La présente invention concerne le domaine du traitement
des effluents phytosanitaires. L'invention concerne plus particulièrement un
procédé de traitement d'effluents phytosanitaires pour les dégrader
sans rejet dans l'environnement.
La présente invention concerne, par ailleurs, un dispositif
pour le traitement d'effluents phytosanitaires permettant de mettre en oeuvre ledit
procédé.
Les exploitants agricoles traitent leurs cultures en pulvérisant
des produits phytosanitaires. Après le traitement de leurs cultures, la cuve,
les rampes de pulvérisation et parfois le tracteur nécessitent un nettoyage
à l'eau. L'eau de lavage, dite effluents phytosanitaires, est ainsi chargée
de produits phytosanitaires qui doivent être éliminés pour éviter
toute pollution du sol et des eaux.
Ces effluents généralement comprennent les produits
phytosanitaires et/ou leurs produits de dégradation et/ou les produits associés
tels que des tensio-actifs, des produits détergents, des huiles ou des produits
organiques.
Dans le domaine du traitement des effluents phytosanitaires,
on connaît bien plusieurs procéder pour éliminer les produits phytosanitaires
et leurs produits associés tels que des produits détergents, des huiles
ou des produits organiques par exemple.
Un premier procédé connu sous la dénomination
« Osmofilm » (marque déposée) consiste dans un premier temps
à évaporer l'eau des effluents phytosanitaires puis, dans un second temps,
à éliminer le produit sec ainsi obtenu en tant que DIS suivant l'acronyme
Déchets Industriels Spéciaux.
C'est le cas, par exemple, de la demande de brevet internationale
WO 01/16542
qui décrit un procédé de séchage par membrane semi-perméable.
Ledit procédé consiste à séparer les matières à éliminer
de l'eau dans laquelle lesdites matières sont en suspension en enfermant hermétiquement
lesdites matières dans une enveloppe présentant avantageusement une zone
de paroi non adhérente auxdites matières jusqu'à l'évaporation
complète de l'eau. Cette enveloppe est essentiellement constituée par
une membrane polymère sélectivement perméable à la vapeur d'eau.
Les enveloppes utilisées pour la mise en oeuvre de
ce type de procédé présentent l'inconvénient d'être particulièrement
fragiles. Lesdites enveloppes se déchirent facilement risquant ainsi de polluer
les sols et les eaux.
Un second procédé connu sous l'appellation «
phytopur » (marque déposée) consiste à supprimer les produits
phytosanitaires par adsorption dans un dispositif de filtration.
La demande de brevet
français FR 2824 758
décrit un dispositif pour la mise en oeuvre d'un tel procédé.
Ledit dispositif consiste en un feutre de fibre de carbone activé et en un
grillage ondulé métallique, le feutre et le grillage étant enroulés
pour former un cylindre dans lequel on fait circuler les effluents. Le feutre piège
les produits phytosanitaires par adsorption puis lesdits produits phytosanitaires
sont éliminés en appliquant un courant électrique aux extrémités
du grillage.
De la même manière que précédemment,
ce type de procédé présente l'inconvénient de nécessiter
un dispositif particulièrement onéreux et de générer des déchets
industriels spéciaux qu'il convient d'éliminer par la suite.
Un dernier type de procédé dit procédé
biologique consiste à obtenir la dégradation des produits phytosanitaires
par des micro-organismes en introduisant les effluents dans un lit biologique constitué
d'un substrat terreux ou similaire et de micro-organismes.
Un procédé biologique est connu sous le dénomination
« biobed » d'origine suédoise. Le « biobed » est constitué
d'une fosse creusée dans le sol, recouverte d'une couche d'argile et remplie
d'un mélange de paille, de tourbe et de terre, dit lit biologique dans lequel
sont introduits les effluents. Les micro-organismes du lit biologique dégradent
les produits phytosanitaires des effluents.
Un autre procédé biologique est connu sous la
dénomination « Phytobac » (marque déposée) et développé
par la société BAYER CROPSCIENCE. Le « Phytobac » est constitué
d'une fosse étanche remplie de matériaux minéraux et organiques,
de la terre et de la paille notamment, dit lit biologique, favorisant la rétention
et la dégradation des effluents chargés de produits phytosanitaires. Lesdits
effluents sont épandus sur le lit biologique par des canaux et des rigoles.
D'autres procédés dits biologiques tels que le
brevet américain
US 4915842
, la demande de brevet
européen EP 0426160
ou la demande de brevet
allemand DE 4428052
par exemple, ont été proposés pour traiter les eaux polluées.
A l'exception du « Phytobac », tous ces procédés
biologiques présentent l'inconvénient d'utiliser des lits biologiques
qui ne sont pas parfaitement étanches risquant ainsi de conduire à la
contamination d'eaux superficielles ou profondes.
Par ailleurs, tous ces procédés nécessitent
de surdimensionner le volume du lit biologique pour prendre en compte les crêtes
d'arrivée des effluents à traiter.
De plus, tous ces procédés ne permettent pas
d'optimiser l'activité des micro-organismes des lits biologiques de sorte que
ces procédés ont une efficacité qui varie au cours du temps.
L'un des buts de l'invention est donc de remédier
à ces inconvénients en améliorant les procédés biologiques
de l'art antérieur et en proposant un procédé de traitement d'effluents
liquides ou visqueux comportant des produits phytosanitaires permettant une dégradation
constante et optimale des produits phytosanitaires des effluents.
Conformément à l'invention, il est proposé
un procédé de traitement d'effluents phytosanitaires comprenant une étape
d'introduction des effluents dans ou sur un lit biologique constitué d'un substrat
comportant des micro-organismes aptes à dégrader lesdits effluents ; ledit
procédé est remarquable en ce qu'il comporte au moins les étapes
suivantes de stockage des effluents dans au moins un bac dit de stockage, et d'introduction
de manière contrôlée desdits effluents dans le lit biologique.
On comprend bien que, contrairement aux procédés
de l'art antérieur, le maintien de l'humidité du lit biologique en introduisant
de manière contrôlée les effluents dans le lit biologique permet
de maintenir une dégradation constante et optimale des produits phytosanitaires
des effluents par les micro-organismes.
Selon un premier mode de réalisation, les effluents
sont introduits dans le lit biologique de telle manière que l'humidité
dans ledit lit biologique soit constamment comprise entre 60% et 120% de la capacité
de rétention du substrat du lit biologique.
Selon un autre mode de réalisation, les effluents
pourront être introduits dans le lit biologique de telle manière que l'humidité
dans ledit lit biologique varie de manière contrôlée afin de maintenir
dans ce dernier des conditions d'aérobiose, ce qui permet d'améliorer
la dégradation des effluents et d'éviter l'émission de mauvaises
odeurs lors de ladite dégradation, et/ou des phases d'anaérobiose.
On entend par « capacité de rétention du
substrat » le rapport exprimé en pourcentage du poids d'eau restant après
le drainage par rapport au poids sec du substrat du lit biologique.
Les effluents sont introduits dans le lit biologique, de
préférence, en fonction du taux de rétention des produits phytosanitaires
des effluents par fixation sur les constituants du substrat du lit biologique.
Lesdits effluents sont introduits dans le lit biologique
soit par épandage desdits effluents sur le lit biologique soit par capillarité.
De manière particulièrement avantageuse, un volume
déterminé d'effluents est introduit dans le lit biologique en fonction
du taux d'évaporation dudit lit biologique, ledit volume des effluents étant
introduit dans le lit biologique de telle manière que le taux d'évaporation
dudit lit biologique soit, de préférence, compris entre 500 et 1000 litres
de l'eau des effluents par an et par m2.
Par ailleurs, le procédé comporte avantageusement
une étape de prétraitement des effluents stockés.
Cette étape de prétraitement consiste à
modifier l'acidité, c'est-à-dire le pH, des effluents stockés pour
la maintenir à un pH neutre ou à tout autre pH favorisant le fonctionnement
du lit biologique.
Selon une variante d'exécution du procédé,
l'étape de prétraitement consiste à introduire dans les effluents
une ou plusieurs matières organiques stimulant la dégradation des produits
phytosanitaires.
De préférence, l'étape de prétraitement
consiste à introduire un ou plusieurs inoculums microbiens stimulant la dégradation
des produits phytosanitaires.
Par ailleurs, le procédé comporte une étape
d'activation des micro-organismes du lit biologique consistant, de préférence,
à aérer le lit biologique en introduisant de l'air depuis le fond du lit
biologique.
De plus, le substrat du lit biologique est maintenu à
une température comprise entre 12 et 35°C.
Un autre objet de l'invention concerne un dispositif pour
le traitement d'effluents phytosanitaires, ledit dispositif comprenant au moins
un bac contenant un lit biologique constitué d'un substrat comportant des micro-organismes,
et dans lequel sont introduits les effluents, caractérisé en ce qu'il
comporte au moins un bac de stockage des effluents et des moyens d'introduction
contrôlée des effluents dudit bac de stockage dans le bac du lit biologique
de telle manière que l'humidité dans le lit biologique soit globalement
comprise entre 60% et 120%.
D'autres avantages et caractéristiques ressortiront
mieux de la description qui va suivre, de plusieurs variantes d'exécution,
données à titre d'exemples non limitatifs, du dispositif de traitement
d'effluents phytosanitaires conforme à l'invention, à partir des dessins
annexés sur lesquels :
- la figure 1 est une représentation schématique du dispositif de traitement
d'effluents phytosanitaires conforme à l'invention,
- la figure 2 est une représentation schématique d'une variante d'exécution
du dispositif suivant l'invention,
- la figure 3 est une représentation schématique d'une dernière
variante d'exécution du dispositif suivant l'invention.
En référence à la figure 1, le dispositif
de traitement des effluents phytosanitaires suivant l'invention comprend deux bacs
1 contenant respectivement un lit biologique 2 constitué d'un substrat terreux,
de paille et de micro-organismes aptes à dégrader les produits phytosanitaires
des effluents à traiter. Ces bacs 1 sont obtenus dans un matériau étanche
tel qu'une matière plastique, du métal, de la fibre de verre, du béton
ou une combinaison de ces matériaux par exemple.
Il est bien évident que le substrat terreux du lit
biologique 2 pourrait être substitué par un substrat constitué d'autres
composants organiques et/ou minéraux sans pour autant sortir du cadre de l'invention.
Le dispositif comporte, par ailleurs, un bac 3 dit de stockage
des effluents 4 qui sont recueillis lors du nettoyage de la cuve, des rampes de
pulvérisation et éventuellement du tracteur, ainsi que des moyens d'introduction
des effluents 4 dudit bac de stockage 3 dans les bacs 1 des lits biologiques 2 de
telle manière que l'humidité dans les lits biologiques soit globalement
comprise entre 60% et 120%, et de préférence d'environ 100%, de la capacité
de rétention de chaque lit biologique 2.
On entend par « capacité de rétention du
substrat » le rapport exprimé en pourcentage du poids d'eau restant après
le drainage par rapport au poids sec du substrat du lit biologique 2.
De plus, on notera que les effluents 4 se présentent
sous une forme liquide avec des éléments solides éventuellement en
suspension ou sous une forme visqueuse telle que de la boue par exemple.
Par ailleurs, on observera que le contrôle de l'humidité
dans le lit biologique permet de procurer soit une humidité globalement constante
soit une variation contrôlée de l'humidité dans le lit biologique
2 afin de maintenir dans ce dernier des conditions d'aérobiose, ce qui permet
d'améliorer la dégradation des effluents 4 et d'éviter l'émission
de mauvaises odeurs lors de ladite dégradation, et/ou des phases d'anaérobiose.
Dans cet exemple particulier de réalisation du dispositif
conforme à l'invention, les moyens d'introduction de manière contrôlée
des effluents 4 du bac de stockage 3 dans les lits biologiques 2 consistent en des
rampes d'épandage 5 positionnées au dessus desdits lits biologiques 2
et constituées respectivement d'un tube muni de trous sur toute sa longueur.
Ces rampes d'épandage 5 sont alimentées en effluents 4 par une pompe hydraulique
6 immergée dans les effluents 4 et connectée à une conduite d'alimentation
7 qui alimente deux conduites secondaire 8 respectivement munie de moyens de régulation
9 du volume d'effluents 4. Ces conduites secondaires 8 sont connectées aux
rampes d'épandage 5 pour les alimenter en effluents 4.
La pompe hydraulique 6 et les moyens de régulation
9 sont pilotés par une unité de contrôle 10 à laquelle sont
connectés des capteurs 11 de mesure du taux d'humidité des lits biologiques
et/ou du taux de rétention des produits phytosanitaires et/ou de l'acidité,
c'est-à-dire du pH, du substrat du lit biologique 2 et/ou de la température
de ce dernier.
Chaque moyen de régulation 9 consiste, par exemple,
en une électrovanne et un débitmètre pour mesurer le volume d'effluents
répandu sur le lit biologique 2, l'électrovanne étant fermé
dès que le volume déterminé par l'unité de contrôle 10,
en fonction du taux d'humidité des lits biologiques et/ou du taux de rétention
des produits phytosanitaires et/ou de l'acidité du substrat du lit biologique
2 et/ou de la température de ce dernier, est atteint.
Par ailleurs, chaque bac 1 de lit biologique 2 comporte
des moyens de drainage 12 dudit lit biologique 2. Ces moyens de drainage 12 consiste
en au moins un drain 13 souple ou rigide positionné dans le fond du lit biologique
2 et connecté au bac de stockage 3 des effluents 4 par une conduite 14 dite
descente de drainage débouchant dans le bac de stockage 3. On entend par drain
13 un tube comportant sur sa paroi supérieure des trous ou une gille apte à
recueillir les effluents 4 présents en saturation dans le lit biologique 2.
Ainsi, les effluents 4 présents en saturation dans le lit biologique 2 sont
collectés par le drain 13 puis sont déversés dans le bac de stockage
3.
De plus, chaque bac 1 de lit biologique 2 comporte des
moyens d'évacuation d'un trop plein d'effluents 4 consistant en une conduite
15 dite descente de trop plein dont les extrémités débouchent au
dessus du bac de stockage 3 des effluents 4 et respectivement dans le bac 1 du lit
biologique 2 au niveau de la surface supérieure de ce dernier. Ainsi, en cas
d'épandage trop important d'effluents 4 par les rampes 5, le trop plein d'effluents
déversés dans le bac 1 du lit biologique 2 s'écoule dans la descente
de trop plein 15 pour se déverser dans le bac de stockage 3.
Afin d'améliorer la dégradation de produits phytosanitaires
des effluents 4 dans le lit biologique 2, le dispositif comporte une conduite 16
plongeant dans les effluents 4 du bac de stockage et connectée à une source
d'alimentation en air comprimé 17. On notera que l'introduction d'air dans
les effluents 4 permet d'une part de les oxygéner et d'autre part d'éviter
le dépôt des particules en suspension dans les effluents 4. Cette aération
des effluents 4 permet de maintenir des conditions aérobies, de supprimer les
émissions des mauvaises odeur et de commencer la dégradation des produits
phytosanitaires par l'adjonction dans les effluents 4 de micro-organismes aptes
à dégrader les produits phytosanitaires et les produits associés
et/ou de peroxydes, de solutions permettant le contrôle de l'acidité,
etc... D'une manière générale, l'aération des effluents 4 permet
l'application de tout traitement visant à modifier l'état et/ou la composition
des effluents 4 du bac de stockage 3.
Accessoirement, chaque bac 1 des lits biologiques 2 comprend
des moyens d'aération dudit lit biologique. Ces moyens d'aération sont
constitués d'injecteur 18 débouchant dans le fond du bac 1 et alimenté
par une conduite 19 connectée à une source d'air comprimé 20.
Il va de soi que la source d'air comprimé alimentant
les injecteurs 18 pour l'aération des lits biologiques 2 peut être la
même source d'air comprimé alimentant la conduite 16 pour l'aération
des effluents 4 sans pour autant sortir du cadre de l'invention.
Par ailleurs, l'alimentation en air comprimé des injecteurs
18 et de la conduite 16 pour l'aération des effluents 4 est, de préférence,
pilotée par l'unité de contrôle 10.
Afin de maintenir une humidité globalement constante
dans les lits biologiques 2, y compris lorsqu'il n'y a plus d'effluents à traiter
dans le bac de stockage 3, de l'eau peut être versée dans ledit bac de
stockage par tout moyen approprié. Ainsi, en l'absence d'effluents 4 à
traiter, de l'eau sera introduite dans les lits biologiques 2 pour maintenir une
humidité compatible avec le maintien de l'activité microbienne desdits
lits biologiques 2 pour le traitement ultérieur des effluents 4 à traiter.
Les bacs 1 des lits biologiques 2 sont positionnés
sous une toiture 21 ou sous tout type d'abri similaire bien connu de l'homme du
métier afin de les protéger des eaux de pluie.
Il va de soi que le dispositif suivant l'invention peut
comprendre un ou plusieurs bacs 1 de lit biologique 2 et un ou plusieurs bacs de
stockage 3 des effluents 4 sans pour autant sortir du cadre de l'invention.
Par ailleurs, le bac 1 du lit biologique 2 et le bac de
stockage 3 des effluents 4 peuvent ne former qu'un unique bac comportant deux compartiments
distincts.
De plus, la pompe hydraulique 6 peut être supprimée
en positionnant le bac de stockage 3 des effluents 4 au dessus des bacs 1 des lits
biologiques 2, les effluents 4 étant alors amenés aux rampes d'épandage
5 par la gravité terrestre.
Selon une variante d'exécution du dispositif conforme
à l'invention, en référence à la figure 2, le dispositif comporte
de la même manière que précédemment deux bacs 1, un bac supérieur
1a et un bac inférieur 1b positionné sous le bac supérieur,
contenant respectivement un lit biologique 2 constitué d'un substrat terreux
ou similaire, de paille et de micro-organismes aptes à dégrader les produits
phytosanitaires des effluents à traiter.
Le dispositif comporte, par ailleurs, un bac 3 dit de stockage
des effluents 4 positionné sous les bacs 1 des lits biologiques 2, ainsi que
des moyens d'introduction des effluents 4 dudit bac de stockage 3 dans les bacs
1 des lits biologiques 2 de telle manière que l'humidité dans les lits
biologiques soit globalement comprise entre 60% et 120%, et de préférence
d'environ 100%, de la capacité de rétention de chaque lit biologique 2.
Dans cette variante d'exécution, les moyens d'introduction
des effluents 4 du bac de stockage 3 dans les lits biologiques 2 consistent en des
rampes d'épandage 5 positionnées au dessus desdits lits biologiques 2
et constituées respectivement d'un tube muni de trous sur toute sa longueur.
La rampe d'épandage 5 du bac supérieur 1a
est alimentée en effluents 4 par une pompe hydraulique 6 immergée dans
les effluents 4 et connectée à une conduite d'alimentation 7 munie de
moyens de régulation 9 du volume d'effluents 4.
Les effluents 4 en saturation dans le lit biologique 2
du bac supérieur 1a sont collectés par au moins un drain 13 positionné
au fond du bac supérieur 1a. Ce drain 13 est connecté à une
conduite 14 dite descente de drainage munie de moyens de régulation 9 et alimentant
la rampe d'épandage 5 du bac inférieur 1b.
La pompe hydraulique 6 et les moyens de régulation
9 sont pilotés par une unité de contrôle 10 à laquelle sont
connectés des capteurs 11 de mesure du taux d'humidité des lits biologiques
et/ou du taux de rétention des produits phytosanitaires et/ou de l'acidité,
c'est-à-dire du pH, du substrat du lit biologique 2 et/ou de la température
de ce dernier.
Les effluents 4 en saturation dans le lit biologique 2
du bac inférieur 1b sont collectés par au moins un drain 13 positionné
au fond du bac inférieur 1b. Ce drain 13 est connecté à une seconde
conduite 14 dite descente de drainage débouchant au dessus du bac de stockage
3 des effluents 4.
Ainsi, les effluents 4 présents en saturation dans
le lit biologique 2 du bac inférieur 1b sont collectés par le drain
13 puis sont déversés dans le bac de stockage 3.
De plus, chaque bac 1 de lit biologique 2 comporte des
moyens d'évacuation d'un trop plein d'effluents 4 consistant en une conduite
15 dite descente de trop plein dont les extrémités débouchent au
dessus du bac de stockage 3 des effluents 4 et respectivement dans les bacs inférieur
1b et supérieur 1a des lits biologiques 2 au niveau de la surface
supérieure de ces derniers.
Afin d'améliorer la dégradation de produits phytosanitaires
des effluents 4 dans le lit biologique 2, le dispositif comporte une conduite 16
plongeant dans les effluents 4 du bac de stockage et connectée à une source
d'alimentation en air comprimé 17.
Les bacs 1 des lits biologiques 2 sont également positionnés
sous une toiture 21 ou sous tout type d'abri similaire bien connu de l'homme du
métier afin de les protéger des eaux de pluie.
Selon une dernière variante d'exécution du dispositif
conforme à l'invention, en référence à la figure 3, le dispositif
comporte tous les éléments du dispositif tel que décrit à la
figure 1 à l'exception des rampes d'épandage 5 qui sont substituées
par des moyens d'introduction des effluents 4 dans le lit biologique 2 par capillarité.
Chaque bac 1 de lit biologique 2 comporte ainsi dans sa
partie inférieure une réserve 22 séparée du lit biologique 2
par une grille diffusante 23. Les effluents 4 sont versés dans les réserves
22 par les conduites secondaires 8 et pénètrent dans les lits biologiques
2 par capillarité au moyen de mèches telles que décrites dans les
demandes de brevet
français FR 2 830 168
,
FR 2 863 449
ou
FR 2 789 546
par exemple.
Il va de soi que les lits biologiques 2 peuvent avantageusement
accueillir en culture des plantes agricoles permettant d'augmenter l'évapotranspiration,
d'améliorer la structure du substrat des lits biologiques 2 et d'augmenter
la vie microbienne par apport de matières organiques.
Par ailleurs, les bacs 1 des lits biologiques 2 et le bac
de stockage 3 des effluents 4 pourront avantageusement être maintenus par une
structure vertical porteuse permettant l'extraction et l'introduction desdits bacs
à des fins d'entretien, d'homogénéisation des lits biologiques 2
et/ou de leur élimination et remplacement par un nouveau lit biologique.
Enfin, il est bien évident que le procédé
et le dispositif de traitement d'effluents permet de traiter des effluents liquides
ou visqueux, tels que des boues par exemple, et que les exemples que l'on vient
de donner ne sont que des illustrations particulières en aucun cas limitatives
quant aux domaines d'application de l'invention.