DOMAINE TECHNIQUE
L'invention concerne un disjoncteur sectionneur d'alternateur
comprenant :
- un premier interrupteur comprenant une première paire de contacts mobiles
l'un par rapport à l'autre en translation selon un premier axe ;
- un deuxième interrupteur de coupure comprenant une deuxième paire
de contacts mobiles l'un par rapport à l'autre en translation selon un deuxième
axe, le deuxième interrupteur étant mis en parallèle du premier interrupteur
;
- un troisième interrupteur sectionneur comprenant une troisième paire
de contacts mobiles l'un par rapport à l'autre ;
- des moyens de synchronisation permettant, lors d'une interruption, la séparation
des contacts du premier interrupteur avant la séparation des contacts du deuxième
interrupteur, qui eux-mêmes se séparent avant que les troisièmes
contacts ne se séparent entièrement.
On connaît déjà (
EP 0 877 405
,
EP 0878 817
) des appareils de ce type. Leur manoeuvre est assurée par une commande
unique liée au pôle par une cinématique destinée à assurer
la séquence de fonctionnement du disjoncteur. Toutefois, la combinaison d'une
commande et d'une cinématique capable d'ouvrir un circuit principal, un disjoncteur,
puis un sectionneur puis d'actionner un indicateur de position sont d'une conception
très difficile de part l'antinomie des exigences des mouvements de chacun des
équipements et de la durée des mouvements de commandes classiques des
disjoncteurs. Cette séquence d'actionnement est également rendue complexe
par le rassemblement de contraintes tantôt géométriques, tantôt
temporelles.
On connaît également (
EP 1 108 261
) l'utilisation d'un servo-moteur pour actionner un disjoncteur. Toutefois,
le servo-moteur ne s'applique pas à la manoeuvre de plusieurs appareils de
commutation par l'intermédiaire d'une même chaîne cinématique.
La présente invention a pour objet un disjoncteur
sectionneur d'alternateur qui remédie à ces inconvénients. Ces buts
sont atteints par le fait que les moyens de synchronisation sont actionnés
par un servo-moteur.
Grâce à cette caractéristique on peut maîtriser
les caractéristiques de déplacement des contacts en fonction du temps
par un procédé électronique. Cela permet d'ajuster l'énergie
de la commande aux besoins exacts du mouvement à réaliser.
Avantageusement le servo-moteur actionne les moyens de
synchronisation de manière à obtenir une vitesse d'ouverture des contacts
du premier interrupteur compris entre 1,5m/s et 2,5m/s pendant environ la première
moitié de la course d'ouverture de ces contacts et une vitesse comprise entre
0,5m/s et 0,8m/s pendant la seconde moitié de la course d'ouverture de ces
contacts.
Grâce à cette caractéristique on génère
un mouvement rapide en début de cycle qui se ralentit fortement en une partie
du cycle pour attendre l'extinction de l'arc et le mouvement du sectionneur.
De préférence les moyens de synchronisation sont
conçue de manière que le deuxième interrupteur s'ouvre sensiblement
lorsque le premier interrupteur a effectué la moitié de sa course et à
une vitesse d'ouverture comprise entre 1,5m/s et 2,5m/s.
De préférence le troisième interrupteur
s'ouvre lorsque la premier interrupteur a parcouru sensiblement les deux tiers de
sa course d'ouverture. Avantageusement les moyens de synchronisation sont conçus
de telle manière que la vitesse d'ouverture du troisième interrupteur
soit comprise entre 1,5m/s et 2,5m/s.
Des caractéristiques complémentaires optionnelles
ou alternatives sont énumérées ci-après :
- les contacts de la troisième paire du troisième interrupteur sont
mobiles l'un par rapport en translation selon un troisième axe et l'un au moins
des deuxième ou troisième axes est sécant du premier axe ;
- le troisième axe est sensiblement parallèle au premier axe ;
- le deuxième axe est sécant du premier axe ;
- les contacts de la troisième paire sont mobiles l'un par rapport à
l'autre par pivotement autour d'un axe ;
- le troisième interrupteur est en série avec le deuxième interrupteur
est leur ensemble étant parallèle avec le premier interrupteur ;
- le deuxième axe fait un angle sensiblement égal à 90 degrés
par rapport au premier axe ;
- chaque paire de contacts est associée à l'actionnement mobile sous
l'action de moyens de commande ;
- le disjoncteur comprend des moyens de synchronisation adaptés pour séparer
dans cet ordre les contacts du premier interrupteur puis du deuxième interrupteur
puis du troisième interrupteur.
D'autres caractéristiques et avantages de l'invention
apparaîtront encore à la lecture de la description qui suit d'exemples
de réalisations donnés à titre illustratif en référence
aux figures annexées. Sur ces figures :
- la figure 1 illustre schématiquement le principe de coupure d'un disjoncteur
sectionneur selon l'invention ;
- la figure 2 montre un mode de réalisation préféré du disjoncteur
selon l'invention ;
- les figures 3A à 3F illustrent une séquence de coupure pour un disjoncteur
d'alternateur selon un autre mode de réalisation de l'invention ;
- la figure 4 représente trois courbes qui représentent la course des
trois interrupteurs en fonction du temps.
Le principe de fonctionnement d'un disjoncteur, et en particulier
d'un disjoncteur d'alternateur selon l'invention, est schématisé en figure
1, avec un circuit principal dans lequel circule en fonctionnement une intensité
I0 proche de l'intensité nominale I, et un circuit auxiliaire sollicité
pour la coupure de court-circuit.
Pour un disjoncteur d'alternateur, le passage d'un courant
I d'une intensité nominale supérieure à plusieurs milliers d'ampères
nécessite l'utilisation sur le circuit principal d'un interrupteur 10 dont
les contacts sont particulièrement conducteurs, par exemple en cuivre ; leur
pouvoir de coupure est cependant limité en raison de la génération
d'arcs électriques. Un deuxième interrupteur 20 de coupure est mis en
parallèle avec le premier 10 afin d'effectuer la fonction de coupure proprement
dite, l'ouverture du premier interrupteur 10 commutant de fait le courant I du circuit
principal sur ce circuit auxiliaire ; les contacts de ce deuxième interrupteur
20, par exemple en tungstène, sont de performance limitée en ce qui concerne
le passage du courant nominal I, mais possèdent un fort pouvoir de coupure.
Ainsi, les fonctions de transmission du courant permanent
et de coupure de court-circuit sont séparées : en cas de sollicitation,
le premier interrupteur 10 est tout d'abord activé, le courant I passe alors
totalement dans le circuit auxiliaire et entraîne l'ouverture du deuxième
interrupteur 20 pour obtenir la fonction de coupure. En outre, un troisième
interrupteur 30 est ensuite ouvert : sa fonction est principalement une fonction
de sécurité, son association sur le circuit auxiliaire permettant d'éviter
une baisse de tenue diélectrique du deuxième interrupteur 20 qui pourrait
accidentellement permettre le passage de courant dans la branche associée.
Pour refermer un tel disjoncteur, l'ordre est inversé
: le sectionneur 30 est d'abord refermé, puis l'interrupteur de coupure 20,
et enfin le premier interrupteur 10.
Chacun des interrupteurs 10, 20, 30 comprend une paire
de contacts mobiles l'un par rapport à l'autre ; avantageusement, le premier
contact 12, 22, 32 de chaque paire est fixe, et le deuxième contact 14, 24,
34 est mobile par rapport au premier. Selon un premier mode de réalisation
illustré en figure 2, chacun des contacts mobiles se déplace par translation
le long d'un axe AA, BB, CC respectif.
En particulier, le premier interrupteur 10 peut être
du type à gaz ; il peut aussi, notamment si le courant nominal est très
élevé, s'agir lui-même d'un appareil de commutation comprenant deux
interrupteurs mis en parallèle l'un par rapport à l'autre. De préférence
cependant, tel qu'illustré, le premier interrupteur 10 est un interrupteur
dans l'air comprenant un premier contact 12 tubulaire dans lequel peut s'insérer
un deuxième contact 14 tubulaire également.
Le deuxième interrupteur 20 peut être un disjoncteur
à gaz, du type SF6 ; de préférence, comme le courant I
- I0 le traversant est faible en fonctionnement normal, il s'agit d'une
ampoule à vide : ceci permet d'éviter l'utilisation de l'hexafluorure
de soufre qui ne remplit pas tous les critères écologiques, et réduit
les coûts. Le contact mobile 24 du deuxième interrupteur 20 est déplacé
au moyen d'une barre d'actionnement 44 mobile le long de l'axe BB.
Enfin, le troisième interrupteur 30 peut, selon un
mode de réalisation, comprendre un contact fixe 32 dans lequel peut s'insérer
un autre contact mobile 34 le long de l'axe CC d'ouverture/fermeture, du type tige.
La tige 34 peut être déplacée par l'intermédiaire d'une barre
46 en translation.
Un servo-moteur 40 permet le déplacement des premier
14, deuxième 24 et troisième 34 contacts mobiles. A cette fin, le servo-moteur
40 est relié de façon fonctionnelle à chacun des actuateurs 42, 44,
46. Des moyens de synchronisation 50 permettent de différer les ouvertures
relatives des interrupteurs 10, 20, 30.
Le servo-moteur 40 ouvre d'abors le premier interrupteur
10. Cette ouverture se fait, dans une première partie de la course d'ouverture
des contacts à une vitesse relativement rapide, comprise entre 1,5m/s et 2,5m/s
et de préférence égale à 2m/s. Cette première partie s'étend
sur, sensiblement, la moitié de la course d'ouverture du premier interrupteur
10.
Lorsque le premier interrupteur a atteint une distance
d'ouverture suffisante, les moyens de synchronisation 50 commandent l'ouverture
du deuxième interrupteur 20. Cette distance suffisante est fonction du voltage.
A titre d'exemple une distance d'ouverture de 70mm peut être suffisante pour
une tension de 61kV. En tout état de cause, le deuxième interrupteur s'ouvre
au plus tard lorsque le premier interrupteur a parcouru la moitié de sa course.
Par exemple, si la couse du premier interrupteur est de 170mm, le deuxième
interrupteur s'ouvrira au plus tard lorsque les contacts mobiles du premier interrupteur
auront parcouru 85mm. Sa vitesse d'ouverture et relativement rapide, environ 2m/s.
Le premier interrupteur ayant parcouru la moitié de
sa course, le servo-moteur ralentit sa vitesse d'actionnement du mécanisme
de synchronisation 50 de telle sorte que la seconde moitié de l'ouverture des
contacts 12, 14 s'effectue relativement lentement. Par relativement lentement, il
faut entendre que la vitesse d'ouverture,exprimée en m/s est environ trois
fois plus lente que la vitesse relativement rapide. Ainsi, la vitesse d'ouverture
relativement lente du premier interrupteur sera comprise entre 0,5 et 0,8m/s.
Le disjoncteur 20 étant ouvert, les moyens de synchronisation
font que l'on attend un certain temps nécessaire pour l'extinction de l'arc
du disjoncteur 20 avant de déplacer le troisième contact 34 du sectionneur
30. Le sectionneur ayant atteint une distance de sectionnement suffisante, le servo-moteur
déplace un indicateur de position (non représenté) dont la fonction
est d'indiquer si le disjoncteur est ouvert ou fermé.
Bien que chaque barre d'actionnement 42, 44, 46 de ce mode
de réalisation se déplace en translation et soit solidaire des mêmes
moyens de commande 40, les trois axes AA, BB, CC d'ouverture/fermeture ne sont pas
nécessairement parallèles, l'un au moins étant sécant au premier
axe AA par exemple. Pour des raisons de compacité, il est préférable
de disposer au moins un axe BB selon un angle d'environ 90° par rapport au
premier axe AA. Bien que cette configuration nécessite des agencements différents
des paires de contacts 12, 14 ; 22, 24 ; 32, 34 et de leurs moyens de mise en mouvement
42, 44, 46, il apparaît que cette géométrie, a priori écartée
pour des raisons de complexité de la synchronisation, puisse être retenue.
Les moyens de synchronisation 50 peuvent ainsi par exemple
comprendre, sur la barre d'actionnement 42 du premier interrupteur 10, une rainure
52 généralement longitudinale le long de l'axe AA de la barre mais comprenant
une partie oblique, la rainure étant associée à un élément
de type ergot 54 solidaire de la deuxième barre 44 d'actionnement, de sorte
que, dans un premier temps, lors du mouvement du premier contact 14 mobile, la position
de l'ergot 54 reste stable, puis, dans un deuxième temps, l'ergot 54 est déplacé
de façon à écarter le deuxième contact 24 mobile du deuxième
contact fixe 22.
Il peut être avantageux que les axes AA, CC de l'interrupteur
de commutation 10 et du sectionneur 30 soient parallèles, comme illustré
sur la figure 2, mais d'autres options sont possibles, tel que décrit plus
loin. Les moyens de synchronisation 50 peuvent comprendre un système similaire
au précédent 52, 54 pour différer l'ouverture du sectionneur 30 par
rapport à l'interrupteur de coupure 20 ; il est cependant préférable
que les moyens de synchronisation 50 soient associés directement entre premier
et troisième interrupteurs 10, 30. Par exemple, les moyens de synchronisation
50 comprennent un bras de levier 56 couplé à une partie d'extrémité
au troisième contact mobile 34 et dont l'axe de pivotement est associé
à une rainure 58 localisée dans la barre d'actionnement 46 du troisième
interrupteur 30 : les barres d'actionnement 42, 46 des premier et troisième
interrupteurs 10, 30 sont déplacées conjointement par les moyens d'actionnement
40, mais un retard au déplacement du troisième contact 34 est généré
par la latence avant le pivotement du levier 56.
D'autres solutions d'actionnement et de synchronisation
sont bien entendu envisageables.
En particulier, tel qu'illustré en figure 3, l'interrupteur
de section 30' peut fonctionner sur un autre principe du type « sectionneur
à couteau ». Dans le disjoncteur d'alternateur illustré, l'interrupteur
principal 10' comprend deux contacts 12' , 14' mobiles relativement en translation,
disposés dans une enveloppe comme un tube de diamètre 200 mm ; dans une
position de fonctionnement illustrée en figure 3A, le courant I0
d'alternateur circule dans ce circuit principal (voir flèche).
Lorsqu'une coupure est requise, le servo-moteur 60 sépare
relativement rapidement les deux contacts 12', 14' : l'actionnement est effectué
au moyen d'une barre 42' . Dans un premier temps illustré en figure 3B, le
courant I conserve son chemin principal, mais un arc est formé, couvrant la
distance entre les deux contacts 12', 14' de l'interrupteur 10' ; puis, l'interruption
sur le circuit principal est achevée (figure 3C), et le courant circule uniquement
sur le circuit auxiliaire, les moyens de retardement 50' ayant différé
l'ouverture des contacts 22', 24' de l'interrupteur de coupure 20'. Par exemple,
la distance diélectrique sur le circuit principal permet de tenir la tension
transitoire de rétablissement, c'est-à-dire que la barre d'actionnement
42' se déplace d'environ la moitié de sa course totale avant ouverture
de la chambre à vide 20'.
Pour réaliser la coupure du courant de court-circuit,
le servo-moteur 60' déplace en translation les deux contacts 22', 24' mobiles
relativement de la chambre de coupure 20' selon un axe orthogonal à l'axe de
translation du premier interrupteur 10' : figure 3D. Le déplacement des deux
contacts 22', 24' est effectué au moyen d'une barre d'actionnement 44' orthogonale
à la barre 42', solidaire de cette dernière par l'intermédiaire des
moyens de retardement 50', par exemple au moyen d'un ergot 54' se déplaçant
dans une rainure 52' de la première barre d'actionnement 42'. Lors de l'écartement
des contacts 22', 24', un arc se crée, puis, très rapidement, la coupure
est achevée : figure 3E.
Pendant ces étapes, l'interrupteur 30' de section
n'est pas sollicité grâce aux moyens de retardement 50'. A partir de ce
point, le servo-moteur 60' manoeuvre les contacts relativement lentement. Le contact
fixe 32' du sectionneur 30' est solidaire du contact fixe 12' du premier interrupteur
; le deuxième contact 34' du sectionneur 30' est mobile relativement par pivotement
autour d'un axe 36'. Les moyens d'actionnement 46' des contacts 32', 34' de cet
interrupteur 30' sont solidaires de la première barre 42' ; par ailleurs, au
niveau du pivot 36', le contact mobile 34' comprend des moyens de retardement 56'
sous la forme d'une gorge complémentaire d'un ergot de la barre d'actionnement
46' mais permettant un déplacement relatif avant entraînement par la barre
46' du contact 34' en rotation autour de son axe 36' : enfin, tel qu'illustré
en figure 3F, la section est achevée.
Naturellement, d'autres actionnements sont possibles :
par exemple, le sectionneur 30' peut également se déplacer dans un plan
« horizontal », c'est-à-dire, dans le cadre représenté,
par pivotement autour d'un axe 36' parallèle à l'un des axes de translation
des contacts des deux autres interrupteurs 10', 20'.
Sur la figure 4 la référence 110 représente
la courbe de la course d'ouverture du premier contact 10, la référence
120 représente la course d'ouverture du deuxième interrupteur 20 et la
référence 130 la courbe d'ouverture du troisième interrupteur 30.
Comme on le constate, la courbe 110 présente une partie de forte pente 132
et une partie 134 d'une pente relativement plus faible. La partie 132 correspond
à la partie du cycle pendant laquelle le servo-moteur 40 ou 60' actionne relativement
rapidement les moyens de synchronisation et la partie 134 correspond à la seconde
partie du cycle d'ouverture du disjoncteur sectionneur durant laquelle le servo-moteur
actionne relativement lentement ces mêmes moyens de synchronisation. A titre
d'exemple, la partie 132 de la courbe 110 correspond à une vitesse d'ouverture
de 2 m/s tandis que la partie 134 de cette même courbe correspond à une
vitesse d'ouverture de 0,6m/s. En d'autres termes, la vitesse d'ouverture est plus
de trois fois supérieure durant la partie de cycle d'ouverture relativement
rapide que durant la partie du cycle d'ouverture relativement lente. Le point 135
de transition entre les deux parties de la courbe est situé sensiblement à
la moitié de la course d'ouverture du premier interrupteur 10. Comme on peut
le voir sur la figure 4, l'ouverture 136 de l'interrupteur de coupure 20 s'effectue
sensiblement vers la fin de la période d'ouverture rapide et la pente de la
partie 136 est sensiblement égale à la pente de la partie 132 c'est-à-dire
qu'elle correspond à une vitesse approximativement de deux m/s, dans l'exemple.
Après la fin de l'ouverture de l'interrupteur de coupure 20 on attend un certain
délai, par exemple une dizaine de millisecondes comme représenté
par le segment de droite 138 avant l'ouverture du troisième interrupteur sectionneur
30. A ce point, le premier interrupteur a parcouru sensiblement les deux tiers de
sa course d'ouverture. L'ouverture de l'interrupteur sectionneur 30 s'effectue alors
relativement rapidement, comme le montre la pente 140 de la courbe 120, c'est-à-dire
à une vitesse de 2m/s environ et cela bien qu'à ce moment le servo-moteur
actionne relativement lentement l'ouverture du premier contact. L'ouverture relativement
rapide du troisième interrupteur est obtenue par la construction des moyens
de synchronisation, par exemple par le rapport des bras de levier 42 et 56 (voir
figure 2).