La présente invention concerne une installation de
traitement des eaux usées civiles ou industrielles comprenant principalement
des moyens de filtration des eaux usées en amont d'un réacteur biologique
vertical et en aval de ce réacteur un réservoir de flottaison de la biomasse
produite dans le réacteur, des moyens de sédimentation, et de chloration,
ainsi qu'un procédé de traitement.
Le traitement des eaux usées est réalisé
actuellement avec des installations volumineuses et coûteuses qui ne conviennent
pas pour les petites villes et zones industrielles.
L'invention propose une installation et un procédé
de traitement des eaux permettant de pallier ces inconvénients.
L'installation et le procédé sont déterminés
par la partie caractérisante des revendications 1 et 6 les autres revendications
concernent des variantes d'exécution.
Le principe de fonctionnement est celui caractéristique
des traitements biologiques, pour lesquels l'objectif est d'éliminer les substances
contaminantes des eaux en les transformant en biomasse qui peut ensuite être
transformée moyennant des méthodes physiques et mécaniques en déchets
neutres.
L'invention prévoit un réacteur biologique vertical
développé en profondeur (max. 80 m) dans lequel on obtient la décomposition
de la substance organique et sa minéralisation en biomasse qui se trouvera
en partie sur un support fixe, constitué par de tubes en matériau plastique
situés à une profondeur déterminée afin de créer un lit
de boue biologique à concentration élevée, et en partie de phase
dispersée sur la partie située au dessus du support fixe.
Une telle installation est adaptée pour le traitement
des eaux usées provenant de petites et moyennes villes (1.000 à 60.000
habitants) ou de zones industrielles.
Un des avantages l'installation et procédé est
sans aucun doute le très bas impact sur l'environnement, du fait que tout le
traitement est basé sur le réacteur vertical.
C'est donc une installation techniquement avancée
et se prête sûrement :
- dans le cas d'installations devant être réalisées comme complément
aux lignes existantes lorsque l'espace à disposition est limité ou s'il
faut opérer de lieux habités ;
- dans le cas d'installations industrielles qui ont des charges organiques élevées
dans les reflux de production mais nécessitent une limitation des encombrements
dédiés aux traitements ;
- dans le cas où des installations hautes et coûteuses de pompage le
long des égouts sont nécessaires, dans un tel cas il pourrait être
avantageux, au lieu d'installer une station de pompage, de réaliser le traitement
sur place.
En plus on obtient:
- Des coûts de gestion bas et de traitements efficaces ;
- Une haute efficacité de transfert de l'oxygène ;
- Odeurs et émissions ammoniaquées minimes comparées avec des procédés
et installations conventionnelles ;
- Coûts en énergie sensiblement mineurs par rapport aux procédés
d'aération conventionnels.
Le traitement des eaux, selon l'invention, permet de retirer
le substrat carboné, présent dans l'effluent, dans le puits vertical,
dans lequel on vient insuffler l'oxygène et de retirer celui azoté dans
une section de traitement conventionnel située en amont et aval de la phase
de refoulement des solides qui se fait en utilisant la sursaturation de la masse
par l'air.
L'invention sera décrite plus en détails avec
l'aide du dessin annexé.
- La figure 1 est une vue schématique de l'installation.
- La figure 2 est une vue partielle d'une partie du réacteur.
- La figure 3 est une vue schématique du réacteur montrant certains
détails
L'installation (figure 1) comprend une arrivée 1 des
eaux usées avec une première grille 2 permettant de retenir les objets
encombrants. Les eaux passent dans une station de levage 3 et ensuite passent à
travers un microfiltre 4 permettant d'éliminer la plus grande partie de particules
et sable en suspension dans les eaux avant de passer dans réservoir 5 où
le processus de dénitrification est amorcé. Les eaux viennent ensuite
dans un réservoir d'homogénéisation 7 muni de plusieurs mélangeurs
6 et d'aérateurs 6a. Le réservoir d'homogénéisation 7 surmonte
un réacteur vertical 11. Le réacteur 11 a une forme tubulaire et il est
fait d'un matériau plastique à haute résistance, logé dans un
puits creusé dans le sol dont les parois sont, de préférence, habillées
d'un manteau métallique. Il comprend un conduit concentrique 10d pour faire
monter les eaux traitées du fond du réacteur 11. De l'air sous pression
est insufflé par un compresseur 9 dans le réacteur. Le réacteur sera
décrit plus en détails à l'aide des figures 2 et 3 ultérieurement.
Les eaux remontant par le tube 10d sont conduites dans
le réservoir par une canalisation 13a vers un réservoir de flottaison
15. Une conduite 13 permet à volonté de remettre en circulation une partie
de la masse flottante vers le réservoir d'homogénéisation 7. Les
eaux du réservoir de flottaison 15 sont conduites par un conduit 13c vers un
réservoir de sédimentation 16. Ensuite, un conduit 19 amène les eaux
vers un réservoir anaérobique de dénitrification 20. Les eaux chargées
en nitrates résiduels peuvent à volonté être reconduites vers
le réservoir de pré-dénitrification par un conduit 18. Les boues
du réservoir de sédimentation sont évacuées par un conduit 17
situé au fond du réservoir 16. Les eaux passent du réservoir 20 vers
un réservoir de chloration 22 et ensuite sont évacuées vers un bassin
d'eaux claires ou vers tout autre réservoir pouvant les recevoir.
A la figure 2 on voit une section du réacteur 11 munie
d'un dispositif de diffusion d'air sous pression 23. Un conduit 24 alimente en air
le dispositif 23. Un autre conduit 28 insuffle de l'air sous pression dans le réacteur
pour faire monter les eaux traitées par un conduit central 25. Le dispositif
23 est muni de plusieurs bouches de diffusion 26 et d'une ailette 27 permettant
d'éviter les vibrations.
A la figure 3, on voit le réservoir d'homogénéisation
7 avec les mélangeurs 6 surmontant le réacteur 11. Le réacteur comprend
un conduit central 25 supportant un conduit 24 d'alimentation en air des diffuseurs
23. Les eaux suivent dans le réacteur 11 le chemin indiqué par les flèches.
Dans la partie inférieure du réservoir 7 la transformation des substances
contaminantes en biomasse débute sous la présence de l'oxygène contenu
dans l'air insufflé par les dispositifs de diffusion 6a et 23 situés dans
le réacteur. On se trouve dans une zone avec de la biomasse dispersée.
Le réacteur 11 comprend une première partie 10a
délimitée par un ensemble de tubes 32 d'un matériau plastique. Dans
cette partie 10a mesurant environ quinze mètres, on insuffle une très
grande quantité d'air et la biomasse adhère sur les tubes 32. On est dans
la zone à biomasse adhérée. Cette partie 10a représente environ
un tiers de la longueur total du réacteur. La seconde partie 10b d'une longueur
de d'environ soixante cinq mètres avec une moindre quantité d'air insufflé
permet de réaliser le finissage du traitement. Des capteurs le long du réacteur
permettent de mesurer la quantité d'oxygène et de modifier en conséquence
à distance la quantité d'air insufflé dans ces trois zones.
L'ensemble de tubes 32 en matériau plastique fixés
le long du tube 25 permet la formation d'un lit de boue. La croissance de la biomasse
est réglée au moyen de phases alternées de lavage par le reflux lui-même
et par le frottement ascendant des bulles d'air.
La section de nitrification est constituée par le
dispositif d'aération 6 A et la partie supérieure du réacteur composée
des tubes 32 alimenté en air par le dispositif 23.
Le traitement dans le réacteur pour le refoulement
du substrat carbonique suit les principes de fonctionnement classiques de la littérature
en la matière enrichie d'éléments innovants du point de vue du procédé.
Suivant le schéma conventionnel l'oxygène à
l'intérieur du réacteur permet le développement de la biomasse qui
utilise le substrat carbonique pour le développement de nouvelles cellules.
L'effet de la pression élevée, selon la loi d'Henry, permet de dissoudre
une quantité élevée d'oxygène dans l'eau transformant ainsi
le système en un système biologique dans lequel l'oxygène ne constitue
pas un élément limitatif.
Le rendement élevé de transfert d'oxygène
permet d'obtenir une économie considérable opérationnelle par rapport
aux installations conventionnelles à boues actives.
L'introduction de tubes dans la partie supérieure
du réacteur favorise la génération d'un lit à haute concentration
de biomasse. Le développement d'un tel lit filtrant biologique est provoqué
suite à une sélection naturelle de micro-organismes types qui favorisent
les espèces qui réussissent à se multiplier.
La concentration élevée d'air dissout, grâce
aux pressions élevées auxquelles le reflux est soumis, permet une fluidisation
du matériau en suspension à la sortie du réacteur fournissant une
clarification élevée de l'effluent permettant de séparer facilement
la phase solide de la phase liquide avec des temps de contact bas et donc en réduisant
l'espace utilisé.
L'action des bactéries dans le réacteur se limite,
en l'état d'études actuelles, exclusivement au refoulement des composts
organiques carbonés. L'absence des phénomènes biologiques de transformation
de l'azote ammoniaqué dans le puits, normalement présent dans les reflux
de type civil ou agroalimentaire, fait présumer, en absence d'études spécifiques,
que la trop forte pression au fond du puits produit un effet inhibant. Dans un tel
cas, s'il est nécessaire d'effectuer la transformation de l'azote ammoniaqué
en nitrate en amont du fond du réacteur.
Dans la chambre d'homogénéisation les eaux sont
mélangées avec le reflux qui a déjà subi le procédé
et qui est riche en biomasse active et maintenu en agitation. Dans le réacteur
vertical on peut constater la transformation du substrat carbonés oeuvré
par la biomasse. La transformation est provoquée par les bactéries adhérentes
sur des supports et nageant librement.. Les eaux traversent trois couches de biomasse
à concentration différente.
La première couche est constituée de biomasse
dispersée, la seconde couche de biomasse adhérée. Dans cette partie
10a, la biomasse se développe sur un support constitué de tubes 32 Ce
lit filtrant est développé à l'intérieur du réacteur entre
0 et 15 m de profondeur, et permet, outre la minéralisation de la substance
organique dissoute, la nitrification de l'azote ammoniacal, le piégeage du
matériau solide en suspension, garantissant la clarification de l'effluent.
Par contre, la seconde partie 10b est une zone de finissage
dans laquelle des colonies de micro-organismes spécifiques sont en mesure de
se nourrir de la biomasse arrivant des couches supérieures. Dans cette phase
il y a enrichissement en air nécessaire à l'oxydation de la matière
organique et pour lever la boue sortante qui sera purgée.
A l'intérieur du réacteur, on peut donc constater
les procédés de transformation biologique. L'air sous pression permet
de soulever une portée constante de façon continue ou alternée.
Le conduit 13 permet de faire re-circuler la liqueur mixte
extraite du bassin 15 et provenant du reflux du fond du réacteur 11. De cette
façon il est possible de faire varier le temps de contact de la boue avec l'effluent
et ainsi de contrôler l'âge de la boue.
Les solides suspendus retenus par la biomasse en excès
produite par l'activité biologique ont tendance à entasser le lit granuleux
qui nécessite donc un lavage. On réalisera ce lavage en augmentant alternativement
de façon pulsée la rapidité de rappel du refoulement du fond du réacteur
au moyen de l'air sous pression et la pression de soufflage de l'oxygène au
moyen des diffuseurs mécaniques mis en correspondance au lit.
Pour aider le détachement de la biomasse interviennent
en outre des procédés biologiques. En effet, en augmentant l'épaisseur
de la couche de biomasse, la partie la plus épaisse et proche du support, ne
reçoit plus de substrat en suffisance et entre en respiration endogène
se détachant naturellement de la communauté microbienne et est ainsi expulsée
avec l'effluent. De telles parts de biomasse résultent également en une
bonne sédimentation car elles sont constituées de flocs agglomérés.
La portée est amenée dans le bassin de flottaison,
qui a une fonction de dissipateur d'énergie, où la sursaturation du reflux
permet une séparation rapide de la boue et de l'effluent clarifié.
Les eaux sans matière solide grâce au réservoir
de sédimentation finissent dans le réservoir 20 où il subit le processus
de dénitrification. En cas de nécessité le reflux est envoyé
dans le réservoir de pré-dénitrification où la basse concentration
en oxygène amorce le procédé de dénitrification, autrement il
est simplement destiné à la chloration où il subit un processus de
désinfection.