La présente invention se rapporte au domaine des dispositifs
d'aide au dessin.
La présente invention se rapporte plus particulièrement
à un dispositif permettant à un utilisateur de reproduire une scène
observée sur un support, du type planche à dessiner, ledit dispositif
comportant un premier miroir et au moins un second miroir, lesdits miroirs étant
disposés de manière à renvoyer l'image du support sur un oeilleton
devant lequel l'utilisateur peut disposer un premier oeil.
L'art antérieur connaît déjà des dispositifs
pour l'aide au dessin et notamment la demande de brevet français numéro
FR 2 757 667 qui porte sur un dispositif portatif pour l'exécution d'un dessin,
du type comportant un objectif et un miroir qui reflète l'image capturée
par l'objectif vers un écran positionné à plat.
Ce dispositif, s'il permet effectivement de reproduire
une scène, ne présente pas un grand intérêt dans l'apprentissage
de l'art du dessin, car il ne donne pas le loisir d'interpréter la scène
; la technique employée s'apparente en quelque sorte à la recopie d'une
oeuvre avec un papier-calque posé dessus.
L'art antérieur connaît également la demande
de brevet français numéro FR 2 164 555 qui porte sur un dispositif comportant
deux miroirs permettant à un utilisateur de reproduire une scène observée,
sur un support, du type planche à dessiner.
Ce dispositif présente l'inconvénient majeur
de ne pas permettre de reproduire une image plane issue d'un livre ou d'une reproduction
quelconque.
D'ailleurs l'invention présentée dans ce document
est positionnée essentiellement par rapport à des problèmes de luminosité
de l'objet à reproduire. Ce genre de problème ne se pose qu'avec des scènes
naturelles et ne se pose pas avec des images.
La présente invention entend remédier aux inconvénients
de l'art antérieur en proposant un dispositif d'aide à la réalisation
de dessins ou de peintures basé sur la capacité de la vision humaine à
accepter la superposition d'images qui semblent être dans le même plan
grâce à des miroirs. Ce dispositif permet ainsi au dessinateur ou au peintre
d'apprendre à évaluer les perspectives et à reproduire d'une manière
simple et efficace soit des scènes en perspectives, soit des représentations
planes.
Pour ce faire, la présente invention est, dans son
acception la plus large, du type revendiqué dans la revendication 1.
Le dispositif de reproduction selon l'invention comporte
un support secondaire pour la reproduction d'images planes, susceptible de venir
s'intercaler entre la scène et ledit second oeil, afin de ménager une
scène proche.
Dans une variante, ledit support secondaire est constitué
d'un élément transparent et d'une ou plusieurs tige(s) de maintien mobile(s),
plaquée(s) contre la face arrière de l'élément transparent grâce
à un ou plusieurs ressort(s), afin de permettre la reproduction de modèles
présentés, par exemple dans des livres épais.
Dans une autre variante, le dispositif selon l'invention
comporte des moyens de réglage permettant la translation dudit support secondaire
sur ledit dispositif.
Dans une variante de l'invention, le dispositif est constitué
d'une partie centrale évidée, le support et le support secondaire étant
articulé à la base de cette partie centrale, afin de permettre de la refermer
et former ainsi une mallette.
Ladite partie centrale comporte, de préférence,
un moyen de réglage de la hauteur de l'oeilleton.
Le dispositif comporte en outre, de préférence,
une poignée pour faciliter sa préhension.
Dans une version de l'invention, la poignée et ledit
premier miroir forment une seule pièce qui est mobile en rotation selon la
partie centrale.
Le premier miroir et le second miroir sont perpendiculaires
à un même plan longitudinal et sont décalés d'un angle de 20
degrés.
Le second miroir, celui qui est le plus proche de l'oeil,
peut être un miroir semi transparent, afin de permettre également au premier
oeil de visualiser la scène.
Le dispositif peut comporter au moins un second oeilleton,
muni d'un filtre qui peut être positionné devant uh second oeil, afin
de diminuer la luminosité de la scène perçue par le second oeil.
Le dispositif peut également comporter au moins un
second oeilleton, associé avec au moins deux miroirs, permettant de renvoyer
une image de la scène vers un second oeil.
Ce second oeilleton peut être mobile par rapport audit
premier oeilleton, afin de laisser le loisir, à l'utilisateur, de choisir quel
oeil, gauche ou droit, il positionne devant le premier oeilleton et quel oeil il
positionne devant le second oeilleton.
Le premier miroir et/ou le second miroir présente(nt)
de préférence une forme en trapèze afin de libérer le maximum
d'espace pour le mouvement des mains et des bras.
Le premier oeilleton et/ou le second oeilleton peut ou
peuvent en outre comporter des moyens pour l'agrandissement ou la réduction
de l'image perçue.
Le support est incliné d'un angle de 60° par
rapport audit premier miroir et d'un angle de 47° par rapport à un plan
de référence dudit dispositif.
Ledit premier miroir et/ou ledit second miroir peut ou
peuvent présenter des moyens de réglage de leur planéité, afin
de permettre de changer l'échelle de l'image perçue.
Le dispositif comporte de préférence des moyens
permettant de faire varier la ou les distances entre ledit premier miroir et/ou
ledit second miroir et/ou ledit support selon un même plan longitudinal.
Avantageusement, le dispositif selon l'invention permet
de réaliser des dessins ou des peintures grâce au fait que les images
de la scène à reproduire et du support de la reproduction se superposent
devant les yeux.
Ce dispositif réalise ainsi un outil de l'apprentissage
du dessin ou de la peinture à destinations des enfants ou des adultes.
Avantageusement, le dispositif selon l'invention est portatif
et peut être adapté à la luminosité de la scène observée
et permet de faire varier la taille de la scène observée et/ou du support.
On comprendra mieux l'invention à l'aide de la description,
faite ci-après à titre purement explicatif, d'un mode de réalisation
de l'invention, en référence aux figures annexées :
- la figure 1 illustre une vue de côté du schéma de principe du
dispositif de base selon l'invention;
- la figure 2 illustre une vue de dessus du schéma de principe du dispositif
de base selon l'invention ;
- la figure 3 illustre une vue de dessus du schéma de principe du dispositif
selon l'invention muni d'un filtre ;
- la figure 4 illustre une vue de côté d'une variante du dispositif
selon l'invention ;
- la figure 5 illustre une vue en perspective d'une variante du dispositif selon
l'invention ;
- la figure 6 illustre une vue en perspective d'une autre variante du dispositif
selon l'invention;
- la figure 7 illustre une vue en perspective avant d'une variante du dispositif
selon l'invention pouvant se refermer afin de former une mallette ;
- la figure 8 illustre une vue en perspective arrière de la variante de la
figure 7 ;
- la figure 9 illustre une vue en perspective de la variante des figures 7 et
8 en position fermée ;
- la figure 10 illustre un demi-pied avant pour la variante des figures 7 et 8
;
- la figure 11 illustre un demi-pied arrière pour la variante des figures
7 et 8 ;
- la figure 12 illustre une crémaillère pour la variante des figures
7 et 8 ;
- la figure 13 illustre une pièce d'entraînement pour la variante des
figures 7 et 8 ; et
- les figures 14 à 18 illustrent le mouvement de la pièce d'entraînement
par rapport à la crémaillère lors de la rotation du moyen de réglage.
Les modes de réalisation représentés dans
les figures 1, 2, 3, et 6 ne sont pas couverts par les revendications mais font
partie de l'état de le technique et sont utiles à la compréhension
de l'invention.
Le dispositif (1) selon l'invention, illustré schématiquement
figure 1, est un dispositif permettant à un utilisateur (2) de reproduire une
scène (3) observée, sur un support (4), du type planche à dessiner,
grâce au principe de la différenciation des images perçues par chacun
des yeux, du type comportant un miroir (5).
Le dispositif (1) selon l'invention est caractérisé
en ce qu'il comporte au moins un second miroir (6), lesdits miroirs (5, 6) étant
disposés de manière à renvoyer l'image du support (4) sur un oeilleton
(7) devant lequel l'utilisateur (2) peut disposer un premier oeil (8).
Le premier oeil (8) de l'utilisateur (2) perçoit donc
le support (4), dont l'image est renvoyée à l'endroit par le premier miroir
(5) et le second miroir (6) et le second oeil (8') de l'utilisateur (2) perçoit
la scène (3) en directe.
Lorsque le premier oeil (8) est placé devant l'oeilleton
(7) et que le second oeil (8') observe la scène (3), la vision binoculaire
humaine fait que les images du support (4) et de la scène (3) se superposent,
permettant ainsi la reproduction de la scène (3) sur le support (4).
Ledit premier miroir (5) et ledit second miroir (6) sont
de préférence perpendiculaires à un même plan longitudinal P
et sont décalés d'un angle A1 de 20 degrés, comme illustré figure
4.
Dans une variante de l'invention, ledit second miroir (6),
celui qui est le plus proche de l'oeil (8), est de préférence un miroir
semi transparent ou sans tain, afin que l'oeil (8) qui regarde par l'oeilleton (7)
puisse également voir la scène (3).
Dans cette variante, il n'est donc pas nécessaire
que le second oeil (8') observe la scène (3) puisque le premier oeil (8) perçoit
à la fois la scène (3) et le support (4).
Dans cette variante, la focalisation des yeux (8, 8') est
simplifiée et le confort d'observation augmenté.
Dans une variante de l'invention, ledit dispositif (1)
comporte au moins un second oeilleton (7'), muni d'un filtre (9) qui peut être
positionné devant ledit second oeil (8'), afin de diminuer la luminosité
de la scène (3). Ce dispositif est particulièrement utile lors de la reproduction
de scènes éclairées par la lumière naturelle du jour.
Il est possible de proposer une gamme de filtres présentant
différents degrés de filtration.
Sur la variante de la figure 5, le dispositif (1) est muni
de deux oeilletons (7'), disposés de part et d'autre de l'oeilleton (7), afin
de permettre de laisser le loisir à l'utilisateur de choisir avec quel oeil,
droit ou gauche, il regarde par le premier oeilleton (7).
Dans une variante de l'invention, ledit dispositif (1)
comporte au moins un second oeilleton (7') associé avec au moins deux miroirs
(5, 6), permettant de renvoyer une image de la scène (3) vers un second oeil
(8').
Dans une variante, ledit second oeilleton (7') est unique
et est mobile par rapport audit premier oeilleton (7), c'est à dire qu'il peut
être positionné à droite ou à gauche de l'oeilleton (7), par
exemple par rotation autour du contour de l'oeilleton (7).
Ledit premier miroir (5) et ledit second miroir (6) présentent
de préférence une forme en trapèze, afin de ne pas gêner le
champ de vision de l'oeil (8') et de libérer de l'espace pour le passage des
mains et des bras de l'utilisateur.
Le second miroir (6) est plus petit que le premier miroir
(5), afin de limiter l'encombrement du dispositif (1). Le second miroir (6) renvoie
exactement l'image du premier miroir (5) vers l'oeilleton (7).
La base la plus grande des deux miroirs (5, 6) est positionnée
vers le bas.
Ledit premier oeilleton (7) et/ou ledit second oeilleton
(7') peut ou peuvent en outre comporter des moyens pour l'agrandissement ou la réduction
de l'image perçue ou des images perçues par l'oeil ou les yeux.
Ainsi, la reproduction réalisée peut ne pas être
totalement fidèle à la scène observée, si l'utilisateur le désir.
Ces moyens pour l'agrandissement ou la réduction de
l'image perçue peuvent être constitués par des lentilles positionnées
au niveau d'un ou de plusieurs oeilletons (7, 7'). Ces lentilles sont de préférence
amovibles et forment une gamme de grossissement et de réduction.
Ledit premier miroir (5) et/ou ledit second miroir (6)
peut ou peuvent présenter des moyens de réglage de leur planéité
qui constituent également des moyens pour faire varier la taille de l'image
ou des images perçue(s) par l'oeil ou les yeux. Ces moyens peuvent être
constitués, par exemple, d'une ou de plusieurs vis associées chacune à
un filetage et dont les mouvements par rapport aux filetages entraînent la
déformation de la surface réfléchissante ou semi-réfléchissante
du premier miroir (5) et/ou du second miroir (6).
Le dispositif (1) peut également comporter des moyens
permettant de faire varier la ou les distances entre ledit premier miroir (5) et/ou
ledit second miroir (6) et/ou ledit support (4) selon un même plan longitudinal
P qui constituent également des moyens pour faire varier la taille de l'image
ou des images perçue(s) par l'oeil ou les yeux.
Tous ces moyens décrits pour modifier les proportions
des images perçues et donc les proportions de l'oeuvre exécutée sur
le support (4) peuvent aussi être mis en oeuvre pour déformer les images
et générer ainsi des effets graphiques spéciaux.
Le support (4) est incliné d'un angle A2 de 60°
par rapport audit premier miroir (5) et d'un angle A3 de 47° par rapport à
un plan de référence R dudit dispositif (1). Ainsi, le premier miroir
(5) est incliné par rapport à la verticale d'un angle A4 de 17°.
Les angles A1, A2, A3, A4 sont donnés avec une précision
de l'ordre de 3 degrés.
Dans la version illustrée figures 4 et 5, un premier
bras (11) permet de maintenir le premier miroir (5) par rapport audit support (4)
et un second bras (12) permet de maintenir le second miroir (6) par rapport audit
premier miroir (5).
Il est important de noter que le plan de référence
R est illustré horizontal, mais qu'il peut ne pas l'être dans la mesure
où le dispositif (1) est portatif.
Dans la version illustrée figure 6, le premier bras
(11) permet à la fois de maintenir le premier miroir (5) par rapport audit
support (4) et l'ensemble des oeilletons (7, 7').
Le dispositif (1) peut en outre comporter un écrou
standard de positionnement permettant de le fixer sur un trépied.
Le dispositif (1) comporte en outre un support secondaire
(10) pour la reproduction d'images planes, susceptible de venir s'intercaler entre
la scène (3) et ledit second oeil (8'), afin de ménager une scène
proche (3').
Le support secondaire (10) est maintenu au reste du dispositif
(1) grâce à un troisième bras (13) et éventuellement un renfort
(14) escamotable.
Dans une version préférée, le support secondaire
(10) est constitué d'un élément transparent (15) et d'une ou de plusieurs
tige(s) de maintien (16) mobile(s), plaquée(s) contre la face arrière
de l'élément transparent (15) grâce à un ou plusieurs ressort(s)
(17).
Cette version permet de positionner un livre ou une revue
contre l'élément transparent (15) et de disposer ainsi d'une scène
(3') plane, ce qui ne serait pas le cas, surtout dans le cas des gros livres, si
le modèle était seulement posé sur la face avant du support secondaire
(10).
Le dispositif (1) comporte en outre de préférence
des moyens de réglage permettant la translation dudit support secondaire (10)
sur ledit dispositif (1). Ces moyens de réglage peuvent constituer, par exemple
en une ou plusieurs vis sans fin, libres en rotation, coopérant chacune avec
un écrou positionné à la base du support secondaire (10).
Le dispositif (1) peut en outre présenter une pluralité
de facettes afin de permettre de le positionner suivant différents angles par
rapport à l'horizontale. Cela permet de faciliter la reproduction d'une scène
ou d'un objet situé à proximité du dispositif (1). Les facettes peuvent
être disposées, par exemple, sur la face inférieure du support (4)
ou du troisième bras (13).
Le dispositif (1) selon l'invention est de préférence
réalisé à l'aide d'éléments pliables et/ou démontables.
Dans une variante de l'invention illustrée figures
7 à 9, le dispositif (1) présente un état de rangement en forme de
mallette (20).
Le dispositif (1) est constitué d'une partie centrale
(21) évidée, réalisant une arche, le support (4) et le support secondaire
(10) étant articulé à la base de cette partie centrale (21), afin
de permettre de la refermer pour former la mallette. Le support (4) et le support
secondaire (10) forment donc les parois latérales de la mallette et la partie
centrale (21) forme le pourtour.
La partie centrale (21) est constituée d'un demi-pied
avant (26), illustré figure 10, d'un demi-pied arrière (27), illustré
figure 11, assemblés à l'aide d'une pièce transversale non illustrée
en détail.
La partie centrale (21) comporte un moyen de réglage
(22) de la hauteur de l'oeilleton (7) sans changer l'orientation des miroirs (5,
6) l'un par rapport à l'autre et par rapport au support (4). Ce moyen de réglage
(22) est constitué par un bouton que l'on peut entraîner en rotation.
Le bouton est destiné à coopérer avec une crémaillère (28),
illustré figure 12, et provoquer la rotation d'une pièce d'entraînement
(29), illustré figure 13, comme cela est visible sur les figures 14 à
18.
La figure 14 illustre une position de repos, les figures
15 à 17, la rotation de la pièce d'entraînement (29) et la montée
de la crémaillère (28) et la figure 18, une nouvelle position de repos
dans laquelle un demi-pied (25, 26) a été décalé d'un pas P
d'environ 10 millimètres par rapport à l'autre demi-pied (26, 25).
La crémaillère (28) et la pièce d'entraînement
(29) son logés à l'intérieur des demi-pieds la crémaillère
(28) coopère avec au moins un ergot formé à l'intérieur d'un
des demi-pieds.
Le dispositif (1) comporte en outre une poignée (24)
pour faciliter sa préhension.
Dans une version de l'invention, la poignée (24) et
ledit premier miroir (5) forment une seule pièce qui est mobile en rotation
selon la partie centrale (21).
Ainsi, lorsque la poignée est escamotée contre
la partie centrale (21), le miroir (5) est exactement positionné pour la réflexion
des scènes, et lorsque le miroir (5) est rangé sous la pièce transversale
de l'ache, la poignée (24) est relevée.