La présente invention a comme objet une chaudière à inversion de flamme
du type ayant une chambre supérieure pour le stockage du combustible, reliée, par
le biais d'une ouverture dans son propre fond ou grille, à une chambre inférieure
dans laquelle a lieu la combustion.
Actuellement, de très nombreuses variantes de cette chaudière sont
connues, décrites dans de multiples brevets, parmi lesquels on rappellera les brevets
et les demandes de brevet EP 935 731, EP 798 511, EP 563 499, EP 268 208, EP 409
790, EP 271 392, EP 205 993, EP 154 956, EP 152 317, DE 90 01 477U, DE 90 00 347U,
DE 40 07 849, DE 37 37 661, DE 11 78 05, FR 2 752 915, FR 2 583 148, IT 1 158 554,
IT 1 273 623, IT 191 429U, IT 1 187 122, IT 1 187 130 et IT MN2000A000012.
Il s'agit généralement de chaudières en acier où la combustion a lieu,
par tirage naturel ou forcé, avec développement de la flamme vers le bas, notamment,
de la chambre supérieure dans la chambre inférieure, à travers l'ouverture ou les
ouvertures de communication qui les unit.
Un interstice a été créé tout autour de la structure qui définit les
deux chambres dans lequel circule l'eau à réchauffer.
De préférence, l'air utilisé dans la combustion est alimenté aussi
bien dans la chambre supérieure qu'à hauteur de l'ouverture ou des ouvertures de
communication.
Les chaudières à inversion de flamme connues aujourd'hui présentent
toutefois certains inconvénients.
En premier lieu, la vie de ces chaudières est relativement courte
à cause de l'agressivité des substances qui sont développées par le processus de
combustion. Ces substances conduisent rapidement à la corrosion de l'acier dont
la chaudière est formée.
En second lieu, les chaudières connues aujourd'hui nécessitent des
renforts spéciaux, associés à l'interstice où circule l'eau, pour contraster les
variations de pression qui sont générées à l'intérieur de l'interstice.
De plus, les coûts de production des chaudières connues aujourd'hui
sont relativement élevés.
Dans cette situation, l'objectif technique fixé à la base de la présente
invention est de réaliser une chaudière à inversion de flamme qui remédie aux inconvénients
cités.
Notamment, la présente invention a comme objectif technique de réaliser
une chaudière à inversion de flamme qui a une durée de vie supérieure par rapport
aux chaudières connues aujourd'hui et qui garantit une excellente tenue aux variations
de pression qui se créent dans l'interstice.
La présente invention a également comme objectif technique de réaliser
une chaudière à inversion de flamme qui a un meilleur rapport prix/durée par rapport
aux chaudières connues aujourd'hui.
La chaudière à inversion de flamme conformément à ce qui est décrit
dans les revendications ci-jointes atteint fondamentalement l'objectif technique
spécifié et les buts indiqués.
D'autres caractéristiques et les avantages de la présente invention
apparaîtront plus clairement dans la description détaillée de certaines formes d'exécution
privilégiées, mais non pas exclusives, d'une chaudière à inversion de flamme, illustrées
dans les dessins ci-joints, où :
- la figure 1 montre, dans une vue axonométrique de trois-quarts frontale, avec
certaines pièces éliminées et d'autres sectionnées, une chaudière à inversion de
flamme suivant la présente invention ;
- la figure 2 montre dans une vue arrière un module frontal d'une chaudière à
inversion de flamme suivant la présente invention ;
- la figure 3 montre dans une vue avant le module frontal de la figure 2 ;
- la figure 4 montre le module frontal de la figure 2, sectionné suivant la trace
IV-IV ;
- la figure 5 montre le module frontal de la figure 2, sectionné suivant la trace
V-V ;
- la figure 6 montre le module frontal de la figure 2, sectionné suivant la trace
VI-VI ;
- la figure 7 montre le module frontal de la figure 2, sectionné suivant la trace
VII-VII ;
- la figure 8 montre le module frontal de la figure 2, sectionné suivant la trace
VIII-VIII ;
- la figure 9 montre la pièce IX de la figure 8 agrandi ;
- la figure 10 montre dans une vue frontale un module intermédiaire de la chaudière
de la figure 2;
- la figure 11 montre le module intermédiaire de la figure 10, sectionné suivant
la trace XI-XI;
- la figure 12 montre dans une vue latérale le module intermédiaire de la figure
10 ;
- la figure 13 montre le module intermédiaire de la figure 12, sectionné suivant
la trace XIII-XIII ;
- la figure 14 montre le module intermédiaire de la figure 10, sectionné suivant
la trace XIV-XIV ;
- la figure 15 montre le module intermédiaire de la figure 10, sectionné suivant
la trace XV-XV ;
- la figure 16 montre le module intermédiaire de la figure 10, sectionné suivant
la trace XVI-XVI ;
- la figure 17 montre le module intermédiaire de la figure 10, sectionné suivant
la trace XVII-XVII ;
- la figure 18 montre dans une vue frontale un module arrière de la chaudière
de la figure 2 ;
- la figure 19 montre dans une vue arrière le module arrière de la figure 18;
- la figure 20 montre le module arrière de la figure 18 sectionné suivant la trace
XX-XX;
- la figure 21 montre le module arrière de la figure 18 sectionné suivant la trace
XXI-XXI;
- la figure 22 montre le module arrière de la figure 18 sectionné suivant la trace
XXII-XXII;
- la figure 23 montre le module arrière de la figure 18 sectionné suivant la trace
XXIII-XXIII;
- la figure 24 montre le module arrière de la figure 18 sectionné suivant la trace
XXIV-XXIV;
- la figure 25 montre le module arrière de la figure 18 sectionné suivant la trace
XXV-XXV;
- la figure 26 montre dans une vue partielle le module arrière de la figure 19
sectionné suivant la trace XXVI-XXVI;
- la figure 27 montre dans une vue latérale, partiellement en section une seconde
chaudière réalisée conformément à la présente invention ;
- la figure 28 montre une variante de réalisation d'un détail agrandi de la figure
27 ;
- la figure 29 montre, dans une vue d'en haut, une section médiane de la chaudière
de la figure 27 ;
- la figure 30 montre dans une vue d'en haut, une variante d'une partie de la
chaudière de la figure 1 ;
- la figure 31 montre dans une vue latérale la partie de la chaudière de la figure
30; et
- la figure 32 montre la partie de chaudière de la figure 30 suivant la trace
XXXII-XXXII.
Se référant aux figures citées, le numéro de référence 1 indique dans
l'ensemble une chaudière à inversion de flamme suivant la présente invention.
Comme la figure 1 l'indique, la chaudière 1 comprend tout d'abord
une structure 2 fermée qui détermine, dans sa partie interne, une chambre supérieure
3 pour le stockage du combustible et une chambre inférieure 4 de combustion. Entre
les deux chambres, supérieure 3 et inférieure 4, une ouverture de communication
5 de forme allongée a été pratiquée.
En fonction des exigences de conception, d'autres formes ou plusieurs
ouvertures de communication 5 peuvent être prévues.
La structure 2 définit également un interstice principal 6, pour le
passage de l'eau à réchauffer, qui s'étend, du moins en partie, autour de la chambre
supérieure 3 et de la chambre inférieure 4, même si, de préférence, il l'entoure
presque complètement, comme le montre les figures ci-jointes.
Conformément à la présente invention, cette structure 2 a été réalisée
en fonte et est formée de l'union de pièces modulaires.
Sont prévus notamment trois modules de base avec lesquels il est possible
de réaliser des chaudières 1 à inversion de flamme de différentes dimensions et,
par conséquent, de différentes puissances thermiques.
Il s'agit d'un module frontal 7 (figures de 2 à 9), en mesure de constituer
la façade de la chaudière 1, d'un module arrière 8 (figures de 18 à 26), en mesure
de constituer la partie arrière de la structure 2, et d'une pluralité de modules
intermédiaires 9 (figures de 10 à 17) montés en succession et étanches, entre le
module frontal 7 et le module arrière 8. Chaque module 7, 8, 9, qui a un développement
principalement vertical, constitue une section transversale de la structure 2 et
présente une face avant 10 et une face arrière 11. Dans le cas du module intermédiaire
9, les deux faces 10, 11 sont identiques.
En général, au moins les modules intermédiaires 9 définissent chacun,
une section de la chambre supérieure 3, de la chambre inférieure 4 et de l'ouverture
de communication 5.
Chacun d'eux présente, dans leur partie interne, au moins un interstice
secondaire 12, qui, une fois la structure 2 montée, est reliée aux interstices secondaires
12 des autres modules intermédiaires 9 pour constituer l'interstice principal 6.
Dans la forme de chaudière réalisée et illustrée, le module frontal
7 et le module arrière 8 présentent à l'intérieur, comme nous l'avons dit, un interstice
secondaire 12 qui peut être relié aux interstices secondaires 12 des modules intermédiaires
9 pour constituer l'interstice principal 6.
Pour permettre le raccordement des interstices secondaires 12, chaque
module présente des orifices prévus à cet effet.
Notamment, les modules intermédiaires 9 présentent au moins deux orifices
arrière 13 et au moins deux orifices avant 14, pratiqués respectivement sur leur
propre face arrière 11, et sur leur propre face avant 10.
Les orifices avant 14 sont alignés horizontalement sur les orifices
arrière 13.
De cette façon, la structure 2 montée, les orifices avant 14 (arrière
13) d'un module intermédiaire 9 sont alignés sur les orifices arrière 13 (avant
14) d'un module intermédiaire 9 associé à sa face avant 10 (arrière 11), de manière
à permettre la circulation de l'eau à réchauffer entre les interstices secondaires
12 des deux modules intermédiaires 9 couplés.
De même, le module frontal 7 et le module arrière 8 présentent respectivement
deux orifices arrière 13 et deux orifices avant 14 pratiqués sur leurs propres faces
arrière 11 et avant 10 et disposés de façon à ce que quand le module respectif (frontal
7 ou arrière 8) est relié à un module intermédiaire 9, ils se retrouvent alignés
horizontalement respectivement avec les orifices avant 14 et arrière 13 de ce module
intermédiaire 9.
Avantageusement, les deux orifices 13, 14, pratiqués sur chaque face
10, 11 de chaque module 7, 8, 9, sont placés un au sommet et un à la base de celle-ci.
De plus, comme les figures 1, 3 et 19 ci-jointes l'illustrent, le
module frontal 7 et le module arrière 8 présentent respectivement deux orifices
avant 14 et arrière 13 aussi sur leurs faces respectives (respectivement arrière
11 et avant 10) non destinées à être couplées aux modules intermédiaires 9.
Au moins deux de ces orifices 13, 14 ont en effet le but d'être utilisés
comme section d'entrée de l'eau 15 et comme section de sortie de l'eau 16 pour l'interstice
principal 6.
La forme de chaudière réalisée et illustrée prévoit que la section
d'entrée 15 de l'eau est constituée de l'orifice arrière 13 situé à la base de la
face arrière 11 du module arrière 8, et que la section de sortie 16 est en revanche
constituée de l'orifice arrière 13, situé au sommet de la même face 11.
Dans ce cas, les orifices avant 14 de la face avant 10 du module frontal
7 sont fermés par deux bouchons 17 qui, suivant les exigences, peuvent être également
équipés de sondes de contrôle, comme une sonde de température ou de pression (non
illustrées).
Dans d'autres cas, suivant les exigences, les sections d'entrée et
de sortie 15, 16 peuvent être toutes deux pratiquées dans le module frontal 7, une
sur le module frontal 7 et une sur le module arrière 8, ou encore doublées et intéresser
donc tous les quatre orifices 13, 14.
Dans la chaudière 1, illustrée dans les figures ci-jointes, sont prévues
deux sections de sortie de l'eau 16, les deux pratiquées dans le module arrière
8. La seconde section de sortie 16, située au-dessus du module 8 même, permet de
raccorder l'interstice à un échangeur thermique de sécurité immergé dans de l'eau
froide (non illustré car de type connu).
Dans la forme de chaudière réalisée et illustrée, l'eau qui entre
par la section d'entrée 15 suit une pluralité de voies parallèles à travers les
modules 7, 8, 9 pour sortir, une fois chaude, de la section de sortie 16.
Avantageusement, comme les figures 27 et 28 le montrent, le raccordement
entre deux orifices 13, 14 l'un en face de l'autre de deux modules 7, 8, 9 consécutifs,
s'obtient par le biais d'un manchon de raccord 18 inséré dans ceux-ci (de préférence
à encastrer) pour en relier les interstices secondaires 12.
Suivant les exigences, le manchon 18 pourra avoir une forme cylindrique
ou la forme de deux cônes tronqués unis par la base (comme illustré par exemple
dans la figure 28).
Dans la figure 27, chaque manchon 18 a une longueur correspondant
à l'épaisseur du matériau qui constitue les deux modules 7, 8, 9 couplés, et donc
à la longueur des deux orifices 13, 14 où il est inséré. Dans ce cas, les manchons
18 ne dépassent pas à l'intérieur des interstices secondaires 12.
Dans certains cas toutefois, pour mieux diviser le débit d'eau à réchauffer
à l'intérieur de tous les interstices intermédiaires, un ou plusieurs manchons 18
(notamment ceux situés le long du parcours suivi par l'eau avant de commencer à
monter à travers les modules) peuvent avoir une longueur supérieure à l'épaisseur
du matériau qui constitue les deux modules 7, 8, 9 couplés (figure 28). Dans ce
cas, ce manchon de raccord 18 est partiellement inséré aussi dans un des interstices
secondaires 12 que celui-ci unit, notamment dans celui en aval, si on prend comme
référence la direction de l'écoulement de l'eau. Avantageusement, cette solution
est adoptée pour les manchons 18 les plus proches de la section d'entrée 15. La
longueur de la partie dépassante 19 des manchons 18 peut diminuer plus le manchon
18 est loin de la section d'entrée 15.
En effet, d'une part, le débit d'eau qui entre par la section d'entrée
15 doit être égal au débit de l'eau qui coule verticalement dans les interstices
secondaires 12, d'autre part, le débit d'eau dans les modules 7, 8, 9 doit être
presque le même pour éviter des surchauffements localisés de la structure 2. Par
conséquent, plus un module 7, 8, 9 est proche de la section d'entrée 15, plus la
quantité d'eau qui le franchit doit être grande. Donc, le but des manchons 18 dépassants
est de diminuer la section de passage utile à travers lequel l'eau peut s'introduire
dans l'interstice secondaire correspondant 12.
Bien que, dans la forme de chaudière réalisée et illustrée sont prévus
deux orifices 13, 14 sur chaque face des modules, il existe d'autres formes de réalisation
de chaudière où chaque face présente un unique orifice 13, 14, ou une pluralité
d'orifices 13, 14. Par conséquent, la disposition des sections d'entrée et de sortie
15, 16 variera dans une même mesure ainsi que le parcours de l'eau à l'intérieur
de l'interstice.
La chaudière 1, objet de la présente invention, comprend au moins
un premier conduit 20 qui a une première extrémité 21 en communication avec l'environnement
externe et au moins une seconde extrémité 22 en communication avec l'intérieur de
la chambre supérieure 3 pour permettre l'entrée d'air primaire de combustion dans
la chambre supérieure 3 même.
Dans la forme de chaudière réalisée et illustrée, le premier conduit
20 s'étend au moins en partie à travers la structure 2, comme indiqué ci-dessous.
La chaudière 1 comprend également au moins un second conduit 23 qui,
à son tour, présente une extrémité externe 24 en communication avec l'environnement
externe et au moins une extrémité interne 25 en communication avec la chambre inférieure
4 pour permettre l'évacuation des fumées de combustion de la chambre inférieure
4 vers l'extérieur.
Dans la forme de chaudière réalisée et illustrée, le second conduit
23 aussi s'étend au moins en partie à travers la structure 2 en fonte.
Comme on le voit dans les figures 1 et 29, le premier conduit 20 présente
une pluralité de secondes extrémités 22, chacune obtenue entre deux modules 7, 8,
9 couplés à hauteur d'une paroi latérale 26 de la chambre supérieure 3.
Notamment, les secondes extrémités 22 sont définies par une chambre
de diffusion 27 de l'air, localisée entre chaque paire de modules 7, 8, 9 couplés.
Cette chambre de diffusion 27 est notamment délimitée par des nervures
28 en relief, pratiquées de manière spéculaire sur chaque module 7, 8, 9 qui garantissent
la liaison étanche des différents modules 7, 8, 9.
Comme illustré par exemple dans la figure 9, ces nervures 28 présentent,
sur leur sommet, une rainure 29 dans laquelle il est possible d'appliquer un matériau
scellant prévu à cet effet (non illustrée).
Comme les figures 1, 2, 10 et 18 l'illustrent, chaque chambre de diffusion
27 est principalement localisée sur les côtés de la zone où est pratiquée l'ouverture
de communication 5, mais présente une ramification 30 vers le haut en forme de U
renversé qui définit une des secondes extrémités 22 du premier conduit 20.
De cette façon, les secondes extrémités 22 du premier conduit 20 orientent
l'air en entrée dans la chambre supérieure 3 tangentiellement aux parois verticales
correspondantes 26.
Les chambres de diffusion 27 obtenues sur les deux faces 10, 11 de
chaque module intermédiaire 9 sont ensuite reliées l'une à l'autre par un canal
31 débouchant qui s'étend de la face avant 10 à la face arrière 11 perpendiculairement
par rapport au plan vertical de développement du module correspondant 9. Chaque
canal 31 débouchant constitue une partie du premier conduit 20.
Comme les figures ci-jointes l'indiquent, dans la forme réalisée et
illustrée de la présente invention sont prévus au moins deux premiers conduits 20
symétriques qui se développent des deux côtés de la structure 2 à proximité de la
zone intéressée par l'ouverture de communication 5.
Le module frontal 7 présente aussi deux canaux 31 débouchants qui
mettent en communication la chambre de diffusion 27, obtenue entre le module frontal
7 même et le module intermédiaire 9 auquel il est couplé, avec la partie externe
de la structure 2.
Dans la forme de chaudière réalisée et illustrée, au contraire, le
module arrière 8 ne présente pas de canaux débouchants, mais, entre celui-ci et
le module intermédiaire auquel il est couplé, une chambre de diffusion 27 peut être
prévue.
Dans la forme de chaudière réalisée et illustrée, aux canaux 31 débouchants,
obtenus dans le module frontal 7, sont liés des moyens d'alimentation de l'air primaire
(qui peuvent être constitués d'une simple prise d'air ou d'un ventilateur) (figure
1).
Dans d'autres formes de réalisation de chaudière, la réalisation de
canaux débouchants peut être prévue sur le module arrière 8 et non sur le module
frontal 7, ou sur les deux. Dans ce cas, les moyens d'alimentation peuvent être
également associés aux canaux du module arrière 8.
La division entre la chambre supérieure 3 et la chambre inférieure
4 est obtenue par le biais d'une paroi horizontale 33 qui d'un côté délimite l'ouverture
de communication 5, de l'autre définit un logement 34 pour accueillir dans la chambre
supérieure 3 un élément de base 35, de préférence réalisé en fonte ou dans un matériau
réfractaire, qui définit supérieurement une surface d'appui 36 pour le combustible
(figures 1 et 29-32). Cet élément de base 35 peut également délimiter une ouverture
de communication 5 plus petite que celle définie par la paroi horizontale 33, comme
les figures de 30 à 32 l'illustrent.
Dans les deux cas, l'élément de base 35 remplit de préférence la fonction
de brûleur, comme décrit dans le détail ci-dessous.
Cet élément de base 35 peut être constitué soit d'une unique pièce
réalisée expressément pour une chaudière 1 d'une certaine dimension (exemples des
figures 1 et 29-32), soit d'une série d'éléments modulaires, chacun associé au module
correspondant de la structure 2 en fonte (solution non illustrée).
Avantageusement, la chaudière 1 comprend aussi un troisième conduit
37 avec une bouche d'entrée 38 reliée à l'environnement externe, et une pluralité
de bouches de sortie 39 placées à hauteur de l'ouverture de communication 5, pour
le passage d'air secondaire de combustion dans l'ouverture de communication 5 même.
Dans les formes de chaudière réalisées et illustrées dans les figures
1 et 29-32, le troisième conduit 37 s'étend en partie à travers le module frontal
7, en partie dans l'élément de base 35.
Notamment, dans le cas de figure 1, cette seconde partie du troisième
conduit 37 est complètement définie par l'élément de base 35, tandis que dans le
cas de figure 29, elle est en partie délimitée par l'élément de base 35 et en partie
par la structure 2. De plus, dans le cas de figure 29, le troisième conduit 37 a
une section décroissante le long du parcours suivi par l'air secondaire pour en
améliorer la diffusion.
Les bouches de sortie 39 ont été aussi pratiquées dans l'élément de
base 35 et sont tournées vers l'ouverture de communication 5.
Par contre, dans le cas illustré dans les figures de 30 à 32, l'élément
de base 35 comprend deux plaques planes 51, 52 en fonte, écartées l'une de l'autre
et entre lesquelles s'étend un manchon débouchant 53 qui définit l'ouverture de
communication 5.
Les deux plaques planes (inférieure 51 et supérieure 52) ont été fondamentalement
réalisées en contre-profil du logement 34.
Pour garantir le montage étanche de l'élément de base 35 dans le logement
34, ont été posés, entre la plaque plane inférieure 51 et la paroi horizontale 33,
une garniture plane en porcelaine (non illustrée) et, dans la rainure 54 tout autour
de la plaque supérieure, un cordon lui aussi en porcelaine.
De cette façon, quand l'élément de base 35 est monté, entre les deux
plaques planes 51, 52, un volume libre 55 reste défini qui constitue une partie
du troisième conduit 37. Notamment, la plaque plane inférieure 51 présente également
une portion latérale biseautée 56 à hauteur de la partie du troisième conduit 37
qui s'étend à travers le module frontal 7.
Dans ce cas également, le troisième conduit 37 présente une pluralité
de bouches de sortie 39 obtenues à hauteur du manchon débouchant.
Le module avant présente ensuite deux premières ouvertures 40 pour
accéder de l'extérieur respectivement à la chambre supérieure 3 et à la chambre
inférieure 4, à chacune desquelles est associée une porte ouvrante (non illustrée),
avantageusement recouverte, au moins en partie, d'un matériau réfractaire.
De même, le module arrière 8 présente une seconde ouverture 41 reliée
d'un côté à une chambre des fumées (non illustrée car de type connu) reliée à l'arrière
à la chaudière 1 même, de l'autre à la chambre supérieure 3. Suivant les exigences,
cette seconde ouverture peut être ou moins ouvrante, par le biais d'une commande.
Avantageusement, pour permettre le raccordement de la chambre des
fumées à la structure 2, le module arrière 8 présente, sur sa propre face arrière
11, un logement de couplage 42 (figures 19 et 26). De plus, pour augmenter la récupération
thermique des fumées de combustion, la face arrière 11 du module arrière 8 peut
être équipée d'une pluralité d'ailettes d'échange thermique 32.
La chaudière peut également être équipée de moyens pour éviter la
sortie de fumées de la chambre supérieure 3 au moment de l'ouverture de la porte
ouvrante correspondante.
A l'intérieur de la chambre inférieure 4 est monté un bouclier 43
(figure 1), qui, dans la forme de chaudière réalisée et illustrée, est constitué
d'un demi-cylindre dans un matériau adapté (tôle d'acier, réfractaire, fonte, etc.)
qui a la double fonction de protéger le fond 44 de la chambre inférieure 4 contre
les flammes de la combustion et de retenir les cendres qui peuvent donc lentement
se consumer tout à fait. Dans certaines applications (non illustrées), le bouclier
43 peut lui-aussi présenter à l'intérieur un interstice pour l'eau à réchauffer.
Le bouclier 43 est tenu à une certaine distance du fond 44 de la chambre
inférieure 4 par le biais d'ailettes 45 solidaires du fond 44 même, qui définissent,
avec le bouclier 43 lui-même, une pluralité de parcours 46 parallèles qui s'étendent
longitudinalement dans la chaudière 1, et qui constituent une partie du second conduit
23.
Avantageusement, le bouclier 43 est au contact de la face avant 10
du module arrière 8, mais il est à une certaine distance de la face arrière 11 du
module frontal 7.
De cette façon, les fumées de la combustion entrent à proximité du
module frontal et parcourent toujours complètement les parcours 46 situés en dessous
du bouclier 43 (figure 1). La zone d'entrée des fumées en dessous du bouclier 43
constitue l'extrémité interne 25 du second conduit 23.
Ces parcours 46 parallèles sont reliés à la chambre des fumées à travers
deux fissures 47 de forme oblongue, pratiquées à travers le module arrière 8, qui
constituent l'extrémité externe 24 du second conduit 23.
Comme anticipé supra à propos des chambres de diffusion 27, l'étanchéité
des deux modules couplés est garantie par deux nervures en relief 28 correspondantes,
obtenues une sur chaque module 7, 8, 9, chacune possédant une rainure 29 pour recevoir
le matériau scellant.
La liaison des différents éléments qui constituent la structure 2
en fonte est réalisée soit grâce à l'action adhésive du matériau scellant, soit
par encastrement des manchons de raccord 18 dans les orifices 13, 14 des différents
modules 7, 8, 9, soit par le biais de barres filetées externes (non illustrées)
montées entre des flasques prévues à cet effet 48, obtenues sur le module frontal
7 et sur le module arrière 8.
Pour terminer, la chaudière 1, objet de la présente invention, fonctionne
à tirage forcé par le biais d'un ventilateur (non illustré) qui peut être relié
soit en refoulement au premier et au troisième conduit 37, soit en aspiration au
second conduit 23.
Le fonctionnement de la chaudière 1, objet de la présente invention,
découle immédiatement de la description structurale précédente et est analogue au
fonctionnement des chaudières à inversion de flamme normalement utilisées aujourd'hui.
La présente invention atteint d'importants avantages.
En premier lieu, la chaudière à inversion de flamme, objet de la présente
invention, a une durée de vie supérieure aux chaudières aujourd'hui connues grâce
à sa réalisation en fonte.
En second lieu, l'utilisation de modules aux dimensions limitées garantit
une excellente résistance mécanique aux variations de pression qui se créent dans
l'interstice.
De plus, la chaudière, objet de la présente invention, présente un
meilleur rapport prix/durée par rapport aux chaudières connues aujourd'hui.
Signalons également que la présente invention est relativement facile
à réaliser.
L'invention ainsi conçue peut être sujette à de nombreuses modifications
et variantes, toutes rentrant dans le cadre du concept inventif qui la caractérise.
Tous les détails sont remplaçables par d'autres éléments techniquement
équivalents et, en pratique, tous les matériaux utilisés, ainsi que les formes et
les dimensions des différents composants, pourront être quelconques suivant les
exigences.