Domaine de l'invention
Le domaine de l'invention est celui de la récolte
de matière organique, en particulier des champignons de couche.
L'invention concerne un dispositif pour la coupe de matière
organique, adapté en particulier à la coupe de champignons de couche.
L'invention concerne plus précisément un dispositif
pour la coupe de matière organique comprenant des moyens pour déterminer
la distance entre l'outil de coupe du dispositif et le milieu de culture de la matière
organique.
L'invention concerne également un dispositif pour
la coupe de matière organique comprenant des moyens pour asservir la distance
entre l'outil de coupe du dispositif et le milieu de culture de la matière
organique.
L'invention concerne aussi un système comprenant une
pluralité de dispositifs de coupe selon l'invention.
Art antérieur
La récolte des champignons de couche, plus connus
sous le nom de champignons de Paris, s'effectue selon une première technique
de récolte, notamment répandue en France, en dessouchant le champignon
de son substrat de culture, le substrat de culture étant contenu dans un bac.
L'opération de dessouchage s'effectue actuellement
à la main ou avec une machine à rouleau qui reconstitue le mouvement manuel
des cueilleurs.
Quel que soit le mode opératoire actuellement employé,
il existe une contamination bactériologique du champignon, le champignon étant
roulé sur le milieu de culture. De ce fait, une fois la cueillette effectuée,
il est nécessaire de prévoir une opération de coupe du pied de champignon
avant la mise en conditionnement, pour enlever la terre restée au contact du
champignon au dessouchage.
Une autre technique de récolte, notamment employée
aux Pays-Bas, et ne nécessitant pas le dessouchage du champignon, est connue
de l'homme du métier. Celle-ci consiste à disposer une ou plusieurs barres
de coupe allant transversalement d'un bord à l'autre d'un lit de culture et
de faire avancer cette ou ces barres de coupe dans la direction longitudinale du
lit.
Cette technique est simple mais n'est pas adaptée
à tous les types de champignons de couche. En effet, il faut pour cela que
le champignon possède en plus une hauteur suffisante (pied long). Cette technique,
même si elle est rapide et évite certaines opérations de post-traitement
(pour la contamination bactériologique, coupe de la souche) n'est donc pas
adaptée à la coupe de champignons de « premier choix ».
Par ailleurs, cette technique laisse beaucoup de matière
non exploitée à la vente. On estime en effet que la perte de matière,
entre la hauteur de coupe et le substrat de culture, équivaut à 20% de
la matière produite.
Les dispositifs existants doivent donc être améliorés
pour éviter les inconvénients cités ci-dessus, et en conséquence
réduire les coûts liés à la récolte.
Résumé de l'invention
Un objectif de l'invention est de proposer un dispositif
de coupe de matière organique, et plus particulièrement de champignons
de couche, pour la détermination de la distance entre l'outil de coupe et le
milieu de culture.
Un autre objectif de l'invention est de proposer un dispositif
de coupe de matière organique, et plus particulièrement de champignons
de couche, limitant la contamination bactériologique, abimant le moins possible
le milieu de culture et ne nécessitant aucune étape supplémentaire
de coupe.
Un autre objectif de l'invention est de proposer un dispositif
de coupe de matière organique, et plus particulièrement de champignons
de couche, adapté à tous types de champignons, de sorte qu'on minimise
la perte de matière.
Pour atteindre l'un au moins de ces objectifs, il est prévu
dans le cadre de la présente invention un dispositif de coupe de matière
organique, notamment de champignons, poussant dans un milieu de culture, comprenant
un outil de coupe, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens de détermination
de la distance entre l'outil de coupe et le milieu de culture.
Le dispositif selon l'invention pourra en outre présenter
au moins l'une des caractéristiques suivantes :
- les moyens de détermination asservissent la distance entre l'outil de coupe
et le milieu de culture à une valeur prédéterminée ;
- la valeur de la distance entre l'outil de coupe et le milieu de culture est
prédéterminée de sorte que l'outil de coupe ne touche pas le milieu
de culture ;
- les moyens de détermination comprennent un générateur électrique,
une résistance de mesure en série avec le générateur électrique,
une centrale de mesure et d'asservissement disposée en parallèle de la
résistance de mesure, le générateur électrique fournissant un
courant électrique passant à travers la matière organique et le milieu
de culture lorsque l'outil de coupe est au contact de la matière organique
;
- l'outil de coupe comprend des moyens d'isolation électrique agencés
de sorte que seule l'extrémité de l'outil de coupe destinée à
être mise en contact avec la matière organique est en mesure de laisser
passer le courant électrique ;
- les moyens de détermination mesurent l'intensité du courant traversant
la matière organique ;
- l'outil de coupe est choisi parmi un disque, une lame ou un fil de coupe.
Selon un autre aspect, l'invention concerne un système
de coupe de matière organique comprenant un outil de coupe, la matière
organique poussant dans un milieu de culture, caractérisé en ce qu'il
comprend une pluralité de dispositifs de coupe selon l'une des revendications
précédentes disposés les uns à côté des autres.
Le système selon l'invention pourra en outre présenter
au moins l'une des caractéristiques suivantes :
- les dispositifs déterminent chacun la distance entre l'outil de coupe correspondant
et le milieu de culture ;
- les dispositifs asservissent chacun et de manière indépendante la
distance entre l'outil de coupe correspondant et le milieu de culture à une
valeur prédéterminée. Selon encore un autre aspect, l'invention concerne
un procédé de coupe de matière organique, notamment de champignons,
poussant dans un milieu de culture, comprenant un outil de coupe, caractérisé
en ce qu'il comprend une étape de détermination de la distance entre l'outil
de coupe et le milieu de culture.
Le procédé selon l'invention pourra en outre
présenter au moins l'une des caractéristiques suivantes :
- l'étape de détermination consiste à faire circuler un courant
électrique dans un circuit comprenant la matière organique et le milieu
de culture ;
- le procédé comprend une étape de coupe de la matière organique
à une première valeur prédéterminée de la distance entre
l'outil de coupe et le milieu de culture suivie d'une étape dans laquelle on
coupe à nouveau la matière organique à une deuxième valeur prédéterminée
de la distance, la deuxième valeur étant d'une part inférieure à
la première valeur et d'autre part prédéterminée pour être
au ras du milieu de culture ;
- la coupe de la matière organique à la première valeur prédéterminée
est réalisée par un premier outil de coupe, la coupe de la matière
organique à la deuxième valeur prédéterminée étant
réalisée avec un deuxième outil de coupe ;
- la coupe de la matière organique à la première valeur prédéterminée
et la coupe de la matière organique à la deuxième valeur prédéterminée
sont réalisées avec un seul outil et avec deux passes successives.
Brève description des dessins
D'autres caractéristiques, objectifs et avantages
de la présente invention apparaîtront à la lecture de la description
détaillée qui va suivre, et en regard des dessins annexés, donnés
à titre d'exemples non limitatifs et sur lesquels:
- la figure 1 montre en vue de perspective avant, une vue partielle d'un dispositif
selon l'invention ;
- la figure 2 montre en vue de côté, le dispositif de la figure 1 ;
- la figure 3 montre un schéma d'un dispositif de mesure de la hauteur entre
un outil de coupe du dispositif de la figure 1 et le milieu de culture ;
- la figure 4 montre, selon une vue de perspective, une vue partielle d'un système
formé par une pluralité de dispositifs de la figure 1, disposés les
uns par rapport aux autres comme envisagé par l'invention ;
- La figure 5 montre, selon une vue de perspective, un schéma d'une variante
de réalisation d'un outil de coupe du dispositif selon l'invention;
- La figure 6 montre l'outil de coupe de la figure 5, selon une vue de côté
;
- La figure 7 montre, selon une vue de dessus, un schéma d'un autre variante
de réalisation d'un outil de coupe du dispositif selon l'invention.
Description détaillée de l'invention
Dans toute la description détaillée qui suit,
et par souci de simplification, on se limite à un outil de coupe adapté
à la récolte de champignons de couche.
Les figures 1 et 2 montrent un mode de réalisation
d'un dispositif selon l'invention, en vue de perspective et en vue de côté
respectivement.
Le dispositif 1 comprend un outil de coupe 2 de forme sensiblement
circulaire et destiné à couper les champignons. Plus précisément,
l'outil de coupe 2 est monté en son centre sur un axe 3, monté sur le
dispositif par des moyens de fixation 4, auquel est imprimé, en fonctionnement,
un mouvement de rotation. L'axe 3 forme ainsi un axe de rotation de l'outil de coupe
2. Un générateur (non représenté) transmet par ailleurs à
l'outil de coupe 2 un mouvement vibratoire.
Le mouvement de rotation est un mouvement lent vis-à-vis
du mouvement vibratoire, et qui s'effectue dans un seul sens de rotation. Il permet,
par effet d'entraînement, d'éjecter les champignons découpés
vers l'entrée du tapis 5.
Quant à lui, le mouvement vibratoire est un mouvement
rapide qui s'effectue selon l'axe 3, c'est-à-dire selon un plan transversal
au plan de coupe des champignons. Ces vibrations permettent lorsque l'outil de coupe
2 est au contact du champignon de couper celui-ci de façon nette, sans le renverser
ou provoquer un dessouchage.
Le dispositif de l'invention prévoit un caisson 6
encadrant le tapis 5 pour que les champignons soient dirigés vers la sortie
du tapis 5. Dans le même but, l'entrée du tapis 5 est disposée au-dessus
d'une partie de l'outil de coupe 2 avec un interstice e faible.
Pour faire remonter les champignons sur le tapis, on peut
prévoir une brosse (non représentée) ou tout autre moyen équivalent,
disposé en entrée du tapis pour faire remonter les champignons vers l'extrémité
du tapis 5.
Dans le cas particulier où le milieu de culture se
situe dans un bac, il peut également être envisagé d'incliner le
bac et de disposer une toile ou bâche tendue juste derrière l'outil de
coupe.
L'outil de coupe 2 peut également être soumis,
en fonctionnement, à un mouvement de translation selon l'axe 3.
Ce mouvement de translation peut se faire dans les deux
sens, c'est-à-dire que l'outil de coupe peut soit monter soit descendre vis-à-vis
du bâti du dispositif. Autrement dit, en fonctionnement, l'outil de coupe 2
peut soit s'éloigner de la surface 7 du milieu de culture 8, soit s'en approcher.
Le dispositif selon l'invention prévoit des moyens
permettant de déterminer la distance séparant l'outil de coupe 2 et la
surface 7 du milieu de culture 8. Ces moyens permettent également une adaptation
de la hauteur de coupe du pied de champignon depuis sa base, ce qui évite de
perdre de la matière organique.
Ces moyens permettent également d'éviter que
l'outil de coupe 2 ne touche la surface 7 du milieu de culture 8. En effet, si l'outil
de coupe 2 touchait ou entrait systématiquement dans le milieu de culture 8,
la contamination bactériologique des champignons à couper risquerait d'être
plus importante. De plus, cela affecterait le milieu de culture 8 pour la repousse
de nouveaux champignons (rendement de récolte plus faible).
La figure 3 montre par exemple un schéma de moyens
employés dans le dispositif de l'invention pour effectuer une adaptation de
la hauteur H entre l'outil de coupe 2 et la surface du milieu de culture 7.
Le principe de base utilisé pour obtenir ces résultats
consiste à faire passer un courant électrique I entre l'outil de coupe
2 et le milieu de culture 8 par l'intermédiaire des champignons 9 à récolter.
Le dispositif 1 prévoit un circuit électrique
comprenant un générateur électrique 10. Dans le mode de réalisation
présentée ici, le générateur 10 est un générateur
de tension à courant continu, mais l'invention n'est pas limitée à
cette réalisation particulière. Dans le cas illustré, la tension
générée par le générateur est continue et celui-ci fournit
un courant I également continu. Une extrémité du circuit comprend
une portion 11 fixée dans le milieu de culture 8.
L'outil de coupe est à même de toucher un ou
plusieurs champignons à la fois, mais pour la description qui suit, un seul
champignon est considéré.
Lorsque l'outil de coupe 2 et le champignon 9 sont en contact,
le circuit est alors fermé en raison de l'humidité du milieu de culture
8 (conductivité électrique suffisante). Le courant électrique passe
alors dans le champignon 9 et dans le milieu de culture 8.
On comprend alors que le champignon 9 se comporte comme
une résistance variable en fonction de la distance entre le point de contact
12 du champignon avec l'outil de coupe 2 et le sol 7 au niveau du champignon 9,
cette distance correspondant à la hauteur H.
En conséquence, le courant I dépend de la hauteur
H séparant l'outil de coupe 2 de la surface 7 du milieu de culture 8. Plus
précisément, plus la distance ou hauteur H diminue, plus la résistance
R = R(H) au passage du courant I dans le champignon 9 diminue en conséquence,
et donc plus l'intensité du courant I = I(H) augmente (loi d'Ohm).
Ainsi pour mettre en oeuvre l'invention, il est possible
soit d'effectuer une mesure de la variation d'intensité, soit d'effectuer une
mesure de la variation de la résistance au niveau du champignon 9.
Dans le cas illustré sur la figure 3, il est prévu
un ordinateur ou une centrale de mesure et d'asservissement 13 connecté au
circuit, en parallèle d'une résistance de mesure 14 disposée entre
le générateur 10 et la portion 11 du circuit. Avec une mesure de la tension
aux bornes de la résistance de mesure dont la valeur est connue, on en déduit
ici une mesure de l'intensité.
Cet ordinateur ou centrale de mesure et d'asservissement
13 prend en compte les résultats de la mesure pour agir sur l'axe 3 dont le
mouvement de translation éloignera ou rapprochera l'outil de coupe 2 de la
surface du milieu de culture 8 (asservissement de l'outil de coupe), en fonction
d'une valeur de consigne Hmin prédéterminée de la hauteur
ou distance entre l'outil de coupe 2 et le milieu de culture 8 (ou plus précisément,
la surface 7 du milieu de culture 8).
Cette valeur prédéterminée Hmin
est choisie arbitrairement et correspond à une valeur Imax (ou Rmin
selon la quantité que l'on mesure directement) de l'intensité mesurée
lors d'une étape d'étalonnage. En effet, lorsque H tend vers la valeur
nulle, la résistance R tend également vers la valeur nulle, et en conséquence
l'intensité I tend vers l'infini : un seuillage est donc nécessaire pour
s'appuyer sur des mesures exploitables.
La valeur Hmin sera prédéterminée
de sorte que l'outil de coupe 2 ne touche pas le milieu de culture 8 (Hmin
> 0) ou bien, en variante pour qu'elle corresponde sensiblement à la surface
du milieu de culture 8 (Hmin ≅ 0).
Dans les deux cas, il peut être prévu que l'ordinateur
ou centrale de mesure et d'asservissement 13 agisse pour atteindre la valeur prédéterminée
Hmin, qui forme alors une valeur de consigne.
Dans le cas où Hmin > 0, la coupe du
champignon sera faite directement à cette valeur de consigne.
Dans le cas où Hmin ≅ 0, la valeur
de consigne (prédéterminée) peut également correspondre à
une valeur H discrète telle que H > Hmin. Dans ce cas, on aura
préalablement établi la correspondance avec l'intensité du courant
lors de l'étalonnage.
En effet, on peut envisager de prendre en compte une marge
de sécurité (valeur de consigne H > Hmin) pour que l'outil
de coupe 2 ne touche pas du tout le milieu de culture pendant son fonctionnement.
Un tel choix permet notamment à l'issue de la première
coupe, d'effectuer une deuxième coupe des champignons au ras du milieu de culture
8, en utilisant la valeur de consigne Hmin ≅ 0, et faciliter ainsi
la repousse de nouveaux champignons.
Pratiquement, la coupe à une première valeur
prédéterminée de la distance H telle que H > Hmin peut
être effectuée par un premier outil de coupe et la coupe qui suit à
la deuxième valeur Hmin de la distance H par un deuxième outil.
En variante, on peut employer un seul outil et effectuer deux passes successives.
A l'issue de la coupe des champignons, il peut être
envisagé d'employer une technique classique de dessouchage, avec un rouleau
ou avec des griffes métalliques. On peut cependant se contenter des coupes
de champignons effectuées avec le dispositif selon l'invention.
Ce réglage de la distance H peut être fait au
moyen d'un système à crémaillère (non représenté).
De manière générale, le débattement
total en translation de l'outil de coupe par rapport à sa position de repos
est de l'ordre de ± 3cm. Bien entendu, si cela s'avère nécessaire,
un dispositif prévoyant un débattement plus important de l'outil de coupe
2 le long de l'axe 3 peut être mis en oeuvre.
Il est également à noter que l'outil de coupe
est isolé électriquement, excepté son contour destiné à
être mis en contact avec le champignon qui est alors en mesure de laisser passer
le courant. Par ailleurs, il est même nécessaire d'éviter tout contact
de ce contour avec les souches laissées à l'issue de la coupe.
De ce fait, il n'existe pas de signal parasite, et on s'assure
ainsi que la mesure effectuée par le dispositif 1 est effectivement liée
à la seule hauteur H au niveau du contact entre le champignon 9 et l'outil
de coupe 2.
Avec les moyens décrits ci-dessus, il est donc possible,
quelle que soit l'irrégularité de la surface du milieu de culture 8, d'adapter
la distance séparant l'outil de coupe 2 à la surface 7 du milieu de culture
8 à une valeur de consigne à laquelle l'outil de coupe 2 doit se situer
pour la coupe du champignon.
La figure 3 mentionne également le sens de déplacement
relatif entre le dispositif 1 et le milieu de culture 8. Typiquement, la vitesse
V de déplacement relatif entre le dispositif 1 et le milieu de culture est
de l'ordre de 1 à 20cm/s, et préférentiellement compris entre 4 et
8cm/s. Le dispositif peut être fixe et le milieu de culture mobile et inversement.
L'outil de coupe 2 et donc l'axe 3 peut être incliné
par rapport au milieu de culture de sorte que la zone de l'outil de coupe 2 en contact
avec le champignon est plus basse que la zone qui lui est diamétralement opposée.
Par ce biais, on évite que la zone dite opposée n'entre en contact avec
le milieu de culture.
Selon des variantes de réalisation, le générateur
électrique 10 peut générer un courant alternatif, dont un cas particulier
envisageable serait un courant pulsé. Selon le type de courant utilisé,
le champignon 9 se comporte donc comme une impédance (courant alternatif) ou
une résistance électrique (courant continu). Dans le cas où le champignon
se comporte comme une impédance, on définit une impédance du champignon
telle que Z = Z(H), celle-ci pouvant être un résistance pure, ou encore
une capacité.
Pratiquement, la portion 11 du circuit peut être fixée
dans le milieu de culture 8, comme suggéré sur la figure 3 mais peut également
et de préférence, être traînée derrière l'outil de
coupe 2 par une roue ou une chenillette avec des picots.
Les dimensions caractéristiques de l'outil de coupe
2 (diamètre du disque) sont généralement, mais pas exclusivement,
comprises entre 10 et 30 cm. Avec ces dimensions, on comprend qu'on ne peut pas
couper les champignons sur toute la largeur du milieu de culture.
Si on souhaite couper les champignons sur toute la largeur
du milieu de culture, transversale au sens de déplacement relatif entre le
milieu de culture et le dispositif 1 avec un seul dispositif tel que décrit
ci-dessus, il est alors nécessaire d'effectuer plusieurs passes parallèles.
L'homme du métier comprendra cependant qu'une telle opération n'est pas
rentable en terme de temps de coupe et donc en terme de coûts.
Une autre solution serait d'avoir un outil de coupe de
plus large dimension. Toutefois, celui-ci pourrait difficilement prendre en compte
les irrégularités de la surface du milieu de culture transversalement
au sens de déplacement relatif entre l'outil de coupe et le milieu de culture.
La figure 4 montre donc un système comprenant une
pluralité de dispositifs conformes à ceux décrits précédemment
et grâce auquel on ne rencontre pas les inconvénients précités.
Plus précisément, le système 15 comprend
une pluralité de dispositifs de coupe 16, 17, 18, 19, 20 selon l'invention
disposés les uns à côté des autres. Selon le mode de réalisation
présenté sur la figure 4, les dispositifs 16, 17, 18, 19, 20 successifs
du système et donc les outils de coupe 33, 34, 35, 36, 37 respectifs sont plus
précisément disposés en quinquonce. Il peut cependant être envisagé
d'aligner ces dispositifs 16, 17, 18, 19, 20.
Par ailleurs, les dispositifs 16, 17, 18, 19, 20 et plus
précisément les axes de rotation des outils de coupe 33, 34, 35, 36, 37
respectifs peuvent être disposés sensiblement perpendiculairement à
la direction de déplacement relatif entre le système 15 et le milieu de
culture. Il est également envisageable que les axes de rotation des outils
de coupe soient inclinés selon un angle inférieur à 90° par
rapport à la direction de déplacement relatif entre le système 15
et le milieu de culture. De cette façon, la partie arrière de l'outil
de coupe 33, 34, 35, 36, 37 ne risque pas de toucher le milieu de culture quel que
soit le relief de la surface 7 du milieu de culture 8.
Dans tous les cas, la distance séparant un dispositif
à l'autre est suffisamment faible de sorte qu'aucun champignon du milieu de
culture ne peut échapper à un outil de coupe. On peut donc considérer
que les dispositifs 16, 17, 18, 19, 20 sont alignés de manière contiguë.
L'alignement est assuré du fait que tous les dispositifs
16, 17, 18, 19, 20 sont fixés sur une même barre rigide 21.
Préférentiellement, cette barre rigide 21 est
fixe et le milieu de culture (non représenté) contenant les champignons
se déplace transversalement à cette barre 21 et donc aux dispositifs de
coupe 16, 17, 18, 19, 20, selon par exemple le sens de la flèche mentionnée
sur cette figure 4.
Chacun des dispositifs 16, 17, 18, 19, 20 fonctionne individuellement,
c'est-à-dire que le réglage de la hauteur H entre l'outil de coupe de
chaque dispositif et la surface du milieu de culture est réglée indépendamment.
Le système 15 permet ainsi d'épouser les irrégularités
de surface du milieu de culture sur toute la largeur transversale au sens de déplacement
relatif entre le système 15 et le milieu de culture.
Sur cette figure 4, on a représenté cinq dispositifs
ou modules indépendants, mais l'homme du métier comprendra que le nombre
de modules envisageables est compris entre l'unité et une quantité correspondant
à la quantité nécessaire pour couvrir le milieu de culture en une
seule passe.
Le dispositif 1 prévoit également des moyens
de fixation 5 amovibles de l'outil de coupe 2 sur le dispositif 1. Il est ainsi
possible de prévoir d'autres outils de coupe, qui diffèrent par leur nature
ou par leur forme.
D'autres outils de coupe alternatifs et donnés à
titre d'exemples non limitatifs sont montrés sur les figures 5, 6 et 7.
En effet, comme décrit précédemment, l'outil
de coupe peut prendre la forme d'un disque mais il peut également être
envisagé un fil de coupe 22 ou encore une lame oblongue linéaire ou légèrement
incurvée.
Le fil de coupe 22 est animé d'un mouvement vibratoire
réalisé dans le plan de coupe du champignon, de manière analogue
au mouvement vibratoire imprimé à l'outil de coupe décrit à
l'appui des figures 1 et 2. Ce mouvement vibratoire est indiqué par les flèches
allant dans les deux sens de rotation autour de l'axe 31 sur les figures 5 et 6.
Le fil de coupe 22 est fixé à l'extrémité
de deux bras 23, 24 qui transmettent le mouvement vibratoire. Le fil de coupe 22
peut par exemple être en acier très résistant, d'un diamètre
compris entre 0.1 et 1mm et de préférence entre 0.1 et 0.4mm.
Les bras 23, 24 tout comme l'axe 31 sont isolés électriquement,
mais pas le fil de coupe qui est destiné à être mis en contact avec
le champignon.
L'ensemble formé par les bras 23, 24 et le fil de
coupe 22 présente la forme générale d'un archet. Cet archet est incliné
d'un angle AI par rapport à un axe 25 vertical à l'axe de rotation
31 pour permettre à l'outil de descendre dans des creux de la surface du milieu
de culture des champignons sans que l'outil talonne.
Par ailleurs, un tel outil de coupe présentera des
dimensions générales telles que la dimension B est de l'ordre de la largeur
d'un pied de champignon.
La lame 26 illustrée sur la figure 7 est également
animée d'un mouvement vibratoire dans le plan de coupe du champignon et selon
une rotation dans les deux sens autour de l'axe de rotation 32.
La lame prévoit également des moyens d'isolation
électrique de sorte que seul l'extrémité 27 de cette lame, qui est
destinée à être mise en contact avec le champignon est sensible à
la variation de hauteur H.
L'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation
présentés ci-dessus mais s'étend à tout mode de réalisation
conforme à son esprit. Par là, on entend que le principe de l'invention
peut tout à fait s'appliquer à la coupe de matière organique en générale,
à celles des légumes en particulier, notamment ceux qui poussent dans
des bacs ou sur des lits de culture.
Comme précisé plus haut, l'intensité du
courant I passant dans le champignon varie avec la distance H, mais il faut noter
que cette intensité varie également avec la résistivité du champignon
9, la résistivité du milieu de culture 8, ainsi qu'avec la surface de
contact entre l'outil de coupe 2 et les champignons 9.
Lorsque l'outil de coupe commence la récolte dans
un bac comprenant des champignons, on peut considérer que la résistivité
du milieu de culture 8 et celles de champignons 9 est constante pour l'ensemble
du bac.
Par ailleurs, la surface de contact entre l'outil de coupe
2 et les champignons 9 est relativement constante dans des conditions normales d'utilisation,
à savoir lorsque la densité de champignons est élevée, et tout
particulièrement lorsque l'outil de coupe 2 est près du milieu de culture
8.
En commençant un bac, il est donc nécessaire
d'initialiser la centrale de mesure et d'asservissement, pour que l'influence des
résistivités du sol et des champignons, ainsi que l'influence de la surface
de contact entre l'outil de coupe 2 et les champignons 9 sur l'intensité du
courant I soit négligeable par rapport à l'influence de la distance H
entre l'outil de coupe 2 et le milieu de culture 8 sur cette intensité.
Dans ces conditions, l'intensité du courant électrique
varie uniquement avec la distance H entre l'outil de coupe 2 et le milieu de culture
8.
Cet asservissement pourra donc se faire avec l'intervention
d'un opérateur ou par saisie de mesures des conditions du milieu.