes, la garde
pouvant prendre une première position dans laquelle les griffes sont rapprochées
et une seconde position dans laquelle les griffes sont écartées du manche. Selon
une seconde variante la garde est fixe et le manche tubulaire est pourvu à sa partie
supérieure de dents dirigés vers le bas.
Le manche ainsi que la lame sont avantageusement réalisés en acier
inox électro-poli.
La lame peut être fixée audit manche au moyen d'un étrier dont les
bras sont fixés à la partie supérieure du manche. Avantageusement, la lame ne comporte
qu'un seul tranchant.
L'invention concerne également un procédé de prélèvement du sang d'un
animal de boucherie, notamment d'un porc, dans lequel on utilise le dispositif
de prélèvement exposé ci-dessus, l'animal étant couché sur un tapis d'entraînement
pendant la saignée.
Avantageusement, une poche de collecte de sang est fixée au manche
du dispositif de prélèvement par ledit moyen de fixation et ladite poche est également
placée sur ledit tapis d'entraînement ou sur un élément d'entraînement progressant
substantiellement à la même vitesse que ledit tapis.
L'invention concerne encore un procédé de prélèvement utilisant le
dispositif de prélèvement exposé ci-dessus selon lequel on fixe préalablement une
poche de collecte de sang au manche dudit dispositif par ledit moyen de fixation
et on injecte via l'orifice supérieur du manche un agent anti-coagulant à l'intérieur
de ladite poche.
Les caractéristiques de l'invention mentionnées ci-dessus, ainsi que
d'autres, apparaîtront plus clairement à la lecture de la description faite en
relation avec les dessins joints, parmi lesquels :
- La Fig. 1 représente schématique un trocart utilisé pour le prélèvement du sang
d'animaux de boucherie, tel que connu de l'état de la technique ;
- La Fig. 2 représente schématiquement un poste de saignée dans une chaîne d'abattage,
tel que connu de l'état de la technique;
- La Fig. 3a représente schématiquement une demi-coupe du dispositif de prélèvement
de sang selon un mode de réalisation de l'invention dans une première configuration;
- La Fig. 3b représente schématiquement une demi-coupe du dispositif de prélèvement
de sang selon un mode de réalisation de l'invention dans une seconde configuration;
- La Fig. 3c représente schématiquement une demi-coupe du dispositif de prélèvement
de sang selon un mode de réalisation de l'invention dans une troisième configuration;
- La Fig. 3d représente schématiquement une vue de dessus du dispositif de prélèvement
de sang selon un mode de réalisation selon l'invention ;
- La Fig. 4 représente schématiquement un poste de saignée utilisant le dispositif
de prélèvement et de collecte de sang selon un mode de réalisation de l'invention.
L'idée générale à la base de l'invention est de prévoir un moyen de
fixation rapide permettant de fixer une poche de collecte de sang à un trocart.
De cette manière, le sang est récupéré individuellement, animal par animal, ce
qui permet, en cas de saisie de la carcasse, de limiter la quantité de sang à détruire
au strict nécessaire. Enfin outre, l'ensemble trocart-poche de collecte de sang
forme un circuit fermé qui réduit considérablement les risques de contamination.
Un dispositif de prélèvement de sang selon un mode de réalisation
de l'invention est illustré en Figs. 3a à 3d. Les Figs. 3a à 3c représentent des
demi-coupes du dispositif dans différentes configuration. Les coupes sont réalisées
dans un plan axial et limitée à la partie basse du dispositif, jusqu'au double
trait symbolisant la coupure. La partie haute du dispositif est représentée en
vue frontale. La Fig. 3d représente une vue de dessus du dispositif.
Le dispositif de prélèvement comprend une lame 310 amovible à simple
tranchant 311, la lame étant pourvue de dents 313 à sa partie inférieure du côté
de son arête non tranchante 312. Ces dents ont pour fonction d'empêcher la sortie
intempestive de la lame du corps de l'animal. Le fait que la lame ne possède qu'un
seul tranchant permet de l'enfoncer dans le corps de l'animal sans lui entamer
le sternum.
A sa base, la lame comporte un guide 314 destiné à glisser dans une
rainure de guidage ainsi qu'un ergot de blocage 315. La lame est évidée dans sa
partie centrale 316, le long de son axe longitudinal, de manière à permettre à
l'étrier 320 de s'y engager jusqu'à l'encoche 317. La Fig. 3c montre sur sa partie
gauche une vue de droite de l'étrier. L'étrier 320 est soudé par ses deux bras
321 et 322 au manche tubulaire 330. La partie supérieure de l'étrier possède une
forme en U dont les branches sont dirigées dans l'axe de la lame et viennent la
recouvrir de part et d'autre dans le prolongement de l'encoche 317. Le manche creux
est pourvu d'une rainure parallèle à l'axe du tube, aménagée dans la paroi intérieure
335 de celui-ci et débouchant à son extrémité supérieure. Cette rainure permet
de recevoir le guide 314 et d'assurer la rigidité latérale de la liaison manche-lame.
Du côté opposé à la rainure est prévu un trou traversant dans la paroi 335, dans
lequel peut venir se loger l'ergot 315. Lorsque l'ergot 315 est engagé dans le
trou 332, la lame est immobilisée dans le sens axial. La lame peut être facilement
retirée du manche en appuyant sur l'extrémité de l'ergot 315, qui se dégage alors
du trou 332, grâce à la flexibilité de la zone rétrécie 318.
Le dispositif comporte en outre deux bras 341 et 342, armés à leurs
extrémités supérieures de griffes 343 et 344 tournées vers l'extérieur du manche.
Les bras 341 et 342 sont fixés ou soudés sur des bases 345 et 346 articulées autour
des pivots 347 et 348 fixés ou soudés de part et d'autre du tube, à sa paroi extérieure,
de manière à ne pas gêner l'écoulement du sang. Les bases 345 et 346 ont une forme
complémentaire et s'articulent comme des charnières autour des pivots 347 et 348.
Les bases 345 et 346 forment une garde dans la position d'enfoncement représentée
en Figs. 3a et 3d. Au repos les bras 341 et 342 sont la position, dite écartée,
représentée en Fig. 3b. Les griffes 343 et 344 sont alors écartées au maximum et
les bases viennent en butée sur le manche. Pour prélever le sang de l'animal, le
sacrificateur appuie tout d'abord sur les bases 345 et 346 constituant la garde,
ce qui a pour effet de les amener les griffes 343 et 344 en position d'enfoncement
(position repliée). Dans cette position, les bords intérieurs 349 des bases , de
forme ellipsoïdale, viennent en butée sur la paroi extérieure du tube et épousent
son contour. Le sacrificateur peut alors plonger sans difficulté le trocart dans
la chair de l'animal. Lorsqu'il cesse d'appuyer sur la garde les griffes ont tendance
à s'écarter et à maintenir le trocart dans le corps de l'animal. Lorsque le prélèvement
est terminé, le sacrificateur appuie à nouveau sur la garde, ce qui a pour effet
de ramener les griffes 343 et 344 en position repliée. Il peut alors retirer le
trocart sans difficulté.
Selon une autre variante de réalisation, la garde est fixe et dépourvue
de bras, comme, par exemple, celle illustrée par 140 en Fig. 1. Dans ce cas, le
manche 130 est pourvu à sa partie supérieure de dents (par exemple de forme similaire
à 313), ou de griffes (par exemple de forme similaire à 343 ou 344) ou encore d'ergots
dirigés vers le bas, de manière à éviter que le trocart se dégage facilement du
corps de l'animal.
La lame, le manche tubulaire, l'étrier et la garde sont de préférence
réalisés en acier inox électro-poli de manière à faciliter leur nettoyage.
Le dispositif selon l'invention possède un système de fixation rapide
comportant une bague 350 pouvant librement coulisser le long du manche tubulaire.
Cette bague présente une surface intérieure 351 de forme tronconique s'évasant
vers le bas. Le diamètre du trou 352 à la surface supérieure de la bague est suffisamment
grand pour permettre de laisser passer sans difficulté le bord supérieur d'une
poche 380 entre le manche et la bague. Le système de fixation rapide comporte également
une virole 360 située dans la partie inférieure du manche et montée solidairement
ou soudée avec ce dernier. Avantageusement, la virole est placée à la base du manche.
Le diamètre extérieur de la virole est compris entre le diamètre du trou supérieur
et le diamètre du trou inférieur de la bague mobile, de sorte que cette dernière
puisse venir s'engager sur la virole sans s'échapper par le bas du manche. Les
Figs. 3a et 3b représentent la bague dans sa position basse où elle vient coincer
le bord supérieur de la poche 380. Pour fixer la poche au manche, le bord supérieur
de celle-ci est engagé entre la bague et le manche, puis la bague est abaissée
jusqu'à ce que la paroi de la poche soit coincée entre la bague et le bord supérieur
de la virole. Réciproquement, pour libérer la poche, il suffit de soulever la bague.
La Fig. 3c représente la bague en position haute. La virole peut avoir, comme représenté,
une forme annulaire, possédant un angle droit entre sa paroi latérale et sa paroi
supérieure ou une forme différente, notamment une forme semi-torique. Elle peut
être soudée ou vissée sur le manche ou bien encore le manche peut avoir été usiné
pour présenter cette forme. Lorsque la forme semi-torique est choisie, celle-ci
peut être réalisée par un joint torique en caoutchouc engagé dans une gorge circulaire
prévue à cet effet.
La poche 380 est avantageusement constituée d'un sac en matière plastique
de qualité alimentaire et stérile, suffisamment résistant pour supporter le poids
de la quantité de sang de l'animal saigné. Les poches ne sont pas réutilisées après
l'opération de saignée. En revanche, la matière plastique qui les constitue peut
être avantageusement recyclée.
Selon une variante de réalisation, la paroi intérieure de la poche
est constituée ou est revêtue d'un agent complexant du calcium comme, par exemple,
l'acide éthylènediaminetétraacétique ou bien un citrate, un oxalate ou un fluoride.
Comme la réaction de coagulation du sang nécessite la présence d'ions calcium,
cette variante de réalisation permet de ralentir la formation du caillot. Alternativement
ou de surcroît, l'on peut injecter un agent anti-coagulant à l'intérieur de la
poche avant le prélèvement. Avantageusement, le produit anti-coagulant est injecté
sous forme liquide dans la poche, une fois fixée sur le manche creux, via la partie
de l'orifice supérieur du manche creux 330 non obstruée par la lame 310, comme
on peut le voir en Fig. 3d.
Dans d'autre types d'applications, notamment alimentaires, le sac
en plastique de comporte aucun agent complexant et aucun produit anti-coagulant
n'est ajouté. Le caillot se forme dans le sac. Le sérum peut être ensuite récupéré,
avec éventuellement une étape de pressage complémentaire pour extraire le reliquat
du caillot.
Enfin, il est également envisagé la production de sang battu à partir
du sang prélevé. A cette fin, les poches de sang sont plongées immédiatement après
la fin du prélèvement dans un bac à ultrasons, provoquant une hémolyse.
Le dispositif de prélèvement selon l'invention peut être utilisé pour
saigner l'animal en position suspendue. Dans ce cas, il faut prévoir, de préférence,
un système de suspension annexe du trocart car ce dernier supporte le poids du
sang prélevé. Avantageusement et de manière originale, le sang sera prélevé de
l'animal en position couchée, comme indiqué en Fig. 4. Pour ce faire, le corps
de l'animal 470 est allongé sur un tapis d'entraînement horizontal 490 ou faiblement
incliné. Après fixation de la poche 480 sur le manche et enfoncement du trocart
400, la poche est placée à proximité immédiate de l'animal sur le même tapis d'entraînement
ou sur un élément d'entraînement progressant sensiblement à même vitesse que ledit
tapis.
Le dispositif de prélèvement selon l'invention permet une collecte
de sang dans de très bonne conditions d'hygiène puisque l'ensemble trocart-poche
isole le sang du milieu ambiant. Lorsque le prélèvement est terminé, la poche de
collecte est fermée ce qui minimise les risques de contamination ultérieurs. Les
poches ne nécessite de nettoyage car elles ne sont pas réutilisées. La matière
plastique constitutive des poches est recyclée.
Le dispositif de prélèvement selon l'invention permet de collecter
le sang de manière individuelle, animal par animal. Chaque poche comprend un moyen
d'identification, par exemple un code barres ou un transpondeur. Chaque animal
abattu port également un moyen d'identification, par exemple par encrage indélébile
ou par adjonction d'un transpondeur. De cette manière on peut associer de manière
univoque une poche à un animal. Cette correspondance est connue du système ou
bien saisie par un opérateur. A la sortie du poste de saignée, les poches de sang
prélevé sont détachées des trocarts. Les poches sont alors suspendues à un convoyeur,
en attendant la décision du poste de contrôle vétérinaire. Les trocarts sont, quant
à eux, dirigés vers un poste de nettoyage et de stérilisation pour pouvoir être
réutilisés. A chaque fois que le poste de contrôle vétérinaire conclut qu'un animal
est sain, il valide le code d'identification de l'animal. Les poches de sang suspendues
au convoyeur d'attente, passent une à une devant un dispositif de lecture après
un temps de retard déterminé, supérieur au temps de transit dans la chaîne d'abattage.
Si le code d'identification de la poche lu par le dispositif de lecture correspond
au code d'un animal ayant été identifié comme sain, la poche est automatiquement
aiguillée vers un poste de vidange et/ou de traitement. Plusieurs postes différents
correspondant à différents traitements peuvent être prévus, l'aiguillage des poches
étant assurée automatiquement à partir de leurs codes d'identification. Si lors
du passage devant le dispositif de lecture, le code de l'animal associé n'est pas
validé, la poche est automatiquement dirigée vers une voie de garage. Une telle
poche peut correspondre à un animal déclaré impropre à la consommation ou encore
à un animal tombé de la chaîne d'abattage. Les poches sur la voie de garage subissent
un traitement particulier. Elles peuvent être éventuellement renvoyées dans le
circuit normal si l'animal a été ultérieurement retrouvé et déclaré sain ou bien
rejoindre la carcasse de l'animal saisi pour destruction par les services compétents.
Le procédé de prélèvement selon l'invention permet donc de garantir une perte minimale,
des coûts de destruction et une pollution de l'environnement particulièrement réduits.