Domaine de l'invention
La présente invention concerne un procédé et une installation pour
préparer des têtes de salade avec des moyens pour enlever le trognon de la tête
avant de découper celle-ci. L'invention s'applique, de façon générale, à des pièces
telles que des têtes de salade ou légumes de ce type dont il faut séparer le trognon
de la partie utile avant de traiter celle-ci, en particulier de la découper.
Etat de la technique
Il est déjà connu d'étrogner les têtes de salade avant de les découper.
Ces opérations se font d'une manière quasi automatique dans une installation recevant
les têtes de salade. Cette installation comporte des moyens de transport munis de
crochets qui se fixent dans la tête de salade au niveau du trognon. Ensuite, la
tête passe dans un poste d'étrognage dans lequel la partie du trognon est découpée
pour être séparée de la partie utile. Quoique intéressante, cette installation présente
néanmoins l'inconvénient du chargement manuelle de la pièce ou « tête de salade
» qu'il faut présenter avec la queue tournée vers le haut, et l'appliquer contre
un élément de transport, d'axe incliné, dont les crochets sont ouverts. Après présentation
de la tête de salade, les crochets se referment autour du trognon pour tenir la
tête et la transporter jusqu'au niveau du couteau qui découpe le trognon.
Cette installation a également l'inconvénient de ne pouvoir poursuivre
automatiquement le traitement des parties utiles des pièces après l'enlèvement du
trognon.
But de l'invention
La présente invention a pour but de développer une installation du
type ci-dessus ainsi qu'un procédé pour faciliter la mise en place de la pièce à
étrogner, notamment d'une tête de salade, et aussi de permettre de recueillir la
partie utile de la pièce pour la poursuite automatique des opérations sur celle-ci
tout en améliorant les conditions de sécurité du travail au moment de la mise en
place de la pièce dans l'installation.
Exposé et avantages de l'invention
A cet effet, l'invention concerne un procédé de préparation de pièces
et notamment de têtes de salade ou légumes analogues, qu'il faut étrogner, caractérisé
en ce qu'on forme une ligne de repère, lumineuse, visible, dans la zone de mise
en place de la pièce sur un support de positionnement, cette ligne définissant l'orientation
de la pièce puis on met la pièce en place sur le support en la bloquant et on transporte
la pièce ainsi positionnée avec le support jusque contre le dispositif d'accrochage
pour reprendre automatiquement la pièce et l'accrocher en vue de la transporter
pour l'étrogner.
L'invention concerne également une installation pour la préparation
de pièces à étrogner, notamment de têtes de salade du type défini ci-dessus, caractérisée
en ce qu'elle comprend
- un poste de positionnement des pièces (têtes de salade) suivant une orientation
déterminée,
- un poste d'accrochage reprenant les pièces positionnées dans le poste de positionnement,
pour les transporter en position suspendue et
- un poste d'étrognage dans lequel on enlève le trognon de la pièce en position
suspendue,
- un ensemble de modules de support ayant chacun un support de réception et de
blocage pour recevoir et bloquer les pièces et les transporter,
ces modules parcourant un chemin de positionnement traversant le poste de positionnement,
- un ensemble d'éléments de transfert munis d'organes d'accrochage pour se fixer
dans la pièce au niveau du trognon, ces éléments de transfert circulant sur un chemin
de transfert qui rejoint le chemin de positionnement et traverse le poste d'accrochage
et le poste d'étrognage,
- le poste de positionnement comportant un générateur formant une ligne de repère,
lumineuse, dans une position définie par rapport au module de support arrivant dans
le poste de positionnement pour définir la position de mise en place de la pièce
par rapport au support de réception,
- le poste d'accrochage recevant les pièces orientées, portées par le support
des modules de support,
- le poste d'étrognage comportant un dispositif de coupe muni d'un couteau recevant
successivement les éléments de transfert pour étrogner les pièces dont le trognon
coupé reste accroché aux éléments de transfert.
Ainsi, selon l'invention, la mise en place des pièces à étrogner se
fait d'une manière extrêmement simple et sans risque pour l'opérateur. Celui-ci
se sert de la ligne de repère en lumière visible, formée au-dessus du support de
réception pour installer la pièce en position renversée, la queue, c'est-à-dire
la partie du trognon, tournée vers le haut et de façon alignée sur la ligne de repère.
Comme cette ligne de repère est un faisceau de lumière, elle peut être coupée par
la pièce tout en restant matérialisée dans l'espace. Cela facilite considérablement
la mise en place de la pièce et surtout la bonne orientation, à vue, de la partie
supérieure de la pièce. La ligne de repère est de préférence verticale de sorte
qu'il suffit d'abaisser naturellement la pièce à installer sur le support et non
pas comme dans l'installation connue la soulever et la présenter suivant une inclinaison
donnée. Le geste est naturel donc beaucoup plus facile, plus précis et moins fatigant.
En outre, l'opérateur ne risque pas de se blesser contre les griffes d'un organe
d'accrochage qui sont nécessairement longues et courbes pour bien planter dans la
matière de la pièce au niveau du trognon.
La mise en place de la pièce sur les picots du support ne présente
pas ce risque car ces picots sont relativement courts puisqu'ils servent uniquement
à retenir la pièce pendant son transport et non au cours de la découpe du trognon
et surtout ils sont situés du côté opposé du trognon.
Cette mise en place est d'autant plus facile que le module de support
se compose d'un corps avec un support de réception muni de picots sur lesquels on
embroche une pièce pour la positionner, ce support étant mobile en translation verticale
par rapport au corps, commandé par un actionneur en fonction de la position du module
sur son chemin,
- en position basse pour la mise en place de la pièce dans le poste de positionnement
et
- en position haute pour conduire la pièce sous un élément de transfert dans le
poste d'accrochage.
Les picots étant dressés verticalement par rapport à la surface de
support, c'est-à-dire parallèlement à la ligne de repère, l'opérateur positionne
la pièce au-dessus des picots du support de réception et l'oriente convenablement.
Puis par un simple mouvement de descente il embroche le dessous de la pièce ainsi
retournée, dans les picots. Ceux-ci bloquent la position de la pièce pendant son
transport jusqu'au niveau des organes d'accrochage de l'élément de transfert. Ainsi,
la pièce est non seulement positionnée correctement mais elle le reste pendant toutes
les opérations avant et pendant l'étrognage, de manière à être sûr que l'étrognage
se fasse au bon endroit, c'est-à-dire autour du trognon.
Suivant une autre caractéristique avantageuse, le générateur de faisceau
positionne son faisceau formant la ligne de repère lumineuse sur le module de support
arrivant dans le poste de positionnement pour le suivre pendant la mise en place
de la pièce.
Comme la ligne de repère reste maintenue pendant la mise en place
de la pièce cela permet non seulement de disposer de suffisamment de temps pour
installer la pièce dans le support de réception mais aussi de vérifier, pendant
tout ce temps, sa bonne orientation.
En effet, tout défaut d'orientation, sensible, se traduirait par un
mauvais étrognage, c'est-à-dire l'enlèvement seulement d'une partie du trognon et
la découpe de la partie utile de la pièce, ce qui nécessiterait le rejet de la partie
utile.
Suivant une autre caractéristique avantageuse, l'élément de transfert
comporte des crochets actionnés pour se fixer dans le trognon de la pièce en laissant
le contour dégagé pour le passage du couteau d'étrognage.
Suivant une autre caractéristique avantageuse, le poste d'étrognage
comprend
- un dispositif de coupe muni d'un couteau, le dispositif étant fixe et le couteau
mobile entre une position rétractée et une position de coupe enfoncée dans la pièce
à étrognée,
- un dispositif d'entraînement en rotation de l'élément de transfert en position
de coupe.
L'installation selon l'invention est avantageusement complétée par
un poste de coupe en aval du poste d'étrognage, ce poste étant muni d'un couteau
pour diviser la pièce étrognée en plusieurs parties et un ensemble de modules de
coupe circulant sur un chemin de coupe traversant le poste d'étrognage et rencontrant
le chemin de transfert pour se fixer chacun à une pièce accrochée à un élément de
transfert et passer ensemble dans le dispositif d'étrognage qui découpe le trognon
accroché à l'élément de transfert pour le séparer de la partie utile de la pièce
qui reste fixée à son module de coupe pour être transportée dans le poste de coupe.
Le transfert vers le poste de coupe se fait automatiquement, de même
que l'opération de coupe.
Profitant de l'orientation correcte de la pièce dans l'élément de
transfert, il est avantageux d'associer immédiatement la pièce au module de coupe
avant même que la pièce ne soit étrognée. On reprend ainsi la bonne orientation
de la pièce qui servira pour l'opération ultérieure, en particulier la coupe car
elle aussi doit être faite de manière précise par rapport à la forme de la pièce
ou plus exactement de la partie utile préalablement étrognée. Cette coupe peut se
faire par moitié ou par quart. Les morceaux ainsi obtenus peuvent être fournis tels
quels aux commerces ou divisés ensuite en morceaux plus réduits pour être conditionnés
sous forme de lots de salades épluchées et nettoyées.
De façon avantageuse, le module de coupe comprend un corps recevant
- un support de coupe mobile en translation entre une position abaissée et une
position relevée,
- une aiguille portée par la support, mobile entre une position sortie pour se
fixer dans la pièce et une position rétractée,
- un premier et un second vérin commandant respectivement le déplacement du support
par rapport au corps et celui de l'aiguille.
Ainsi, le couteau du poste de coupe est en position fixe et la partie
utile de la pièce portée par le module de coupe est déplacée par rapport au couteau,
par exemple soulevée, d'autant plus que le module de coupe comporte déjà les moyens
pour effectuer ce mouvement.
Bien que suivant un mode de réalisation avantageux le module de coupe
comporte une aiguille en position centrale ou légèrement désaxée pour que le couteau
du poste de coupe puisse venir en position centrale, cette position n'a pas à être
respectée d'une manière aussi stricte que la précision industrielle étant donné
que la forme de la pièce, c'est-à-dire de la tête de salade, elle-même peut varier
; la précision de la coupe en moitiés, quartiers ou autres doit être précise mais
peut souffrir du léger décalage entre l'aiguille et le couteau qui doit nécessairement
passer à côté de l'aiguille.
Il est également possible d'utiliser un couteau mobile qui, par une
descente verticale, coupera la salade fixée par l'aiguille.
Il est également possible de multiplier le nombre d'aiguilles, par
exemple de prévoir deux aiguilles placées dans une position symétrique par rapport
à la ligne de repère suivant laquelle la pièce a été installée et le couteau peut
alors passer dans l'intervalle entre les deux aiguilles. Après la coupe, la rétraction
des aiguilles libère les parties de la pièce découpée.
Dessins
La présente invention sera décrite ci-après de manière plus détaillée
à l'aide d'un mode de réalisation représenté dans les dessins annexés dans lesquels
:
- la figure 1 est une vue sous la forme d'un schéma par blocs d'une installation
selon l'invention,
- la figure 1A est une vue de côté simplifiée d'une réalisation d'une partie de
l'installation selon l'invention,
- les figures 2A, 2B montrent les différentes parties de l'installation selon
l'invention suivant une présentation développée,
- la figure 3 est une vue en coupe du module de positionnement,
- la figure 4 est une vue en coupe du module de coupe.
Description du mode de réalisation
Selon la figure 1, un mode de réalisation d'une installation pour
préparer des têtes de salade ou produits de ce type appelés pièces P ci-après dans
la suite de la description, en les étrognant, se compose de moyens de circulation
et de transport équipant par exemple un tambour TR rotatif ou une des chaînes de
transport passant dans différents postes. A l'entrée, l'installation comporte un
poste de positionnement PP dans lequel un opérateur positionne les pièces à travailler
P suivant une orientation déterminée. Les pièces P sont ainsi positionnées sur des
modules de support MS pour être transportées dans un poste d'accrochage PA. Dans
celui-ci, les pièces P sont reprises des modules de support MS par des éléments
de transfert ET munis d'organes d'accrochage qui se fixent dans la pièce P au niveau
du trognon T. La pièce ainsi en position suspendue, verticale, est transférée par
l'élément de transfert ET dans un poste d'étrognage PE équipé d'un dispositif de
coupe DC qui découpe le trognon de chaque pièce. Le trognon est évacué et la partie
utile de la pièce est récupérée.
Selon un développement de cette installation, en aval du poste d'étrognage
PE, il est prévu un poste de coupe PC et des modules de coupe MC sont fixés à la
pièce P avant même que celle-ci ne soit étrognée pour reprendre la pièce dans son
orientation correcte. Puis, après l'étrognage, le module de coupe MC évacue la partie
utile de la pièce pour la transporter dans le poste de coupe PC alors que l'élément
de transfert ET retient le trognon et l'évacue puis revient à l'entrée du poste
d'accrochage PA. La partie utile PU est alors découpée de façon précise dans le
poste de coupe PC et les morceaux M-PU sont évacués pour être traités ou conditionnés.
La figure 1 montre les différents chemins de positionnement C-MS,
de transfert C-ET et de coupe C-MC suivis respectivement par les modules de support
MS, les éléments de transfert ET et les modules de coupe MC. Le chemin de positionnement
C-MS entre dans le poste de positionnement PP pour sortir du poste d'accrochage
PA. Le chemin de transfert C-ET suivi par les éléments de transfert ET pénètre dans
le poste d'accrochage PA pour le traverser ainsi que le poste d'étrognage PE et
revenir ensuite à l'entrée du poste d'accrochage PA. Le chemin C-MC des modules
de coupe entre dans le poste d'étrognage PE pour traverser celui-ci ainsi que le
poste de coupe PC et en sortir pour revenir à l'entrée du poste d'étrognage PE.
La figure 1A montre en vue de côté et de manière schématique une partie
de l'installation. Le poste de préparation PP comporte une arrivée 100 en forme
de tronc de cône avec un bord extérieur 101 pour recevoir les produits P représentés
par des boules. Ces produits déversés sur le cône 100, sont retenus par le rebord
101 tout en étant facilement accessibles. L'installation montre également le générateur
de faisceau 1 tel qu'un laser qui génère le faisceau de positionnement 2. Les modules
de support MS sur lesquels on positionne de manière orientée les produits P sont
réalisés comme cela sera décrit ci-après à l'aide des figures 2A, 2B. Ces modules
sont portés par un rotor 102 muni de bras 103, radiaux, l'ensemble étant entraîné
en rotation par un moteur 104, synchronisé, porté par un bâti 105.
La figure 1A montre également le poste d'accrochage PA avec les éléments
de transfert ET comportant un actionneur 10 portant des crochets 11 par l'intermédiaire
d'un vérin 12. Ce poste d'accrochage est également constitué par un rotor 106 entraîné
en rotation par un moteur 107, synchronisé sur le mouvement général de l'installation.
Les différentes opérations seront décrites de manière plus détaillée
à l'aide des schémas des figures 2A, 2B.
Ces figures montrent respectivement et dans l'ordre le poste de positionnement
PP suivi du poste d'accrochage PA, ensuite le poste d'étrognage PE et le poste de
découpe PC.
Le poste de positionnement PP des pièces P comporte un générateur
1 formant un faisceau lumineux 2 définissant une ligne de repère lumineuse (en lumière
visible) par exemple le faisceau d'un laser de très faible puissance travaillant
en lumière visible rouge ou verte. Cette ligne de repère 2 est orientée de manière
précise et notamment dans la direction verticale. Elle est fixe mais elle peut également
se déplacer dans le poste de positionnement PP pour les raisons expliquées ultérieurement.
Le générateur 1 est directement installé à l'endroit indiqué ou comporte
un moyen de déplacement optique de la ligne de repère, tel qu'un miroir mobile,
le générateur 1 restant en position fixe (cette variante n'étant pas représentée).
Le poste de positionnement PP coopère avec un ensemble de modules
de support MS. Ces modules de support se composent chacun d'un corps 3 recevant
un support de réception 4 commandé par un vérin 5 associé au corps 3. Le support
de réception 4 est mobile verticalement ou plus généralement dans la direction de
la ligne de repère 2, le mouvement étant commandé par le vérin 5. Le support de
réception 4 est constitué très schématiquement par une plaque 41 dont la face supérieure
est garnie de quelques picots 42 verticaux. Ces picots 42 sont fixes par rapport
à la plaque 41.
Les modules de support MS circulent suivant le chemin de circulation
C-MS à travers une partie de l'installation ; ils peuvent faire partie d'un tambour
ou d'une chaîne de convoyeur.
Selon le mode de fonctionnement de l'installation, les modules de
support MS peuvent soit s'arrêter en position de chargement dans le poste de chargement,
soit circuler dans celui-ci si l'installation travaille partiellement ou globalement
selon le principe de la cinématique continue.
Dans les deux cas, selon le schéma de la figure 2A, le module de support
MS qui arrive dans le poste de positionnement PP rencontre à un certain moment la
ligne de repère 2 formée par le générateur de faisceau 1. Cette ligne de repère
2 est orientée de manière précise par rapport au support de réception 4 pour servir
de repère à l'opérateur pour que celui-ci puisse installer la pièce P dans ou sur
le support de réception 4. Pour cela, il prend la pièce P, la retourne de façon
que son trognon T soit tourné vers le haut et surtout il l'aligne sur la ligne de
repère 2. Une fois cette orientation réalisée, il embroche le dessous de la pièce
retournée dans les picots 42. Les picots 42 sont suffisamment longs suivant la nature
de la pièce P pour que celle-ci reste bloquée en position. Le module de support
MS transporte ensuite la pièce P dans le poste d'accrochage PA. Le chemin de circulation
des modules de support C-MS est représenté par un tracé en trait interrompu.
Le poste d'accrochage PA ne comporte pas de moyen fixe. Il est traversé
par le chemin C-MS suivi par les modules de support MS et par le chemin C-ET des
éléments de transfert ET. Ces chemins C-MS/C-ET coïncident l'un avec l'autre dans
le poste d'accrochage PA. Les éléments de transfert ET sont constitués par un corps
logeant un actionneur 10 et portant des crochets 11 pivotant entre une position
ouverte et une position fermée. Ils sont actionnés par un vérin 12 ou un mécanisme
de ce type qui les fait passer d'une position à l'autre. L'élément de transfert
ET peut comporter un palpeur 13 détectant l'arrivée de la pièce P, par exemple contre
l'extrémité du support des crochets 11. Il déclenche alors directement ou de manière
temporisée, l'actionnement des crochets 11 qui se referment dans la pièce P.
Selon le mode de réalisation représenté, les éléments de transfert
ET arrivent dans le poste de positionnement PP et suivent un trajet horizontal.
Il en est de même des modules de support MS qui suivent leur chemin dans le poste
d'accrochage PA.
A l'entrée, le mouvement des éléments de transfert ET et des modules
de support MS est synchronisé de façon que l'axe d'un élément de transfert ET et
celui d'un module de support MS coïncident. Puis le module de support MS commande
le soulèvement du support de réception 4 chargé de la pièce P pour rencontrer l'élément
de transfert ET. L'entrée en contact de la pièce et du corps de l'élément de transfert
déclenche l'actionnement des crochets 12 de l'élément de transfert. Ces crochets
12 pivotent et se plantent dans la pièce P à l'endroit correspondant au trognon
T (si la pièce a été positionnée correctement).
L'élément de transfert ET ainsi chargé de la pièce P poursuit son
chemin de transfert C-ET jusque dans le poste d'étrognage PE. L'axe d'orientation
étant vertical comme cela a été précisé au début de la description, la pièce P est
ainsi accrochée en position suspendue à l'élément de transfert ET. Une fois l'accrochage
réalisé, le support de réception 4 est commandé de façon à se dégager de la pièce
P. Il redescend dans le module de support MS pendant que celui-ci poursuit son chemin
pour sortir du poste d'accrochage PA et revenir à l'entrée du poste de positionnement
PP.
Selon la figure 2B, le poste d'étrognage PE se compose de la partie
de chemin de transfert C-ET empruntée par les éléments de transfert ET chargés d'une
pièce P. Il comporte également un dispositif de coupe DC muni d'un couteau 21. Ce
dispositif DC est fixe. Il est placé sur le trajet de la pièce P suspendue à l'élément
de transfert ET. Le couteau 21 est mobile entre une position rétractée et une position
déployée, engagé dans la pièce P au niveau de la surface à découper pour séparer
le trognon T de la partie utile PU de la pièce P. Ce couteau 21 est commandé en
fonction de la position de l'élément de transfert ET chargé de la pièce. Le couteau
21 peut être fixe à l'exception de son mouvement de dégagement et de rétraction
mais il peut également être entraîné d'un mouvement de vibration pour faciliter
la découpe. Ce couteau 21 est dirigé en position inclinée puisque le trognon ou
plus généralement la partie du trognon T de la pièce à enlever correspond à une
forme sensiblement conique, évasée.
Le dispositif de coupe DC comporte également un dispositif d'entraînement
en rotation 22 qui commande l'élément de transfert ET en position de coupe pour
l'entraîner en rotation par rapport au couteau 21.
Il a été indiqué que le dispositif de coupe DC était fixe. Cette immobilité
est relative. Ce dispositif DC, ou du moins son couteau 21, est fixe par rapport
à l'élément de transfert ET et il effectue autour de celui-ci un mouvement de rotation
relative pour découper le trognon T.
Si le dispositif de coupe DC est fixe par rapport à l'installation,
cela suppose que l'élément de transfert ET s'immobilise pendant le temps, nécessaire
à la coupe dans le poste d'étrognage PE. Mais il est également possible d'envisager
une opération effectuée en cinématique continue, le dispositif de coupe DC accompagnant
le mouvement de l'élément de transfert ET au cours de la coupe.
Cette opération peut également se faire par rotation relative du dispositif
de coupe pendant le transfert de l'élément de transfert.
Après la découpe du trognon T, la partie utile PU de la pièce se détache,
le trognon restant accroché aux crochets 11 de l'élément de transfert ET qui poursuit
son chemin C-ET, laisse tomber le trognon T dans un réceptacle et revient à l'entrée
du poste d'accrochage PA.
La figure 2B montre une extension de l'installation avec le poste
de coupe PC en aval du poste d'étrognage PE ainsi qu'un moyen de transfert de la
partie utile PU de la pièce étrognée, dans le poste de coupe PC.
Ce moyen de transfert se compose, comme déjà évoqué ci-dessus, d'un
ensemble de modules de coupe MC circulant entre le poste d'étrognage PE et le poste
de coupe PC. Ces modules de coupe MC se composent d'un corps 30 logeant un support
de coupe 31, mobile en translation entre une position abaissée et une position relevée
ainsi qu'une aiguille 32 portée par le support 31, mobile entre une position sortie
pour se fixer dans la pièce et une position rétractée.
Le corps 30 comporte un premier vérin 33 commandant le mouvement du
support de coupe 31 et un second vérin 34 à l'intérieur du support de coupe 31 pour
commander le déplacement de l'aiguille 32.
En fait, dans le cas le plus simple, il n'est prévu qu'une aiguille
32 en position de préférence centrale. Mais on peut également prévoir, suivant la
nature des pièces à fixer, deux ou trois aiguilles en position symétrique.
Le module de coupe MC avec son support de coupe 31 est aligné sur
l'élément de transfert ET associé, à l'entrée du poste d'étrognage PE pour ensuite
se fixer dans la pièce P. Pour cela, le support de coupe MC est conduit jusque contre
le dessous de la pièce P accrochée à l'élément de transfert ET. Puis, l'aiguille
32 est enfoncée dans la pièce P, par en dessous, sur une longueur suffisante pour
bien maintenir la pièce sans toutefois gêner le travail de découpe du trognon T.
L'ensemble ainsi formé par l'élément de transfert ET et le module
de coupe MC de part et d'autre (en position « diamétralement opposée ») de la pièce
P passe alors dans le dispositif de découpe 20. En sortie de ce dispositif, la partie
utile PU de la pièce ne se détache pas du trognon mais reste tenue par l'aiguille
32. On abaisse ensuite le support de coupe 31 dans le module de coupe MC sans rétracter
l'aiguille 32 de manière à tenir la partie utile PU de la pièce P. Le module de
coupe MC poursuit son chemin C-MC pour arriver dans le poste de coupe PC. Ce poste
de coupe PC se compose d'un couteau 40, de préférence fixe, occupant une position
diamétrale, ou s'il s'agit de plusieurs couteaux, une position rayonnante par rapport
à l'axe de coupe de la pièce P/PU. Ce couteau 40 peut être en position fixe ou accompagner
le module de coupe MC si celui-ci continue son mouvement sans s'arrêter pour travailler
en cinématique continue.
La coupe se fait alors par la commande du support de coupe 31 qui
soulève la pièce PU et l'applique contre le couteau 40 pour la diviser. Après cette
opération, lorsque la pièce est divisée, le module de coupe MC transporte la pièce
coupée, vers un poste de conditionnement, ou rétracte son aiguille de façon à libérer
complètement les morceaux coupés qui sont alors recueillis d'une manière non représentée
pour être conditionnées ou traitées. Selon une variante non représentée le couteau
est mobile.
La figure 3 est une vue en coupe du module de support MS. Cette figure
montre non seulement le module mais également le vérin d'actionnement 5 logé dans
le corps 3 du module représenté par ses parties de guidage et de maintien 31. Le
module de positionnement se compose d'une pièce cylindrique dont le dessus forme
le support 41 porte les picots 42 destinés à s'embrocher dans la pièce à transférer
vers le poste d'accrochage. Le guidage du support de positionnement 41 est assuré
par le moyen 31 et sa commande en déploiement ou en rétraction est commandée par
le vérin à double effet 5.
La figure 4 est une vue en coupe d'un module de coupe MC de construction
voisine, voire identique, pour l'essentiel à celle du module de support MS sauf
que le support de coupe 31 comporte une aiguille 32 et un vérin 34 pour actionner
l'aiguille 32 dans les conditions déjà expliquées. L'ensemble formé par le support
de coupe MC et l'aiguille 32 est commandé en translation par un premier vérin 33
et le mouvement de déploiement ou de rétraction de l'aiguille est commandé par un
second vérin 34.